jeudi 24 décembre 2015

PRINCESS BRIDE. Antenne d'Or, Avoriaz 88.

                                                                            Photo empruntée sur Google, appartenant au site Notrecinema.com

"The Princess Bride" de Rob Reiner. 1987. U.S.A. 1h38. Avec Cary Elwes, Robin Wright, Mandy Patinkin, Chris Sarandon, Christopher Guest, Wallace Shawn, André The Giant, Fred Savage, Peter Falk

Sortie salles France : 9 mars 1988 (562 246 entrées). U.S: 25 Septembre 1987

FILMOGRAPHIE: Rob Reiner est un acteur, producteur, scénariste et réalisateur américain, né le 6 Mars 1947 dans le Bronx de New-York.
1984: Spinal Tap. 1985: Garçon chic pour nana choc. 1986: Stand By Me. 1987: Princess Bride. 1989: Quand Harry rencontre Sally. 1990: Misery. 1992: Des Hommes d'honneur. 1994: L'Irrésistible North. 1995: Le Président et Miss Wade. 1996: Les Fantômes du passé. 1999: Une Vie à Deux. 2003: Alex et Emma. 2005: La Rumeur Court. 2007: Sans plus attendre. 2010: Flipped.


Auréolé de l'Antenne d'Or à Avoriaz, Princess Bride peut prêter à confusion chez les fans du genre Fantastique sachant que l'intrigue accorde peu de place à l'heroic fantasy et au bestiaire monstrueux si on excepte l'apparition d'un rat géant dans le marais de feu. Conte de fée, aventures et cape et d'épée étant les maîtres mots du réalisateur de l'inoubliable chronique adolescente, Stand by me. Avec sagacité dans la manière d'illustrer le genre sans fioritures et sous alibi d'un humour insatiable, Rob Reiner s'efforce de rendre hommage au cinéma de papa lorsque Zorro et Robin des Bois accomplissaient leurs exploits dans les salles obscures de cinéma de quartier. Une jeune paysanne, Bouton d'Or, tombe irrésistiblement amoureuse de son valet. Décidés à se marier mais sans le sou, Westley propose à sa dulcinée de la quitter le temps de faire fortune à l'étranger. Mais 5 ans plus tard, Bouton d'Or y apprend sa mort. C'est alors que le prince Humperdinck décide à son tour de la courtiser pour les préparatifs de futures noces. Au même moment, Bouton d'Or est kidnappée par un trio de brigands quand bien même un mystérieux justicier masqué tente de la sauver. 


Reprenant les thèmes académiques du conte de fée et du cinéma d'aventures où romance et vengeance se télescopent sous le dynamisme de mercenaires avides de justice, Princess Bride rend hommage aux genres avec une bonne humeur exaltante. De par l'élan de solidarité formé entre un trio de brigands, une princesse et un justicier délibérés à démasquer la lâcheté d'un souverain mégalo (Chris Sarandon, toujours aussi délicieux d'arrogance cabotine !). Grâce à la caractérisation de ces personnages très attachants et à la verve de leurs réparties cocasses, Princess Bride cultive facilement la séduction sous l'emprise sensuelle de la fringante Robin Wright. Chacun des comédiens endossant leur rôle avec une spontanéité aussi fraîche que sémillante quand bien même Rob Reiner s'efforce de crédibiliser l'univers moyenâgeux sans jamais faire preuve d'esbroufe (les effets spéciaux s'avérant très discrets !). Pourtant, la succession ininterrompue de péripéties pittoresques et chevaleresques instaurent à la narration une vigueur particulièrement subtile sous l'impulsion avisée de personnages émotifs combinant des stratégies d'attaques audacieuses. Contrebalancés de trêves de tendresse imparties au couple d'amants en quête de rédemption, Princess Bride instaure également une poésie romantique sous éclairage naturel d'une photo limpide contrastant avec la verdure des collines.


Il était une fois...
Sous les ressorts d'espièglerie comportementale et d'action archaïque perpétrée à l'épée, Princess Bride déborde de sincérité, de réalisme et d'affection à dépoussiérer le cinéma d'aventures sous une forme éthérée d'atmosphère prude. La grande force de l'oeuvre résidant principalement dans la posture affectueuse des protagonistes à provoquer l'ennemi avec une dérision attachante, quand bien même un grand-père (Peter Falk, charismatique en diable en conteur taquin !) s'efforce de nous narrer cette histoire devant la curiosité d'un bambin en éveil romantique. 

Bruno Matéï
3èx

Récompenses:
Festival international du film de Toronto 1987 : Prix du public
Saturn Awards 1988 : meilleur film fantastique et meilleurs costumes (Phyllis Dalton)
Prix Hugo 1988 : meilleur film
Young Artist Awards 1988 : meilleur jeune acteur (Fred Savage)
Festival d'Avoriaz 1988 : Antenne d'or
Le film fait partie de la Liste du BFI des 50 films à voir avant d'avoir 14 ans établie en 2005 par le British Film Institute.

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