mardi 5 juillet 2016

ILSA, LA TIGRESSE DU GOULAG

                                                                     Photo empruntée sur Google, appartenant au site cinemotion.com 

"Ilsa, the Tigress of Siberia" de Jean LaFleur. 1977. Canada. 1h32. Avec Dyanne Thorne , Michel-René Labelle , Gilbert Beaumont , Jean-Guy Latour , Ray Landry.

Sortie salles France: 7 Avril 1982

FILMOGRAPHIE: Jean LaFleur est un réalisateur et scénariste américain.
1975: La poursuite mystérieuse. 1977: Ilsa, la tigresse du Goulac


                  La chienne de Sibérie refait des siennes dans un second opus dégingandé !

1953. Ilsa s'est exilée en Sibérie afin de poursuivre ses travaux sadiques auprès d'une poignée de résistants. Parmi eux, le téméraire Chiconi lui tient tête, ce qui attise sa colère dans sa soif de soumission. Mais après la mort de Stalline, Ilsa et ses sbires sont contraints de quitter le camp après avoir exterminé tous les prisonniers. Seul, Chiconi parvient miraculeusement à s'évader. 24 ans plus tard, ce dernier se retrouve inopinément sous l'emprise d'Ilsa au sein d'un bordel officieux. 


Ne tournons pas autour du pot, Ilsa la tigresse du Goulag est une séquelle relativement médiocre, faute à un scénario aussi grotesque qu'indigent et à une réalisation aseptique proche d'une série Z. Si la première partie, la plus ludique, prête encore à amuser dans son lot de tortures cruelles parfois réalistes (le bras de fer à la tronçonneuse, la noyade dans l'eau glacée à l'aide de deux treuils customisés), le second acte oscillant espionnage, polissonnerie et action peine à insuffler un quelconque intérêt pour la condition soumise de Chiconi à nouveau retenu otage chez Ilsa pour lui opérer un lavage de cerveau d'un genre nouveau (décupler ses terreurs intimes pour mieux l'asservir). Pour pimenter l'intrigue triviale, les émissaires du père de Chiconi sont sur le point de lancer un assaut dans le repère d'Ilsa. Ce qui nous vaut un dernier acte multipliant gunfights sanglants et poursuites en motoneige au coeur d'une nature réfrigérante. Seulement, la maladresse de la mise en scène, son montage elliptique et le jeu parodique des comédiens font sombrer le navire vers un James Bond Z au ras du bitume. Et ce n'est pas le jeu cabotin et la poitrine opulente de Dyanne Thorn qui parviennent à relever le niveau d'un affrontement aussi cartoonesque !


Dénué d'une once d'intensité dramatique et de suspense, faute d'une intrigue inepte aux enjeux dérisoires, Ilsa la tigresse du Goulag constitue le volet le plus faible de la franchise à scandale. Seule sa première partie racoleuse (cul et gore saupoudrés à intervalle régulier) peut encore titiller la fascination malsaine de l'inconditionnel du Tortur'Porn dans son lot de séquences putassières parfois gratinées (du moins dans sa version Uncut inédite en France mais dispo sur le net !). 

La Chronique d'Ilsa, la Louve des SShttp://brunomatei.blogspot.com/2012/03/ilsa-la-louve-des-ss-ilsa-she-wolf-of.html

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