mardi 13 novembre 2018

Outlaw King: le roi hors la loi

                                          Photo empruntée sur Google, appartenant au site Allocine.fr

de David Mackenzie. 2018. U.S.A. 2h02. Avec Chris Pine, Aaron Taylor-Johnson, Florence Pugh, Stephen Dillane, Billy Howle, Tony Curran

Diffusé sur Netflix le 9 Novembre 2018 

FILMOGRAPHIE: David McKenzzie est un réalisateur anglais, né le 10 Mai 1966 à Corbridge.
2002: The Last Great Wilderness. 2003: Young Adam. 2005: Asylum. 2008: My name is Hallam. 2009: Toy Boy. 2010: Perfect Sense. 2011: Rock'n'Love. 2014: Les Poings contre les murs. 2016: Comancheria. 2018: Outlaws King.


Remarqué par Les Poings contre les Murs et ComancheriaDavid McKenzzie poursuit son bonhomme de chemin qualitatif avec Outlaw King, une production estampillée Netflix. Inspiré d'une histoire vraie, ce récit d'aventures historiques plutôt âpre et tendu s'avère rondement mené, quand bien même son brio technique imperturbable nous cloue au siège tant les séquences guerrières nous retournent le cerveau avec une intensité exponentielle ! Reconstitution hyper soignée, photo contrastée, panoramas d'un beauté sensitive ahurissante, costumes et figurants déployés en masse, chevaux trébuchants parmi les cadavres sur les champs de bataille dans un déluge de pluie, de sang et de sueur, Outlaw King constitue une claque visuelle permanente ! Et bien que prioritairement bâti sur l'aspect belliciste d'une épopée tributaire du fracas des glaives, le réalisateur parvient pour autant à structurer un solide récit sans que les enjeux humains n'y perdent de leur intérêt en cours de trajectoire de survie. A savoir l'inimitié filiale entre deux rois, l'un véreux sans vergogne, l'autre redresseur de tort qui tentera de se réapproprier sa terre écossaise.


Et si dans le rôle Robert de Brus (premier roi d’Écosse devenu hors la loi pour la bonne cause), Chris Pine manque de virilité et de force d'expression à travers ses traits de visage un poil trop imberbes, il n'en demeure pas moins assez convaincant dans sa sobre dimension humaine en ascension héroïque. Tant auprès de sa conviction morale à recruter une armée de fortune que de ses capacités physiques à repousser l'ennemi, notamment lorsque sa muse est séquestrée dans un château écossais. Bluffant de réalisme donc tout en s'efforçant de combler les attentes de l'amateur d'action à travers un souffle épique constamment rigoureux (la bataille finale peut faire office de bravoure anthologique au gré d'un montage ultra dynamique dénuée de précipitation), Outlaw King renoue avec le "plaisir de cinéma" à travers une série B de luxe dénuée de fards, de fioritures et de grandiloquence. David McKenzzie ne perdant d'autant plus jamais de vue l'humanisme fébrile de ces preux guerriers se livrant corps et âme pour le sens de la justice avec un héroïsme suicidaire. Tant et si bien que certaines séquences à l'acuité dramatique poignante confirment le potentiel émotionnel de cette épopée humaine émaillée de sobre romantisme (les rapports concis mais denses du couple en quête de délivrance). Beau, violent et furieusement excitant à la fois.

* Bruno

2 commentaires:

  1. j'ai attendu de le voir avant de lire ta critique Bruno...scotché pendant 2 heures non stop.EXCELLENT

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  2. Ah suis ravi qu'il t'ai autant plu l'ami ^^

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