(Crédit photo : image trouvée via google, provenant du site imdb. Utilisée ici à des fins non commerciales et illustratives)
"La guerre qui dévore les hommes."
Première découverte, contrairement à son illustre aînée Band of Brothers, resté dans toutes les mémoires, de The Pacific, mini-série en dix épisodes toujours produite par Tom Hanks et Steven Spielberg...
Et quelle gifle monumentale ! Je ne m'attendais absolument pas à subir de plein fouet une telle déferlante émotionnelle. Durant ces dix épisodes éprouvants, The Pacific nous submerge avec une force dramatique quasi insoutenable, sans jamais chercher à nous préparer à ce qui nous attend. D'autant plus que les 2 premiers épisodes sont flegmatiques et ne présagent guère la descente aux enfers à venir, et à subir.
Première découverte, contrairement à son illustre aînée Band of Brothers, resté dans toutes les mémoires, de The Pacific, mini-série en dix épisodes toujours produite par Tom Hanks et Steven Spielberg...
Et quelle gifle monumentale ! Je ne m'attendais absolument pas à subir de plein fouet une telle déferlante émotionnelle. Durant ces dix épisodes éprouvants, The Pacific nous submerge avec une force dramatique quasi insoutenable, sans jamais chercher à nous préparer à ce qui nous attend. D'autant plus que les 2 premiers épisodes sont flegmatiques et ne présagent guère la descente aux enfers à venir, et à subir.
Je peux affirmer sans hésitation qu'à mes yeux, The Pacific est supérieure à Band of Brothers. Son intensité émotionnelle, infiniment plus aiguë et bouleversante, s'allie à des scènes de combat d'un réalisme ahurissant où la barbarie atteint des sommets rarement égalés, sans jamais déborder. Mais ce qui fait véritablement la grandeur de cette mini-série, c'est qu'elle ne glorifie JAMAIS la guerre. Bien au contraire, elle nous rappelle avec une humilité bouleversante qu'elle demeure l'une des plus grandes absurdités de l'humanité.
Le véritable tour de force de la série est de ne jamais nous présenter des héros, mais des hommes en pleine déliquescence morale. Des Marines qui abandonnent une part de leur âme dans la fange, le sang, la sueur et les larmes, au fil des batailles de Guadalcanal, Peleliu, Iwo Jima ou Okinawa. Le neuvième épisode, consacré en grande partie à l'enfer d'Iwo Jima, atteint d'ailleurs un niveau de violence et de tension qui frôle parfois le soutenable sans pouvoir en sortir indemne (femmes et enfants y sont même sacrifiés).
Et lorsque s'achève le dixième épisode et que les crédits du générique de fin nous révèlent le destin des principaux protagonistes, on ressort profondément bouleversé. Démoli. Abattu. Le coeur déchiré. Avec surtout une haine profonde, viscérale, de cette guerre qui nous souille et un profond dégoût, une amertume nécrosée pour ces conflits où toute notion de morale finit par disparaître, laissant des hommes brisés, incapables de retrouver pleinement la vie passée avant de partir au combat. Des figures costumées, dont certaines, perdues dans le noir, refusent les médailles qui ne consolent plus vraiment personne.
À mes yeux, The Pacific est un monument télévisuel d'une intensité dramatique proche d'un Voyage au bout de l'Enfer, la Ligne Rouge, Platoon (pas mal de points communs au niveau sanitaire) et le soldat Ryan. Plus encore que Band of Brothers, elle ose une approche (plus) profondément humaine et romantique en suivant le destin de trois Marines, tout en accordant une place essentielle à leurs relations amoureuses et familiales. Ce contraste entre la douceur des sentiments et l'horreur des champs de bataille rend leur parcours encore plus déchirant. Chaque instant insalubre nous fait ressentir leur épuisement physique et moral, leur faim, leur soif, leur peur permanente, jusqu'à cette sensation qu'ils avancent sans cesse au seuil de la mort, de la folie ou du désespoir.
Et l'on en sort K.-O., hanté par ces actions innommables, aussi honteuses qu'irréparables. Car dans toutes les guerres, il n'y a aucun héros, seulement des naufrages humains.
P.S: La série a été nommée 23 fois et a remporté 14 récompenses, dont celle de la meilleure mini-série aux Emmy Awards 2010
— Celui du cœur noir des images 🖤












































