vendredi 2 septembre 2016

THE NEON DEMON

                                                                              Photo empruntée sur Google, appartenant au site Allocine.fr

de Nicolas Winding Refn. 2016. U.S.A/Danemark/France. 1h57. Avec Elle Fanning, Karl Glusman, Jena Malone, Bella Heathcote, Abbey Lee, Christina Hendricks, Keanu Reeves

Sortie salles France: 8 Juin 2016. U.S: 24 Juin 2016

FILMOGRAPHIE: Nicolas Winding Refn est un scénariste, réalisateur, producteur et acteur danois, né le 29 septembre 1970 à Coppenhague (Danemark).
1996: Pusher. 1999: Bleeder. 2003: Inside Job. 2004: Pusher 2. 2005: Pusher 3. 2008: Marple - Nemesis (télé-film). 2009: Bronson. 2010: Valhalla Rising. 2011: Drive. 2012: Only God Forgives. 2016: Neon Demon.


Trip expérimental d'une sensualité gracile, The Neon Demon relate la dérive cauchemardesque d'une jeune provinciale de 16 ans dans l'univers impitoyable du mannequinat à Los Angeles. Avec ce pitch d'une rare banalité, le metteur en scène danois Nicolas Winding Refn en extirpe un gigantesque clip contemplatif au rythme monocorde. Par le biais de sa mise en scène stylisée magnifiant chaque cadre dans un angle tarabiscoté, le réalisateur transcende la forme sous la flamboyance d'une photo criarde et d'une partition electro-techno envoûtante. Sublimé par un défilé de modèles féminins à l'élégance hypnotique, The Neon Demon pâti d'un ambiance austère aussi lourde que rébarbative. Faute à un cheminement narratif indigent qui ne raconte rien si ce n'est que de fustiger la dictature du mannequinat où l'élitisme est le maître mot (la quête ultime de la beauté absolue que les jeunes modèles se disputent sans scrupule). Quant au contenu horrifique suggérant de manière singulière la thématique du vampirisme (et d'un soupçon de nécrophilie), Nicolas Winding Refn rate le coche en toute dernière partie faute à nouveau à un rythme languissant toujours plus rigoureux et à la posture antipathique d'actrices au regard rigide.


Strange Vomit Dolls
En dépit de quelques séquences réussies et d'une architecture visuelle à couper le souffle, The Neon Demon provoque un ennui soporifique au rythme de situations contemplatives dont le climat de séduction s'avère finalement mortellement fade et aseptique (à l'image du monde du mannequinat me direz-vous !). A mon sens, il s'agit donc d'une tentative ratée (une 1ère dans la filmo du nouveau maître danois !) d'expérimentation arty, à la croisée du cinéma de Lynch et de Glazer (Under the Skin)

E-B

Le p'tit mot de Jean-Marc Micciche.
S'il fallait vraiment trouver un film typique d'une certaine tendance de la cinéphilie a célébré le culte de l'image vaine, superficielle, clip, avec cette attitude un brin déplaisante d'un cinéma qui te regarde de haut et de sa supériorité, The Neon Demon est vraiment le prototype. Totalement arty et branchouille pensé pour frimer dans les galerie d'art et les festivals, The Néon Démon ne propose rien si ce n'est une virtuosité qui cherche à créer du sens. Peu de récit, une vague ébauche d'histoires, un perso volontairement pensé pour créer une sentiment de langueur et d'hypnotisme chiant. Alors on retrouve bien le réal de Drive, ses effluves électros, son style urbain néo, sa soundtrack hypnotique et je serai de mauvaise fois en disant que certains passages n'attisent pas une vrai poésie nocturne. Sauf que Drive mue son héros mutique dans une récit de série b où l'émotion et l'émergence dans des enjeux dramatiques ne nous tenait pas à distance et ne cherchait pas coûte que coûte à créer un sens. Ici il n'y a rien ou si peu, sa critique du monde des mannequins semble creuse et lourde, son héroïne n'est pas spécialement intéressante et surtout son ancrage dans le cinéma de genre frise le grotesque lorsqu'on comprend que sa dernière partie part au final d'une histoire de cul refusé. Renf doit vraiment se remettre en question.

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