(Crédit photo : image trouvée via imdb, provenant du site Imdb. Utilisée ici à des fins non commerciales et illustratives)
Révision des Arts martiaux de Shaolin, réalisé par Liu Chia-liang en 1986, dont il s'agit du troisième grand rôle à l’écran de Jet Li.
Soyons francs : à mes yeux, le film appartient à la catégorie des œuvres mineures, comme en attestent d’ailleurs la plupart des critiques (suffit de surfer sur le net). Mais œuvre mineure ne signifie pas œuvre dispensable, loin s'en faut.
Car si son récit, d’une simplicité désarmante, ne fait jamais naître la moindre véritable tension dramatique - une vendetta menée par deux orphelins contre l’assassin de leurs parents suivant un trajet narratif balisé jusqu’à l’os -, et si le développement psychologique des personnages demeure quasi inexistant, le film trouve ailleurs sa raison d’être, et surtout sa pleine puissance émotive.
Soyons francs : à mes yeux, le film appartient à la catégorie des œuvres mineures, comme en attestent d’ailleurs la plupart des critiques (suffit de surfer sur le net). Mais œuvre mineure ne signifie pas œuvre dispensable, loin s'en faut.
Car si son récit, d’une simplicité désarmante, ne fait jamais naître la moindre véritable tension dramatique - une vendetta menée par deux orphelins contre l’assassin de leurs parents suivant un trajet narratif balisé jusqu’à l’os -, et si le développement psychologique des personnages demeure quasi inexistant, le film trouve ailleurs sa raison d’être, et surtout sa pleine puissance émotive.
Là où le scénario échoue à passionner, le spectacle martial, lui, sidère (euphémisme si j'ose dire). Les affrontements déployés par les acteurs atteignent une forme de virtuosité pure : inventivité des chorégraphies, précision du geste, vélocité ahurissante, intelligence du mouvement. Chaque combat devient une démonstration de maîtrise physique et cinématographique, disséminée avec un sens du rythme métronome, donnant au film une efficacité constante. On en reste bouche bée du début à la fin.
Et puis il y a les décors naturels, absolument somptueux, qui font presque office de personnage secondaire. Ces montagnes majestueuses, ces paysages vastes participent pleinement à l’aventure en offrant au film un souffle visuel presque édénique. Liu Chia-liang attache une importance manifeste à cet environnement, utilisant la nature comme témoin du geste martial, comme espace de déploiement du corps et de l’action.
Il y a aussi Jet Li, déjà. À son troisième rôle juvénile, il impose une présence affirmée, un charisme brut, encore en formation mais déjà saillant. Son agilité, sa grâce et sa puissance physique captent immédiatement le regard.
Et ce qui surprend peut-être davantage, c’est cette légèreté de ton qui traverse la routine : un humour pittoresque, une énergie presque carnavalesque lors de certaines séquences - notamment lors des festivités organisées autour de l'anniversaire de l'antagoniste -, renforçant sa dimension de divertissement populaire, coloré, presque forain. Cette tonalité est d’ailleurs renforcée par une partition musicale primesautière, qui irrigue le récit d’une insouciance communicative.
Toutes ces qualités annexes, mais décisives, font des Arts martiaux de Shaolin un formidable divertissement. Certes mineur dans la filmo de la Shaw Brothers, mais pourtant indispensable dans ce qu’il offre de plus pur : le plaisir brut du cinéma d’action martial. 1h35 durant, on en prend plein la vue, grâce à cette intensité physique, cette fulgurance chorégraphique qui suffisent à elles seules à justifier le voyage mandarin. Dépaysement total.
— le cinéphile du cœur noir 🖤















































