(Crédit photo : image trouvée via Google, provenant du site Imdb. Utilisée ici à des fins non commerciales et illustratives)
A la 3è revoyure, je trouve The Grudge (2004) de Takeshi Shimizu plutôt réussi, même si mon souvenir avec son modèle initial s’est estompé avec le temps. Je suis donc dans l'incapacité de pouvoir comparer.
Cette réactualisation soigne avant tout son ambiance - et c’est bien là que le film trouve sa véritable force. Une atmosphère pesante, lourde, presque désenchantée, que Sarah Michelle Gellar porte sur ses épaules d’enquêtrice circonspecte, tentant de démêler l’étrange logique d’une vague de crimes convergeant vers une seule et même demeure.
Cette réactualisation soigne avant tout son ambiance - et c’est bien là que le film trouve sa véritable force. Une atmosphère pesante, lourde, presque désenchantée, que Sarah Michelle Gellar porte sur ses épaules d’enquêtrice circonspecte, tentant de démêler l’étrange logique d’une vague de crimes convergeant vers une seule et même demeure.
Planter l’action à Tokyo est une bonne idée dépaysante. La texture visuelle du film possède quelque chose de singulier, presque hors du temps. On a parfois l’impression d’assister à une pellicule granuleuse des années 70-80, notamment dans cette manière latente, diffuse, de filmer l’angoisse sans précipitation.
The Grudge s’impose ainsi comme une série B assez captivante et ludique : le scénario reste d’une grande simplicité, mais l’ensemble demeure original et percutant, notamment dans son approche des personnages pris au piège de ce massacre familial maudit.
Ici, la peur naît moins de la terreur frontale que de la tension continue. Certaines séquences peuvent effrayer, certes, mais c’est surtout cette oppression constante qui domine, et à ce niveau-là, le film se montre efficace, maîtrisé, mené avec une sobriété bienvenue par un casting bien choisi. Revoir Sarah Michelle Gellar à contre-emploi de son rôle pugnace dans la série Buffy contre les vampires fait toujours plaisir. Rien de péjoratif là-dedans, bien au contraire : elle s’en sort avec retenue et justesse, portant le film dans ses silences autant que dans ses regards contrariés.
— le cinéphile du cœur noir 🖤



Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire