vendredi 17 novembre 2017

THE VAMPIRE LOVERS

                                       Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site wrongsideoftheart.com

de Roy Ward Baker. 1970. Angleterre. 1h31. Avec Ingrid Pitt, Peter Cushing, George Cole, Dawn Addams, Pippa Steel, Madeline Smith, Kate O'Mara.

Inédit en salles en France. Angleterre: 4 Octobre 1970

FILMOGRAPHIE PARTIELLE: Roy Ward Baker est un réalisateur, producteur, scénariste anglais, né le 19 Décembre 1916 à Londres (Royaume-Uni), décédé le 5 Octobre 2010. 1947: L'Homme d'Octobre. 1952: Troublez moi ce soir. 1968: Les Champions. 1969: Mon ami le fantôme. 1970: The Vampire Lovers. 1970: Les Cicatrices de Dracula. 1971: Dr Jekyll et Sr Hyde. 1972: Asylum. 1973: Le Caveau de la Terreur. 1973: And now the Screamin starts. 1974: Les 7 vampires d'or. 1980: Le Club des Monstres. 1984: Les Masques de la mort (télé-film).


D'après le roman Carmilla de Joseph Sheridan Le Fanu, The Vampire Lovers est une modeste curiositĂ© inĂ©dite en France, 1er volet d'une trilogie axĂ©e sur ce cĂ©lèbre personnage fictif (viendront ensuite Lust of a vampire et les SĂ©vices de Dracula toujours sous l'effigie de la Hammer). D'ailleurs, son Ă©pilogue en demi-teinte implicite finalement la subsistance du vampire avec l'apparition furtive du cocher entrevu au prĂ©alable en intermittence du rĂ©cit. En dĂ©pit d'un scĂ©nario somme toute classique (hĂ©bergĂ©e dans une demeure bourgeoise, Carmilla profite de la naĂŻvetĂ© de ses occupants pour les vampiriser un Ă  un, particulièrement trois jeunes filles facilement attirĂ©es par ses atouts charnels, cette oeuvre Ă©trange dĂ©route et fascine Ă  la fois (Ă  l'instar de son prologue d'une superbe sensualitĂ© onirique !) parmi la prĂ©sence d'actrices graciles n'hĂ©sitant pas parfois Ă  dĂ©voiler leur simple appareil.


Misant donc l'accent sur un Ă©rotisme assez osĂ© en cette pĂ©riode novatrice des annĂ©es 70, The Vampire Lovers ne rĂ©volutionne pas le genre si bien qu'il se contente avec efficacitĂ© et une certaine maĂ®trise technique (notamment auprès de l'aspect sensuellement moderne de sa stylisation gothique et de quelques excès sanglants - les pieux dans le coeur, les 2 dĂ©capitations - tout Ă  fait percutants) d'exploiter le filon du vampirisme avec soupçon de saphisme, de bisexualitĂ© et de mĂ©taphore fĂ©line (les proies fĂ©minines Ă©tant sujettes Ă  d'horribles cauchemars lorsqu'un chat monstrueux viendra les Ă©touffer durant leur sommeil !). Carmilla n'hĂ©sitant pas par son pouvoir hypnotique Ă  faire tourner la tĂŞte aux deux sexes opposĂ©s sous l'impulsion de la troublante Ingrid Pitt se prĂŞtant Ă©goĂŻstement au jeu insidieux de la sĂ©duction avec ambivalence. Quant au monstre sacrĂ© Peter Cushing, ce dernier s'avère plutĂ´t discret (voir mĂŞme sclĂ©rosĂ© du fait de son âge avancĂ©) dans celui du GĂ©nĂ©ral von Spielsdorf si bien qu'il n'apparaĂ®t que durant le 1er tiers dans un rĂ´le secondaire de tĂ©moin dĂ©concertĂ© par les dĂ©couvertes macabres avant de ressurgir brièvement lors du final horrifique en bonne et due forme.


En dĂ©pit d'un rythme Ă  la fois flegme et monocorde durant sa première partie, notamment faute d'une intrigue sans vĂ©ritable surprise (d'autant plus que son final fait fi d'invention), The Vampires Lovers possède pour autant sa propre identitĂ© sous l'autoritĂ© de l'artisan Roy Ward Barker s'efforçant Ă  rajeunir le mythe parmi la charge Ă©rotico-saphique de vĂ©nĂ©neuses actrices pleinement convaincantes dans leur stature fĂ©brile Ă  se laisser aguicher par l'essence sexuelle. 

B-D
2èx

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