mardi 7 novembre 2017

LES AVENTURES DE ROBIN DES BOIS

                                                Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site Imdb.com

"The Adventures of Robin Hood" de Michael Curtiz et William Keighley. 1938. U.S.A. 1h42. Avec Errol Flynn, Olivia de Havilland, Basil Rathbone, Claude Rains, Patric Knowles, Eugene Pallette, Alan Hale, Herbert Mundin.

Sortie salles France: 7 Septembre (ou 24 Novembre) 1938. U.S: 14 Mai 1938

FILMOGRAPHIE PARTIELLEMichael Curtiz, de son vrai nom Manó Kertész Kaminer, est un réalisateur américain d'origine hongroise, né le 24 décembre 1886 à Budapest (Hongrie) et mort le 10 avril 1962 (à 75 ans) à Hollywood. 1935 : Capitaine Blood. 1936 : Le Mort qui marche. 1936 : La Charge de la brigade légère. 1937 : Stolen Holiday. 1937 : Justice des montagnes. 1937 : Le Dernier combat. 1937 : Un homme a disparu. 1938 : La Bataille de l'or. 1938 : Les Aventures de Robin des Bois. 1938 : Quatre au paradis. 1938 : Rêves de jeunesse. 1938 : Les Anges aux figures sales. 1940 : La Caravane héroïque. 1940 : L'Aigle des mers. 1940 : La Piste de Santa Fe. 1941 : Le Vaisseau fantôme. 1942 : Les Chevaliers du ciel. 1942 : Casablanca. 1947 : Le crime était presque parfait. 1950 : La Femme aux chimères. 1953 : Un homme pas comme les autres. 1954 : L'Homme des plaines. 1958 : Le Fier Rebelle. 1958 : Bagarres au King Créole. 1959 : Le Bourreau du Nevada. 1961 : Les Comancheros.


Chef-d'oeuvre du film d'aventures familial si bien que tous les cinĂ©philes s'accordent Ă  dire qu'il s'agit de la meilleure version de la lĂ©gende de Robin, les Aventures de Robin des Bois resplendit de 1000 feux sous l'impulsion du couple glamour: Errol Flynn / Olivia de Havilland. Le couple insufflant avec un naturel Ă©bouriffant un charme romantique au cime de la fĂ©erie ! Notamment par le biais du regard Ă  la fois charnel et candide qu'Olivia procure Ă  l'Ă©cran dans une palette de sentiments timorĂ©s eu Ă©gard de l'impudence de son amant bravant la lĂ©galitĂ© au profit des dĂ©munis. Alors que le roi Richard Coeur de Lion part pour les croisades, son frère en profite pour s'emparer du trĂ´ne parmi la complicitĂ© de Sir Guy de Gisbourne. Mais un archer intrĂ©pide surnommĂ© Robin de Locksley va tout mettre en oeuvre pour dĂ©jouer ces traĂ®tres avec l'aide de ses fidèles compagnons de la forĂŞt de Sherwood. 



Baignant dans un technicolor flamboyant sous la mainmise de l'Ă©minent Michael Curtiz structurant une aventure Ă©chevelĂ©e sans temps morts, les Aventures de Robin des Bois pĂ©rennise son pouvoir enchanteur avec un panache aussi bien exaltant qu'exubĂ©rant. De par l'Ă©nergie et la vĂ©locitĂ© que chaque protagoniste insuffle dans leur dimension hĂ©roĂŻque ou hostile (le duel final Ă  l'Ă©pĂ©e entre Robin et Charles de Gisbourne est un moment d'anthologie Ă©poustouflant d'agilitĂ© dans la chorĂ©graphie du maniement des armes !) et la mise en scène très efficace de Curtiz assortie d'un montage dynamique allant droit Ă  l'essentiel. Au-delĂ  de l'aspect Ă©pique de sa rĂ©alisation extrĂŞmement inspirĂ©e et alignant Ă  rythme mĂ©tronomique une habile succession de rebondissements autour du duo gagnant Robin / Marianne (ces derniers se portant secours l'un pour l'autre entre une Ă©treinte sentimental), les Aventures de Robin des Bois est scandĂ© par la prestance symbolique d'Errol Flynn littĂ©ralement transi d'Ă©motions dans sa fougue contestataire. Ce dernier insufflant avec une dĂ©rision badin un souffle passionnel tant auprès de ses nobles sentiments pour Marianne que de ses exploits arrogants Ă  brimer ses ennemis par l'Ă©pĂ©e ou par l'arc. Bondissant et escaladant escaliers et remparts pour leur Ă©chapper, Errol Flynn dĂ©gage une ferveur rusĂ©e avec l'appui de son charisme fringant.


Chef-d'oeuvre du film d'aventures d'avant-guerre prĂ´nant les valeurs nobles de la justice, de l'hĂ©roĂŻsme et de la rĂ©partition Ă©quitable des richesses, les Aventures de Robin des Bois idĂ©alise le divertissement intelligible avec un sens fĂ©erique aussi intègre que sans fard. 

B.D
3èx

Récompenses: Oscar de la meilleure musique (Erich Wolfgang Korngold), meilleurs décors (Carl Jules Weyl), meilleur montage (Ralph Dawson).

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