mercredi 17 août 2016

IN THE DEEP / 47 METERS DOWN

                                                                           Photo empruntée sur Google, appartenant au site Imdb.com

de Johannes Roberts. 2016. U.S.A. 1h29. Avec Matthew Modine, Mandy Moore, Claire Holt, Santiago Segura, Yani Gellman, Chris J. Johnson, Axel Mansilla.

Inédit en salles en France. Sortie Dtv U.S: 6 Août 2016. Dtv France: 28 Septembre 2017

FILMOGRAPHIE: Johanne Roberts est un réalisateur, producteur, scénariste américain, né le 24 Mai 1976 à Cambridge. 2016: In the Deep. 2016 The Door. 2012 Storage 24. 2011 Roadkill (TV Movie). 2010: F.  2005 Forest of the Damned. 2004 Darkhunters. 2004: Hellbreeder. 2002/II Alice. 2001: Sanitarium (Video).


Uniquement disponible en Dtv aux States et (1 an plus tard) sur notre territoire, In the Deep emprunte la démarche modeste d'une série B pour exploiter à nouveau la peur du requin. En villégiature au Mexique, deux soeurs décident de partir en croisière avec des inconnus rencontrés la veille d'une soirée festive. Pour contempler d'un peu plus près les requins, ces derniers les sollicitent à descendre au fond de l'océan à l'aide d'une cage d'observation. Mais un incident technique contraint les plongeuses à y rester embrigadées en attendant les secours. Alors que les requins sont à l'affût, leur masque de plongée commence à manquer d'oxygène. Sous le principe du survival tendu et oppressant, Johanne roberts surprend habilement dans sa capacité à décupler les situations de danger sans faire preuve d'esbroufe. Si les dix premières minutes présagent le pire dans ses clichés éculés (le dépit amoureux que l'une des héroïnes éprouve, la fiesta arrosée qui s'ensuit pour opérer le deuil), la suite embraye rapidement vers des enjeux de survie à couper le souffle (au sens littéral du terme !).


Fort d'une idée aussi ingénieuse que singulière (embrigader deux plongeuses dans une cage d'acier à plus de 50 mètres de profondeur alors que des requins accourent !), le réalisateur s'avère redoutablement inspiré pour faire monter la pression anxiogène d'une menace binaire (celle des requins et de l'oxygène en instance de ravitaillement). Qui plus est, l'utilisation d'authentiques requins à l'écran nous immerge dans l'action avec un réalisme cauchemardesque ! Nos deux héroïnes démunies s'efforçant de se triturer les méninges afin de solutionner leur espoir d'évasion tout en redoublant de vigilance pour l'hostilité des squales. Véritable descente aux enfers marins, In the Deep dépayse en diable afin d'extérioriser une angoisse viscérale permanente lorsque nos survivantes s'efforcent de s'épauler et de relever les défis avec une stoïcité teintée de désespoir. Spoiler ! Ces dernières s'évertuant à moult reprises à s'extirper de leur geôle pour ratisser quelques mètres de hauteur afin de communiquer aux matelots leur pourcentage (déclinant) d'oxygène ! Fin du Spoiler. En maintenant une perpétuelle pression durant leur épreuve de force (notamment ce risque d'azote contracté dans le sang causant ainsi des hallucinations), Johanne Roberts pousse le vice jusqu'au bout pour culminer vers un final couillu aussi palpitant qu'escarpé (au risque de déconcerter une partie du public).


Filmant l'immensité de l'océan comme un enfer aquatique privé de tous repères, In the Deep immerge de plein fouet le spectateur dans une épreuve de survie aussi haletante que suffocante. Exploitant intelligemment son concept original d'embrigadement restreint à l'intérieur même d'un grand bleu sans échappatoire, Johanne Roberts recourt à un réalisme acerbe pour osciller angoisse et terreur sous l'impulsion solidaire d'héroïnes en perdition (sobre talent des comédiennes fondé sur une expression viscérale ). Une excellente petite surprise donc que les amateurs de requins-tueurs auraient tort de zapper !

B-M

2 commentaires:

  1. Cela donne envie.. J'avais adoré black water !

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  2. Black Water est excellent en effet (comme The Reef d'ailleurs !)

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