vendredi 29 juin 2012

STAND BY ME

                                                                       Photo empruntée sur Google, appartenant au site cineclap.free.fr

de Rob Reiner. 1986. U.S.A. 1h29. Avec Wil Wheaton, River Phoenix, Corey Feldman, Jerry O'Connell, Gary Riley, Kiefer Sutherland, Casey Siemaszko, Bradley Gregg, Jason Olivier, Marshall Bell.

Sortie salles France: 25 Février 1987. U.S: 8 Août 1986

FILMOGRAPHIE: Rob Reiner est un acteur, producteur, scénariste et réalisateur américain, né le 6 Mars 1947 dans le Bronx de New-York.
1984: Spinal Tap. 1985: Garçon chic pour nana choc. 1986: Stand By Me. 1987: Princess Bride. 1989: Quand Harry rencontre Sally. 1990: Misery. 1992: Des Hommes d'honneur. 1994: L'Irrésistible North. 1995: Le Président et Miss Wade. 1996: Les Fantômes du passé. 1999: Une Vie à Deux. 2003: Alex et Emma. 2005: La Rumeur Court. 2007: Sans plus attendre. 2010: Flipped.


Réalisateur éclectique, Rob Reiner s'inspire en 1986 d'une nouvelle de Stephen King (Le Corps parue à travers Différentes Saisons) pour entreprendre avec Stand By Me un hommage élégiaque à l'enfance dans toute sa candeur et vulnérabilité. Eté 1959, Oregon. Une bande de quatre amis inséparables décide de partir deux jours en randonnée forestière pour tenter de retrouver le corps d'un adolescent récemment disparu. Cette découverte macabre changera à jamais leur destin et leur manière d'appréhender le monde.


De manière sous-jacente, la mort plane sur les frêles épaules de nos héros en culotte courte durant leur cheminement initiatique acheminé vers une trouvaille morbide. Avec simplicité, humour et beaucoup de tendresse, Rob Reiner apporte un soin humaniste à caractériser nos quatre adolescents débordant de vigueur dans leur tempérament débrouillard, mais aussi de malaise existentiel et de rancoeur, faute d'une démission parentale. Que ce soit Gordie Lachance, rejeton dénigré par ses parents depuis la mort accidentelle de son frère aîné. Chris Chambers, gamin révolté issu d'une famille à la réputation galvaudée et malencontreusement accusé de vol auprès d'un particulier perfide. Teddy Duchamp, casse-cou irascible et provocateur, violenté par son paternel, ancien vétéran du débarquement de Normandie. Seul, Vern Tessio, gamin bedonnant plutôt maladroit et trouillard semble hérité d'une filiation placide. A travers leur escapade bucolique jalonnée de péripéties impromptues (comme cette déconvenue avec une bande de délinquants majeurs, ou leur course effrénée sur un pont ferroviaire pafin d'éviter de plein fouet un train lancé à vive allure !), nous suivons leurs vicissitudes insouciantes, entre blagues de potache, conflits caractériels et prise de conscience existentielle. Rob Reiner s'attachant surtout à accorder un peu plus d'empathie et d'intérêt envers les personnages fragilisés de Gordie et Chris. Les enfants malchanceux les plus discrédités de leurs parents, et donc les mieux aptes à comprendre l'apprentissage de la maturité par leur libre arbitre. Durant leur périple, notre duo n'aura de cesse de s'échanger des confidences intimistes pour se réconforter d'une absence affective, cette solitude écrasante mise en cause par la désunion de la cellule familiale.


Entre deux crises de fous-rire, prises de becs, peur panique du bruit dans la nuit et discorde avec des rouleurs de mécaniques, nos quatre baroudeurs vont côtoyer pour la première fois le vrai visage informe de la mort. Il en ressortira de cette excursion peu commune une expérience mystique avec la cruauté de l'existence car cette bonhomie de l'enfance s'avère éphémère pour laisser place à l'âge mur de l'expérience. A travers le monologue nostalgique d'un narrateur aujourd'hui épanoui d'une aubaine conjugale et d'une réussite professionnelle, la destinée de Gordie Lachance en sort grandie et victorieuse. Alors que certains de ces meilleurs camarades n'auront pas eu cette faveur idéaliste par leur parcours antinomique. Il en résulte de cette réminiscence infantile une émotion bouleversée de ce que les aléas de la vie peuvent réserver à chacun d'entre nous. Que le hasard n'est pas une coïncidence et que le destin peut parfois malencontreusement vilipender l'un d'entre nous. Mais que la fraternité et l'amour sont des valeurs sûres pour pouvoir profiter du temps présent, surtout à une époque charnière de l'insouciance où les prises de risques peuvent être inconsidérées.


Au coeur de l'amitié
Poésie lyrique à l'épanouissement de la jeunesse, hymne à l'amitié dans toute sa candeur, Stand by me est une déclaration d'amour à la magie de l'enfance mais aussi une prévoyance à l'ascension de la puberté. L'incroyable bonhomie naturelle de nos quatre adolescents et sa tendresse émanant de chaque tempérament nous mène finalement vers une élégie déchirante. Rob Reiner nous transcendant avec lyrisme une réminiscence infantile alliée au mérite de l'amitié et cette fuite irrémédiable du temps qui s'étiole...

A River Phoenix et Pascal, mon frère de coeur...
29.06.12. 4èx
Bruno Matéï

1 commentaire:

  1. superbe film de potes, avec cette nostalgie qui vous emporte !
    slt bruno, envoie moi ton mail que je te renvoie une invit pour mon blog car j'ai du le privatiser. joins ton mail apres ce com je verifierais et t'envoie ca illico
    merci

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