(Crédit photo : image trouvée via google, provenant du site imdb. Utilisée ici à des fins non commerciales et illustratives)
"Quand la situation le demande, nous sommes tous capables de crimes monstrueux. Un monde sans cela, où toute crise n'aboutirait pas à une nouvelle atrocité, où les journaux ne parleraient ni de guerre, ni de violence, serait un monde où les êtres humains ne seraient plus humains."
Dix-neuf années il me fallut pour découvrir enfin Invasion, du réalisateur allemand Oliver Hirschbiegel, et quelle ne fut pas ma surprise de constater que j'ai passé un vrai bon moment de cinéma ludique ! Même si l'on peut peut-être évoquer ici le plaisir innocent, tant cette quatrième adaptation du fameux roman L'Invasion des profanateurs de Jack Finney, paru en 1955, joue pleinement la carte du divertissement du samedi soir, sur un rythme particulièrement infernal.
Et c'est bien là toute la qualité de ce divertissement fort sympathique, jouant à fond sur l'aspect ludique d'une course pour la survie qu'une mère de famille entame afin de retrouver son fils vivant, et surtout avant qu'il ne soit contaminé par le virus extraterrestre.
À cet égard, Nicole Kidman porte véritablement le film sur ses épaules, avec beaucoup d'investissement et une réelle fragilité maternelle, même si l'on est également admiratif de son courage et de sa résilience à ne pas se laisser contaminer par la peur et le virus.
Ainsi donc, Invasion est un formidable divertissement à la fois spectaculaire, haletant et palpitant, puisque le réalisateur ne lésine pas non plus sur des séquences d'action admirablement troussées, notamment grâce au dynamisme d'un montage particulièrement consciencieux vers son final explosif.
On peut d'ailleurs rappeler qu'Oliver Hirschbiegel est loin d'être un manchot, puisqu'il est l'auteur des excellents L'Expérience et La Chute. Et donc, avec Invasion, je fus véritablement surpris du plaisir que le film a pu me procurer durant 1 h 35, sans jamais me laisser le temps de respirer, tant le récit est mené à toute allure sous l'impulsion d'une Nicole Kidman à la fois affolée et pugnace.
D'autant plus que le réalisateur exploite impeccablement ses décors urbains sous une photo particulièrement léchée, aux teintes désaturées, métalliques et bleutées, renforçant quelque peu un aspect futuriste, d'une certaine façon. Cela donne l'étrange impression d'assister aujourd'hui à un film contemporain, comme s'il avait été réalisé de nos jours, alors que le film date de 2007.
Et donc, au final, non seulement Invasion demeure un divertissement efficace, parfaitement troussé et impeccablement incarné par une Nicole Kidman investie dans sa fonction héroïque, mais le réalisateur, si je me réfère notamment à sa conclusion, semble également ouvrir une réflexion sur l'utilité des guerres, sur cette nécessité de s'entretuer pour un oui ou pour un non afin de rendre le monde meilleur.
Une réflexion qui est loin d'être inintéressante, puisqu'elle tend à interroger cette part de violence et de destruction qui semble inhérente à l'être humain, et notre incapacité à nous en débarrasser totalement. Peut-être notre combat de tous les jours consiste-t-il justement à défier cette part sombre qui est en nous afin de nous rendre meilleurs et, par conséquent, de rendre le monde meilleur. Car, c'est bien connu: "Nous ne pouvons changer le monde sans changer notre façon de penser."
C'est en tout cas ainsi que je perçois cette quatrième adaptation, injustement honnie et boudée aux quatre coins de la planète, alors qu'il s'agit à mes yeux d'un formidable divertissement à la fois haletant, palpitant, intelligent et, par moments, même angoissant. Car on croit à nouveau à cette menace extraterrestre qui se tapit derrière notre enveloppe corporelle à travers un climat urbain insécure palpable.
D'autant que le film démarre d'emblée sur un rythme très vif, annonçant dès les premières minutes cette contamination qui infecte peu à peu les humains. Une manière pour le réalisateur d'embrayer immédiatement sur un parti pris vigoureux et spectaculaire, celui d'une course pour la survie que Nicole Kidman mène avec beaucoup de tempérament et de détermination.
Bref, dix-neuf ans après l'avoir condamné d'avance sans même l'avoir vu, force est de constater qu'il faut éviter de se fier aux réputations et encore moins condamner un film avant de l'avoir découvert. Car, contre toute attente, Invasion m'aura offert un bien sympathique moment d'évasion.
Dix-neuf années il me fallut pour découvrir enfin Invasion, du réalisateur allemand Oliver Hirschbiegel, et quelle ne fut pas ma surprise de constater que j'ai passé un vrai bon moment de cinéma ludique ! Même si l'on peut peut-être évoquer ici le plaisir innocent, tant cette quatrième adaptation du fameux roman L'Invasion des profanateurs de Jack Finney, paru en 1955, joue pleinement la carte du divertissement du samedi soir, sur un rythme particulièrement infernal.
Et c'est bien là toute la qualité de ce divertissement fort sympathique, jouant à fond sur l'aspect ludique d'une course pour la survie qu'une mère de famille entame afin de retrouver son fils vivant, et surtout avant qu'il ne soit contaminé par le virus extraterrestre.
À cet égard, Nicole Kidman porte véritablement le film sur ses épaules, avec beaucoup d'investissement et une réelle fragilité maternelle, même si l'on est également admiratif de son courage et de sa résilience à ne pas se laisser contaminer par la peur et le virus.
Ainsi donc, Invasion est un formidable divertissement à la fois spectaculaire, haletant et palpitant, puisque le réalisateur ne lésine pas non plus sur des séquences d'action admirablement troussées, notamment grâce au dynamisme d'un montage particulièrement consciencieux vers son final explosif.
On peut d'ailleurs rappeler qu'Oliver Hirschbiegel est loin d'être un manchot, puisqu'il est l'auteur des excellents L'Expérience et La Chute. Et donc, avec Invasion, je fus véritablement surpris du plaisir que le film a pu me procurer durant 1 h 35, sans jamais me laisser le temps de respirer, tant le récit est mené à toute allure sous l'impulsion d'une Nicole Kidman à la fois affolée et pugnace.
D'autant plus que le réalisateur exploite impeccablement ses décors urbains sous une photo particulièrement léchée, aux teintes désaturées, métalliques et bleutées, renforçant quelque peu un aspect futuriste, d'une certaine façon. Cela donne l'étrange impression d'assister aujourd'hui à un film contemporain, comme s'il avait été réalisé de nos jours, alors que le film date de 2007.
Et donc, au final, non seulement Invasion demeure un divertissement efficace, parfaitement troussé et impeccablement incarné par une Nicole Kidman investie dans sa fonction héroïque, mais le réalisateur, si je me réfère notamment à sa conclusion, semble également ouvrir une réflexion sur l'utilité des guerres, sur cette nécessité de s'entretuer pour un oui ou pour un non afin de rendre le monde meilleur.
Une réflexion qui est loin d'être inintéressante, puisqu'elle tend à interroger cette part de violence et de destruction qui semble inhérente à l'être humain, et notre incapacité à nous en débarrasser totalement. Peut-être notre combat de tous les jours consiste-t-il justement à défier cette part sombre qui est en nous afin de nous rendre meilleurs et, par conséquent, de rendre le monde meilleur. Car, c'est bien connu: "Nous ne pouvons changer le monde sans changer notre façon de penser."
C'est en tout cas ainsi que je perçois cette quatrième adaptation, injustement honnie et boudée aux quatre coins de la planète, alors qu'il s'agit à mes yeux d'un formidable divertissement à la fois haletant, palpitant, intelligent et, par moments, même angoissant. Car on croit à nouveau à cette menace extraterrestre qui se tapit derrière notre enveloppe corporelle à travers un climat urbain insécure palpable.
D'autant que le film démarre d'emblée sur un rythme très vif, annonçant dès les premières minutes cette contamination qui infecte peu à peu les humains. Une manière pour le réalisateur d'embrayer immédiatement sur un parti pris vigoureux et spectaculaire, celui d'une course pour la survie que Nicole Kidman mène avec beaucoup de tempérament et de détermination.
Bref, dix-neuf ans après l'avoir condamné d'avance sans même l'avoir vu, force est de constater qu'il faut éviter de se fier aux réputations et encore moins condamner un film avant de l'avoir découvert. Car, contre toute attente, Invasion m'aura offert un bien sympathique moment d'évasion.
— Celui du cÅ“ur noir des images 🖤




























