samedi 5 mars 2011

MASSACRE AT CENTRAL HIGH (Terreur à l'école / Les Baskets se déchainent)

                              

de René Daalder. 1976. U.S.A. 1H29. Avec Derrel Maury, Andrew Stevens, Robert Carradine, Kimberly Beck, Ray Underwood, Steve Bond, Steve Sikes.

BIO:  René Daalder est un réalisateur, producteur, éditeur, responsable d'effets visuels, compositeur de musique et scénariste américain.
Dans sa filmographie, on répertorie 8 longs-métrages réalisés entre 1966 et 2007 comme The White Slave, Here Is Always Somewhere Else, Hystéria ou Habitat.
Une question subsiste au vu du résultat mis en exergue sur pellicule que je vais de suite chroniquer : René Daalder est-il un tacheron ?

L'ARGUMENT: Dans le campus d'une région américaine, trois jeunes larrons règnent en maître devant une population de lycéens tous plus craintifs et lâches les uns que les autres.
Mais un nouvel élève fraichement débarqué du nom de David décide de ne pas se laisser mener par le bout du nez !

                                        

ATOMIC COLLEGE !!!!!!
Attention à vos méninges !!! Ovni barré venu d'une autre sphère situé entre le film d'auto-défense pour bastons entre ados et le psycho-killer classique sauf qu'ici le grand foutoir improbable nous donne l'impression que nous avons à faire à une semi série B / Z jamais vue nulle part ailleurs. En priorité de par la réaction psychotique de nos charmants élèves et d'une ambiance de folie ambiante indéfinissable !

Pendant qu'une bande de loufdingues font la loi dans un lycée, Mark, jeune garçon influant, prêt à virer du mauvais coton fait la connaissance de David, un nouvel élève qui va vite se rebiffer contre nos trois énergumènes dédaigneux ayant décidé d'être les leaders invétérés envers cette clique lycéenne apeurée.

Et c'est là que le film, après un début laborieux (comptez 20 minutes de morosité, prêt à éjecter la cassette ou le dvd !), va pouvoir se lâcher pour s'envoler dans des contrées inconnues à base de meurtres crapuleux et gratuits dans une ambiance euphorique digne d'une  production Troma se prenant très au sérieux. Et toute cette mascarade pour aboutir à une banale histoire de vengeance sur fond
d'amourette au ras des pâquerettes.
En effet, après que le trio était prêt à violer deux donzelles dans une classe scolaire, David, témoin de la scène est subitement intervenu pour flanquer une bonne raclée aux violeurs présumés. Mais quelques jours plus tard, les trois baltringues décideront à leur tour de donner une bonne leçon à David en lui fracassant l'une des deux jambes.
Le problème est que David, personnage humble et courageux que l'on considère au départ comme l'aimable défenseur des opprimés va peu à peu virer de la casquette pour se transformer en psychopathe dindon de la farce et tuer un à un les trois péquenots responsables de sa jambe handicapée.
Et le hic, c'est que quand les leaders sont éliminés, les autres élèves du lycée soudainement présomptueux ont décidé à leur tour de commettre les pires méfaits et faire régner le chaos dans l'enceinte du campus !
Et pendant ce temps là, avec la manigance d'attentats explosifs, notre charmant David continue ses horribles méfaits pour enrayer les mauvais élèves se prenant pour des zorros.

                  

Autant vous dire qu'on vogue dans le n'importe nawak pour notre plus grand bonheur de cinéphile bisseux ! Il faut le voir pour le croire !
Nous sommes constamment intrigués, déroutés, hilares, subjugués, pris d'éclats de rire sardonique et décontenancés devant la tournure des évènements tous plus folingues les uns que les autres. Et plus le film empile les minutes du cadran plus la folie s'empare de la pellicule dans une irrévérence décomplexée, le politiquement incorrect et une violence permissive hallucinée !
Pour citer quelques exemples, un jeune sportif pratiquant le delta plane ira s'électrocuter contre un pilône électrifié ! Trois nudistes libertins vont être écrasés par un éboulement de rochers sous leur tente ! Un élève ira se faire exploser en ouvrant son casier scolaire ! Un autre ira faire un saut périlleux du haut d'un plongeur dans une piscine sans eau !!! Et je ne vous parlerai pas du bibliothécaire subitement atteint de philosophie égocentrique, refuser de se soustraire aux élèves turbulents et mettre ses écouteurs de walkman piégés !

La pauvreté des dialogues, le montage haché et désordonné, le jeu surjoué des comédiens (des quidams sans identité), la partition musicale délurée (ne pas rater la chanson kitchissime du générique de début et de fin) et la réalisation lambda ajoutent en sus un charme et un plaisir indéniable envers le résultat escompté. Les situations sont tellement folles, improbables et débridées que l'on ne peut que se réjouir devant un tel spectacle fantasmé ou seuls les lycéens totalement livrés à eux mêmes font la loi sans qu'un seul professeur ne soit présent à l'horizon durant tout le métrage !

Le final tout aussi désincarné fait intervenir dans un bal de fin d'année toute l'autorité parentale de nos élèves dans une alerte à la bombe aussi délirante, absurde que bêtement achevée à cause d'une idylle frelatée.

                                            

CLASS OF 76.
Potentiel précurseur de l'hallucinant Class 84, extrêmement rare et oublié, Massacre at central High, connu chez nous sous le titre vhs de Terreur à l'école ou Les Baskets se déchainent (il fallait oser inventer un titre aussi mensonger !) est une curiosité infectée (par on ne sait quel virus) qui vaut franchement le détour pour tous les amateurs de nanars déviants, bien déconnectés de la réalité. L'ambiance atypique qui y règne durant la quasi totalité du métrage ne risquera pas de vous remémorer de vagues souvenirs. Au risque minimaliste d'avoir une fébrile migraine ou de rêvasser à bon compte une nuit de dépression passagère.

 DEDICACE A ARNO PLANSON.

                      


                                           

15.09.10

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