lundi 31 décembre 2018

Les Fous du Stade

                                                  Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site Imdb.com

de Claude Zidi. 1972. France. 1h29. Avec Gérard Rinaldi, Jean Sarrus, Gérard Filipelli, Jean-Guy Fechner, Paul Préboist, Martine Kelly.

Sortie salles France: 22 Septembre 1972.

FILMOGRAPHIE: Claude Zidi est réalisateur et scénariste français né le 25 juillet 1934 à Paris.
1971 : Les Bidasses en folie. 1972 : Les Fous du stade. 1973 : Le Grand Bazar. 1974 : La moutarde me monte au nez. 1974 : Les Bidasses s'en vont en guerre. 1975 : La Course à l'échalote. 1976 : L'Aile ou la Cuisse. 1977 : L'Animal. 1978 : La Zizanie. 1979 : Bête mais discipliné. 1980 : Les Sous-doués. 1980 : Inspecteur la Bavure. 1982 : Les Sous-doués en vacances. 1983 : Banzaï. 1984 : Les Ripoux. 1985 : Les Rois du gag. 1987 : Association de malfaiteurs. 1988 : Deux. 1989 : Ripoux contre ripoux. 1991 : La Totale ! 1993 : Profil bas. 1997 : Arlette. 1999 : Astérix et Obélix contre César. 2001 : La Boîte. 2003 : Ripoux 3. 2011 : Les Ripoux anonymes, série coréalisée avec son fils Julien Zidi.


Enorme succès à sa sortie si bien qu'il accède à la seconde place au box-office avec 5 744 270 entrées, les Fous du Stade est une comédie franchouillarde typique des années 70 et de l'état d'esprit "bas de plafond" de l'équipe des Charlots. C'est d'ailleurs durant cette glorieuse décennie qu'ils vont enchaîner leurs plus gros succès. Dirigé par le néophyte Claude Zidi après avoir déjà déjà conquit le box-office avec Les Bidasses en Folie, les Fous du Stade ne brille guère par sa subtilité à enchaîner sur un rythme d'enfer une moisson de gags souvent visuels, dans la mouvance des ZAZ. Terriblement lourdingue et constamment crétin à travers ses situations toutes plus déjantées les unes que les autres (pour tenter de conquérir sa muse, Gérard et ses 3 lurons participent par inadvertance aux jeux olympiques en bafouant toutes les règles !), cette comédie low-cost bricolée dans l'improvisation parvient à divertir grâce à l'abattage des Charlots plutôt à l'aise dans leur fonction boute-en-train. Et ce en dépit d'une intrigue rachitique prétexte à un festival de gags non-sensiques à rendre dépressif le rabat-joie le plus tolérant. Bref, nanar de haute volée d'une débilité foncièrement assumée, les Fous du Stade fleure bon l'insouciance et la décomplexion sous couvert d'un cartoon provincial résolument surréaliste. A titre complémentaire, on apprécie également l'amicale participation de Paul Préboist en épicier du village gentiment bourru, autoritaire et possessif, probablement le personnage le plus drôle au-delà des exubérances ostentatoires des Charlots.


* Bruno

Note: Selon Jean-Guy Fechner, le film aurait réuni plus de 50 millions d'entrées au cinéma indien.

vendredi 28 décembre 2018

Lectures Diaboliques / I, Madman. Grand Prix, Avoriaz 90.

                          Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site backtothemovieposters.blogspot.com

de Tibor Takacs. 1989. U.S.A. 1h29. Avec Jenny Wright, Clayton Rohner, Randall William Cook, Stephanie Hodge, Michelle Jordan, Vance Valencia, Mary Baldwin.

Sortie salles France: 16 Mai 1990. U.S: 13 Octobre 1989

FILMOGRAPHIE SELECTIVETibor Takacs est un rĂ©alisateur hongrois nĂ© le 11 Septembre 1954 Ă  Budapest (Hongrie). 1978: Metal Messiah. 1982: 984: Prisoners of the Future (tĂ©lĂ©-film). 1987: The Gate. 1989: Lectures Diaboliques. 1992: The Gate 2. 1996: Sabotage. 1997: Sanctuary. 2001: La Fille du Père-Noel (tĂ©lĂ©-film). 2003: Rats. 2007: Ice Spiders (tĂ©lĂ©-film). 2007: Mega Snake (tĂ©lĂ©-film). 2010: TempĂŞte de mĂ©tĂ©orites (tĂ©lĂ©-film). 2013: Spiders 3D.


RĂ©vĂ©lĂ© par The Gate, sympathique sĂ©rie B regorgeant d'effets spĂ©ciaux aussi adroits qu'inventifs, Tibor Takacs revient deux ans plus tard avec un mĂ©trage plus ambitieux: Lectures Diaboliques. Un psycho-killer gothique tirant parti de son originalitĂ© auprès de son contexte fascinant auquel un monstre iconique parvient Ă  s'extraire d'un roman afin d'harceler sa lectrice au sein de sa rĂ©alitĂ© quotidienne. InfluencĂ© par le FantĂ´me de l'OpĂ©ra et ces classiques des annĂ©es 50 parmi lesquels l'Homme au Masque de Cire ou encore les versions disparates de Jack l'EventreurTibor Takacs aborde la thĂ©matique de l'amour fou par le truchement d'un psychopathe aussi laid qu'esseulĂ©, mais dĂ©libĂ©rĂ© Ă  conquĂ©rir sa muse en se greffant un nouveau visage. Par consĂ©quent, après s'ĂŞtre charcutĂ© divers bribes de sa physionomie, il perpĂ©tue une sĂ©rie de meurtres sur des innocents afin de se remodeler un faciès plus convenable. AurĂ©olĂ© du Grand Prix Ă  Avoriaz, Lectures Diaboliques ne mĂ©ritait pas une telle gratification, faute de son manque d'Ă©paisseur psychologique et de la modestie de sa rĂ©alisation formellement soignĂ©e au sein d'un dĂ©corum rĂ©tro (une vaste bibliothèque, un appartement douillet, des corridors tĂ©nĂ©breux, un brouillard typiquement anglo-saxon, un pont fluvial). Mais on reste nĂ©anmoins intriguĂ© des interventions fortuites du monstre vitriolĂ© assez charismatique mais dĂ©sincarnĂ©, abstrait au point de ne pas provoquer la frousse. Peut-ĂŞtre le parti-pris assumĂ© du rĂ©alisateur que de nous illustrer (sans trop de rĂ©alisme) un personnage chimĂ©rique Ă©chappĂ© de l'imaginaire d'une lectrice obsĂ©dĂ©e par la vĂ©racitĂ© d'une autobiographie irrĂ©sistiblement macabre. Ainsi, Ă  l'aide de ce propos aussi original que captivant illustrant la dĂ©rive parano de sa lectrice masochiste tributaire de frissons Ă  travers les Ă©crits horrifiques d'un roman de gare, Tibor Tackacks  s'efforce sobrement de divertir avec une affectation pour le genre, aussi imparfaite soit sa sĂ©rie B tour Ă  tour efficace, Ă©trange, surprenante, inventive, dĂ©concertante.


Tant auprès de la persuasion de l'hĂ©roĂŻne en phase progressive d'auto-suggestion, Ă  moins qu'il ne s'agisse de l'alchimie surnaturelle du roman plus vrai que nature (ceci n'est pas une fiction avertit la prĂ©face !) invoquant un vibrant hommage aux monstres mĂ©lancoliques qui pullulaient auprès des cinĂ©mas de quartier. Car si l'intrigue rĂ©serve peu de surprises, le charme innocent de Jenny Wright  (inoubliable interprète du splendide Near Dark !) dans une posture d'inquiĂ©tude et de lassitude  permĂ©able, l'atmosphère d'angoisse parfois envoĂ»tante (ses dĂ©cors domestiques que l'on croirait issus d'un film des annĂ©es 50), sa partition tantĂ´t classique clairement influencĂ©e de Bernard Herrmans (du point de vue d'un voisin mĂ©lomane adepte du clavier que l'on croirait extrait d'un film d'Hitchcock) et enfin l'interrogation instaurĂ©e auprès de l'identitĂ© de l'Ă©crivain cultivent l'attention jusqu'au final Ă  la fois spectaculaire et dĂ©bridĂ© (apparition d'une crĂ©ature dĂ©charnĂ©e joliment rĂ©alisĂ©e en stop motion). Ainsi donc, ses thĂ©matiques opposant paranoĂŻa, obsession, rage d'aimer et d'ĂŞtre aimer, ainsi que le pouvoir de l'imaginaire nous convergent vers un troublant cauchemar Ă  la frontière du rĂŞve et de la rĂ©alitĂ©. D'autre part, de par la personnalitĂ© schizo de l'auteur du roman en requĂŞte de reconnaissance (et donc d'amour), Tibor Takacks reprend le profil du FantĂ´me de l'OpĂ©ra pour rendre hommage Ă  la solitude de ces monstres Ă©plorĂ©s incapables de s'y faire chĂ©rir. Pour autant, cette plĂ©thore d'idĂ©es intĂ©ressantes ne font qu'effleurer l'intrigue, notamment faute d'absence d'intensitĂ© des personnages s'opposant entre incomprĂ©hension, peur et perplexitĂ©, puis dĂ©pit, folie et dĂ©sespoir du point de vue du monstre psychotique mais aussi de la victime davantage chĂ©tive, dĂ©munie, impuissante.


En dĂ©pit de son aspect perfectible, Lectures diabolique demeure suffisamment ludique, charmant, fou, inquiĂ©tant, dĂ©routant, passionnant par ces thĂ©matiques et sa construction narrative pour prĂ©server l'attention jusqu'au bout. Notamment grâce Ă  son attachante naĂŻvetĂ© dĂ©coulant d'une facture rĂ©tro assez stylisĂ©e auquel l'intrigue Ă  la fois nĂ©buleuse et ensorcelante ne cesse de nous titiller curiositĂ© et interrogation. 

* Bruno
11.01.23. 5èx. Vostfr
28.12.18. 
13.02.15. (62 v)

RĂ©compenseGrand Prix au Festival du Film Fantastique d'Avoriaz, 1990.

jeudi 27 décembre 2018

Mais ne nous délivrez pas du mal

                                              Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site Imdb.com

de Joel Seria. 1971. France. 1h42. Avec Jeanne Goupil, Catherine Wagener, Bernard Dhéran, Michel Robin, Gérard Darrieu, Marc Dudicourt.

Sortie salles France: 5 Avril 1971 (Int - 18 ans). 26 Janvier 1972 selon d'autres sources.

FILMOGRAPHIEJoĂ«l SĂ©ria (JoĂ«l Pierre Emile LichtlĂ©) est un scĂ©nariste, rĂ©alisateur, acteur et romancier français, nĂ© le 13 avril 1936 Ă  Angers (Maine-et-Loire). 1969 : Shadow (court mĂ©trage)
1970 : Mais ne nous délivrez pas du mal. 1973 : Charlie et ses deux nénettes. 1975 : Les Galettes de Pont-Aven. 1976 : Marie-poupée. 1977 : Comme la lune. 1981 : San-Antonio ne pense qu'à ça. 1987 : Les Deux Crocodiles. 2010 : Mumu.


Selon Sylvain Perret, « La frontière entre le vulgaire et l’intelligence est parfois tĂ©nue, mais ici, au-delĂ  de son parfum provocant et sulfureux, nous tenons en fait un des plus grands films français des annĂ©es 70, voire un grand film tout court, toujours aussi grandiose, intelligent et unique quatre dĂ©cennies plus tard. »

ExpĂ©rience hallucinĂ©e avec le Mal façonnĂ©e par un esprit gaulois volontiers provocateur, Mais ne nous dĂ©livrez pas du mal nous retourne l'encĂ©phale avec une (dĂ©lĂ©tère) alchimie perverse. C'est dire l'immense haro qu'il provoqua auprès du public (non averti) et du comitĂ© de censure Ă  l'orĂ©e des annĂ©es 70 ! Le pitch: deux jeunes adolescentes issues d'une doctrine religieuse s'empressent de se vouer au Mal en guise d'ennui, d'absence parentale et de pĂ©dagogie conservatrice. Seulement, au fil de leur dĂ©rive immorale et Ă  force de provocation sexuelle, elles finissent par sombrer dans la criminalitĂ©. Ovni atypique dans le paysage français, mĂŞme si aujourd'hui on prĂŞte inĂ©vitablement une analogie avec le chef-d'oeuvre de Peter Jackson, CrĂ©atures CĂ©lestes, si bien que les 2 cinĂ©astes s'inspirent du mĂŞme fait divers Ă  travers l'affaire Parker-Hulme, Mais ne nous dĂ©livrez pas du mal constitue un uppercut Ă©motionnel jusqu'au-boutiste. Notamment si je me rĂ©fère Ă  sa glaçante conclusion, tĂ©tanisante de radicalitĂ© car provoquant autant l'effroi que la rĂ©demption auprès de l'Ă©mancipation du duo malĂ©fique dĂ©libĂ©rĂ© d'y clĂ´turer leur destin lors d'une reprĂ©sentation empathique anti-clĂ©ricale !


Traitant de tabous aussi bien sulfureux (le saphisme, la perversitĂ© sexuelle, la fascination morbide) que paraphiles (la pĂ©dophilie) sous l'impulsion de deux comĂ©diennes juvĂ©niles admirablement dirigĂ©es si bien qu'elles transpercent l'Ă©cran Ă  chacune de leur candide apparition (Jeanne Goupil deviendra d'ailleurs l'Ă©pouse du rĂ©alisateur !), Mais ne nous dĂ©livrez pas du mal illustre avec une vĂ©ritĂ© couillue la dĂ©liquescence morale de ses dernières avides de libertĂ© et d'interdit depuis leur entourage castrateur. Joel Seria brossant leur fragile portrait psychologique (elles pleurent de remord passĂ©es leurs expĂ©riences morbides) avec autant d'affection et de tĂ©nuitĂ© pour leur amitiĂ© indĂ©fectible, que de perversitĂ© et de dĂ©viance immorale eu Ă©gard de leur fascination pour la mort et le sexe. RĂ©futant le divertissement aseptique traditionnellement conçu pour caresser dans le sens du poil le spectateur, cette oeuvre auteurisante cultive notamment un Ă©norme pied de nez contre l'homĂ©lie moralisatrice et la pĂ©dagogie bourgeoise engluĂ©es dans une doctrine bien-pensante. Car on le sait bien, les leçons de morale sont souvent donnĂ©es par ceux qui n'en n'ont pas ! Ainsi donc, l'oeuvre terriblement malsaine a beau dĂ©ranger sans modĂ©ration jusqu'Ă  imposer gĂŞne et malaise moral, elle demeure malgrĂ© tout d'une beautĂ© scabreuse Ă  travers le portrait raffinĂ© de ces ados indociles se confinant dans le batifolage marginal afin de s'extraire d'une acrimonie routinière. Et ce sans que l'auteur ne cède Ă  une racoleuse vulgaritĂ©, aussi extrĂŞmes soient les violentes Ă©treintes sexuelles imposĂ©es sur les ados aguicheuses. On peut d'ailleurs souligner qu'Ă©videmment les comĂ©diennes Ă©taient majeures lors du tournage contrairement Ă  ce que le rĂ©cit contredit sciemment.


"Les artistes restent seules, car le monde réel n'est pas le leur."
DĂ©pourvu de rythme alerte car ne rĂ©pondant Ă  aucun code et filmĂ© dans les dĂ©cors naturels d'une France profonde auprès d'un microcosme mĂ©tayer, Mais ne nous dĂ©livrez pas du mal nous interroge (avec une libertĂ© de ton inouĂŻe) sur la fonction du Mal et la raison pour laquelle certaines victimes innocentes s'y morfondent en lieu et place de sens existentiel et de rĂ©bellion identitaire. Onirico-Ă©rotique et morbide Ă  la fois (on regrette d'ailleurs une Ă©ventuelle sĂ©quence de snuf animalier), il demeure un objet de scandale inclassable d'une puissance formelle et cĂ©rĂ©brale diaphanes. D'oĂą l'odeur de souffre et de miel qui en Ă©manent avec une volontĂ© innĂ©e de nous interroger sur notre propre rapport Ă  la douleur, Ă  la contradiction, Ă  la perversitĂ© et Ă  l'Ă©ventuel existence d'un Dieu sermonneur (ou charlatan, c'est selon).   
Pour Public averti

P.S: PensĂ©e Ă©mue pour l'actrice Catherine Wagener (Lore dans le film) qui connut un tragique destin puisqu'elle dĂ©cĂ©da Ă  l'âge de 58 ans en 2011 après avoir tournĂ© dans des films Ă©rotico-porno mineurs jusqu'en 1976. Recluse dans une situation davantage prĂ©caire, son corps fut retrouvĂ© 1 semaine après sa mort restĂ©e sans rĂ©ponse.

* Bruno
2èx

Avis Ă©mis par la Commission de contrĂ´le des films cinĂ©matographiques le 23 avril 1971 : « Le thème, extrĂŞmement audacieux en soi, a Ă©tĂ© exploitĂ© Ă  fond et donne lieu Ă  une Ĺ“uvre que la Commission considère comme l'une des plus malsaines qu'elle ait eu Ă  examiner en raison de la perversitĂ©, du sadisme et des ferments de destruction morale et mentale qui y sont contenus. L'ensemble de ces motifs conduit la Commission Ă  proposer l'application d'une mesure d'interdiction totale de reprĂ©sentation dudit film. »

mercredi 26 décembre 2018

Les Spécialistes

                                                 Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site ekladata.com

de Patrice Leconte. 1985. France. 1h35. Avec Bernard Giraudeau, Gérard Lanvin, Christiane Jean, Maurice Barrier, Daniel Jégou, Bertie Cortez, Christian Bianchi, Jean-Luc Debrie.

Sortie salles France: 13 Mars 1985

FILMOGRAPHIE: Patrice Leconte est un réalisateur, scénariste et metteur en scène français né le 12 novembre 1947 à Paris. 1971 : Blanche de Walerian Borowczyk (assistant réalisateur). 1976 : Les Vécés étaient fermés de l'intérieur. 1978 : Les Bronzés. 1979 : Les bronzés font du ski. 1981 : Viens chez moi, j'habite chez une copine. 1982 : Ma femme s'appelle reviens. 1983 : Circulez y a rien à voir. 1985 : Les Spécialistes. 1987 : Tandem. 1989 : Monsieur Hire. 1990 : Le Mari de la coiffeuse. 1991 : Contre l'oubli. 1993 : Tango. 1994 : Le Parfum d'Yvonne. 1995 : Lumière et Compagnie. 1996 : Ridicule. 1996 : Les Grands Ducs. 1998 : Une chance sur deux. 1999 : La Fille sur le pont. 2000 : La Veuve de Saint-Pierre. 2001 : Félix et Lola. 2002 : Rue des plaisirs. 2002 : L'Homme du train. 2004 : Confidences trop intimes. 2004 : Dogora : Ouvrons les yeux. 2006 : Les Bronzés 3. 2006 : Mon meilleur ami. 2008 : La Guerre des miss. 2011 : Voir la mer. 2012 : Le Magasin des suicides. 2014 : Une promesse. 2014 : Une heure de tranquillité.


ClassĂ© 3è au box office français avec 5 319 533 entrĂ©es, juste derrière 3 Hommes et un Couffin et Rambo 2, Les SpĂ©cialistes demeure une formidable comĂ©die d'action bien qu'il s'agisse d'un divertissement mineur Ă  travers son schĂ©ma narratif connu d'avance. Pour autant, et en prime d'une certaine efficacitĂ© auprès du savoir-faire de sa mise en scène alerte; l'intrigue fait preuve de subterfuge et rebondissements lorsque 2 Ă©vadĂ©s de prison s'affilient pour opĂ©rer le casse du siècle. Celui de dĂ©rober le magot d'un casino appartenant Ă  la mafia en se faisant passer dans un premier temps pour des agents d'assurance et repĂ©rer les lieux. Bonnard et plein de charme sous l'impulsion du duo fringant GĂ©rard Lanvin / Bernard Giraudeau, infiniment complĂ©mentaire dans la peau de malfrats au grand coeur, Les SpĂ©cialistes fleure bon la bonne humeur et l'insolence auprès de leur caractère (antinomique) bien trempĂ© ! Tant et si bien que les règles du buddy movie Ă  la française sont ici respectĂ©es Ă  la lettre !


Ajoutez notamment la beautĂ© aussi fraĂ®che que naturelle de la douce Christiane Jean (d'autant plus mĂ©connue auprès du public) et vous obtenez un triangle romantique inĂ©vitablement attachant de par leur complicitĂ© marginale et solidaritĂ© payante. SaupoudrĂ© de cascades et d'actions avant et après le fameux casse, Patrice Leconte exploite les dĂ©cors vertigineux des gorges du Verdon (nos 2 anti-hĂ©ros s'improvisant alpinistes afin de fuir la gendarmerie) avant de nous mettre en exergue deux/trois fusillades et poursuites automobiles auprès de son haletant final. Outre l'aspect dĂ©complexĂ© de l'intrigue policière chargĂ©e en dĂ©rision et rĂ©parties Ă  la fois cocasses et ciselĂ©es, Les SpĂ©cialistes atteint son apogĂ©e pressurisĂ©e lors du fameux processus du casse que l'on croirait issu d'un Ă©pisode "vintage" de Mission Impossible ! Cultivant un suspense intense lors des prises de risques insensĂ©es et le souci du dĂ©tail que nos spĂ©cialistes ont su planifier plus tĂ´t grâce Ă  leur logistique informatique et outil technologique, Lanvin et Giraudeau jouent les casse-cou aguerris, entre flegme et vĂ©locitĂ© infaillibles !


"C'était impossible, ils l'ont fait!"
MenĂ© sans temps morts Ă  travers la lĂ©gèretĂ© de la comĂ©die d'action, Les SpĂ©cialistes se dĂ©cline comme un divertissement populaire sur mesure portĂ© Ă  bout de bras par le duo pĂ©tulant GĂ©rard Lanvin / Bernard Giraudeau en initiation amicale. Un tĂ©moignage Ă©mouvant de ce que les annĂ©es 80 Ă©taient capables de produire, en toute simplicitĂ© intègre.  

* Bruno
4èx

TOP 15 / FLOP 2018.

Avant propos: Un excellent cru dont 10 films français rĂ©pertoriĂ©s, une première sur Strange Vomit Dolls.     

                                  Top 1: ex-aecquo

          

                                                 Top 2:


                                                   Top 3:


                                                  Top 4: 


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                                  Dans le dĂ©sordre:



                                                               
                                                          Jusqu'Ă  la garde


                                                                                                             
         

                                                               Jersey Affair 





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                 Les recalĂ©s qu'il ne fallait pas louper ! 

















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                        FLOP 2018: dans le dĂ©sordre