Ainsi donc, si l’on peut parfaitement avoir une prĂ©fĂ©rence pour le premier pour son effet de surprise et le charme qu’il dĂ©gage dans son cĂ´tĂ© bricolĂ©, soigneusement fignolĂ©, cette suite demeure pourtant beaucoup plus inventive, beaucoup plus vigoureuse, beaucoup plus gore et surtout beaucoup plus drĂ´le que son aĂ®nĂ©e. Tant et si bien que Tommy Wirkola redouble de pĂŞche, de dĂ©rision, d’insolence et de mĂ©chancetĂ© Ă travers cet opus 2, encore plus dĂ©calĂ©, complètement dĂ©jantĂ© - pour ne pas dire totalement dĂ©chaĂ®nĂ© -, Ă travers un rĂ©cit qui ne cesse de relancer l’action grâce Ă des idĂ©es retorses tout Ă fait convaincantes.
Notamment autour du hĂ©ros Martin, seul rescapĂ© du premier opus, qui avait perdu un bras en se le tronçonnant. Ici, il le rĂ©cupère grâce Ă des mĂ©decins, mais le problème, c’est que ce bras appartenait au leader des zombies nazis, ce qui lui confère des pouvoirs surnaturels. On pense alors Ă Ash dans la saga Evil Dead, puisque grâce Ă ce bras surpuissant, Martin va pouvoir rĂ©animer des morts “gentils”, entre guillemets, pour mieux combattre la horde de zombies nazis dĂ©terminĂ©e Ă massacrer 800 habitants du village - massacre initialement ordonnĂ© par Hitler pendant la Seconde Guerre mondiale, mais jamais achevĂ© puisque le navire de ses sbires fut coulĂ© par les Anglais.
Mais pour Ă©picer encore l’intrigue et renforcer le cĂ´tĂ© hĂ©roĂŻque et beaucoup plus film de guerre de ce second opus survitaminĂ©, Martin va Ă©galement se rallier Ă un trio de geeks amĂ©ricains se prĂ©tendant chasseurs de zombies, avec un look très cinĂ©phile - dont l’une est notamment fan de Star Wars.
Ainsi donc, Dead Snow 2 est un formidable divertissement horrifique, beaucoup plus Ă©nergique et rythmĂ©, portĂ© par un enchaĂ®nement quasi ininterrompu de sĂ©quences d’action et de guerre oĂą les gerbes de sang Ă©claboussent l’Ă©cran toutes les deux Ă cinq minutes. C’est un jubilatoire jeu de massacre qui se dĂ©chaine ici Ă bras ouvert, tournĂ© cette fois en format scope, ce qui rend l’aventure encore plus cinĂ©matographique.
Et cela fonctionne Ă plein rĂ©gime, sous l’impulsion d’une poignĂ©e de protagonistes parfaitement incarnĂ©s par des comĂ©diens norvĂ©giens et islandais - le film Ă©tant cette fois-ci une coproduction entre la Norvège et l'Islande -, toujours aussi investis et dĂ©terminĂ©s Ă se prĂŞter au jeu de la dĂ©connade avec une foi inĂ©branlable.
Enfin, pour parachever, cerise sur le gâteau, comment passer outre cette conclusion Ă©lĂ©giaque totalement inattendue, d’un romantisme aussi culottĂ© que profondĂ©ment Ă©mouvant, portĂ©e par le magnifique tube de Bonnie Tyler (“Total Eclipse of the Heart”). Et je peux avouer sans rougir que c’est la toute première fois qu’un film d’horreur estampillĂ© “zombies” parvient Ă me faire verser des larmes sans que je puisse les retenir. D’ailleurs, rien que pour cette sĂ©quence littĂ©ralement anthologique, fort d’une poĂ©sie morbide et incongrue, Dead Snow 2 est Ă ne pas rater.
































