jeudi 9 novembre 2017

TARZAN, L'HOMME SINGE

                                                  Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site cineclap.free.fr

"Tarzan the Ape Man" de W. S. Van Dyke. 1932. U.S.A. 1h40. Avec Johnny Weissmuller, Maureen O'Sullivan, C. Aubrey Smith, Neil Hamilton, Doris Lloyd

Sortie salles France: 19 Août 1932. U.S: 2 Avril 1932

FILMOGRAPHIE PARTIELLE: W. S. Van Dyke ou Woodbridge Strong Van Dyke II est un réalisateur américain, né le 21 mars 1889 à San Diego, en Californie, et mort par suicide le 5 février 1943 à Brentwood, en Californie (États-Unis).1917 : The Land of Long Shadows. 1922 : Forget Me Not. 1925 : Le Hors-la-loi. 1927 : Les Écumeurs du Sud. 1928 : Wyoming. 1928 : Ombres blanches. 1929 : Chanson païenne. 1931 : Trader Horn. 1931 : Rumba d'amour. 1932 : Tarzan, l'homme singe. 1933 : Penthouse. 1936 : Au seuil de la vie. 1936 : Loufoque et Cie. 1936 : Nick, gentleman détective. 1937 : Valet de cœur. 1937 : On lui donna un fusil. 1937 : Rosalie. 1938 : Marie-Antoinette. 1938 : Amants. 1940 : Monsieur Wilson perd la tête . 1940 : Chante mon amour . 1941 : La Proie du mort . 1941 : The Feminine Touch. 1941 : Rendez-vous avec la mort . 1942 : Ma femme est un ange . 1942 : Cairo. 1942 : Journey for Margaret.


Film mythique s'il en est, Tarzan l'homme singe est parvenu Ă  redorer le cinĂ©ma d'aventures avec un souffle Ă©pique et romanesque surprenant pour l'Ă©poque ! Si bien que les affrontements entre animaux sauvages (remarquablement dressĂ©s !) et Tarzan reste encore aujourd'hui bluffants, notamment lors du final homĂ©rique (la charge des Ă©lĂ©phants contre les pygmĂ©es) aux cimes de l'Ă©pouvante (les otages blancs prĂ©alablement offerts en sacrifice face Ă  un gorille monstrueux que l'on croirait issu d'un labo expĂ©rimental !). Divertissement familial de 7 Ă  77 ans, Tarzan l'homme singe est surtout illuminĂ© par le duo proverbial Johnny Weissmuller / Maureen O'Sullivan formant un couple singulier Ă  l'Ă©cran avec un naturel confondant. LittĂ©ralement habitĂ© par son rĂ´le primitif,  Johnny Weissmuller insuffle un charisme inĂ©galĂ© dans celui de l'homme sauvage souvent mutique mais pour autant expressif (voir ensorcelant par son regard interrogatif sur le qui-vive) lorsqu'il tente de saisir le dialecte de sa compagne que Maureen O'Sullivan communique avec une dĂ©licate innocence, et ce avant de succomber Ă  son charme animal.


D'une grande simplicité, l'intrigue se concentre sur leurs rapports tendus puis amoureux après que Tarzan eut sauvagement kidnappé l'inconnue, de par son mode de vie primal qu'il s'inculqua parmi de fidèles animaux (principalement des chimpanzés, gorilles et éléphants). En intermittence, et en guise de victuaille, il doit quotidiennement affronter à mains nues tigres, lions et crocodiles lors de morceaux de bravoure vertigineux. Quand bien même, le père de Jane et son équipe s'enfoncent dans la jungle pour la retrouver avant de poursuivre leur quête du cimetière des éléphants. Si certains trucages et décors en carton pâte font un peu tache et que sa naïveté narrative prête parfois à sourire (notamment lorsque Jane et Tarzan batifolent dans l'eau avec une innocence infantile), le pouvoir d'émerveillement qui émane des nombreuses péripéties et la synergie du couple romanesque nous replongent dans notre enfance avec une intensité formelle singulière. W. S. Van Dyke exploitant de fond en comble les décors naturels de la jungle sauvage à l'instar d'un dédale hostile et par le truchement d'une photo monochrome saillante.


Ludique, dĂ©paysant en diable, fantasmatique et truffĂ© de charme exaltant, Tarzan l'homme singe reste quelques dĂ©cennies plus tard un spectacle enchanteur endĂ©mique. De par son rĂ©alisme envoĂ»tant instituĂ© au coeur d'une jungle pĂ©rilleuse photogĂ©nique et le caractère altruiste du couple glamour WeissmullerO'Sullivan entrĂ© dans la lĂ©gende du 7è art. Une splendide rĂ©ussite donc, parangon du film de jungle si bien que ce 1er opus payant se prolongea avec 11 dĂ©clinaisons plus ou moins divertissantes. 

B-D
3èx

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire