vendredi 25 novembre 2016

UNE SI GENTILLE PETITE FILLE

                                                                         Photo empruntée sur Google, appartenant au site gigglepedia.com

Cauchemares/Cathy's Curse de Eddy Matalon. 1977. France/Canada. 1h31. Avec Alan Scarfe, Randi Allen, Dorothy Davis, Beverly Murray, Sylvie Lenoir, Roy Witham.

Sortie salles France: 3 Août 1977. Canada: 30 Juillet 1977

FILMOGRAPHIEEddy Matalon est un producteur, réalisateur et scénariste français, né le 11 septembre 1934 à Marseille. 1954 : À propos d'une star. 1966 : Le Chien fou. 1968 : Quand la liberté venait du ciel. 1968 : Spécial Bardot. 1970 : L'Île aux coquelicots coréalisé avec Salvatore Adamo
1970 : Trop petit mon ami. 1975 : La Bête à Plaisir sous le pseudonyme de Jack Angel. 1977 : Une si gentille petite fille. 1978 : Teenage Teasers. 1978 : Black-Out à New York. 1979 : Brigade mondaine: La secte de Marrakech. 1980 : T'inquiète pas, ça se soigne. 1983 : Prends ton passe-montagne, on va à la plage. 1993 : Deux doigts de meurtre. 1994 : De Serge Gainsbourg à Gainsbarre de 1958 - 1991.


Production franco-canadienne réalisée par un cinéaste de seconde zone originaire de Marseille (on lui doit d'ailleurs le sympathique et oublié New-York Blackout et quelques comédies franchouillardes au rabais), Une si gentille petite fille se fit connaître auprès des vidéophiles lors de son exploitation Vhs à l'orée des années 80. Série B lambda surfant sur les succès de l'Exorciste et la Malédiction, l'intrigue rébarbative relate la possession démoniaque d'une fillette après avoir découvert une poupée au fond d'un grenier. Venant d'emménager avec ses parents dans une vétuste demeure au passé tragique (un père et une fille périrent dans un incendie à la suite d'un accident de voiture), ses derniers, un papy et quelques hôtes amicaux vont devenir les souffre-douleur de Cathy. Les forces démoniaques s'enchaînant autour d'eux dans une série d'humiliations et de tentatives criminelles.


Un pitch des plus anodins qu'Eddy Matalon se contente de filmer sans motivation ni passion, à l'instar de sa distribution bovine au comportement souvent incohérent. Evacué du moindre rebondissement et de tension au sein d'une narration elliptique, Une si gentille petite fille émaille à rythme sporadique quelques séquences chocs d'un grand-guignol grotesque pour nous tenir en éveil. A l'instar des râles démoniaques que Cathy vocifère vulgairement à ses occupants avant de leur déployer ses talents surnaturels inspirés des facéties de Gérard Majax. On peut toutefois dénicher lors de ces redondances horrifiques une ou deux séquences gentiment malsaines et étranges, comme le caractérisent les hallucinations reptiliennes du papy aviné recroquevillé dans la cuisine ou lorsque la voyante est subitement confrontée à son double sclérosé au sein du grenier. On peut également avec indulgence prêter une certaine fascination à son score musical frivolement atmosphérique et à la vision picturale du portrait de Laura placardé dans le grenier car nous insufflant une certaine appréhension par la frigidité de son regard pénétrant !


Une curiosité obsolète donc qui ne contentera que les inconditionnels de plaisirs coupables atones. On gardera surtout en mémoire (et pour se réconforter de notre déception) sa fascinante affiche française si prometteuse (à l'instar du tout aussi négligeable Les Yeux du Mal).

B-M



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire