(Crédit photo : image trouvée via Google, provenant du site Imdb. Utilisée ici à des fins non commerciales et illustratives)
J’ai dĂ©couvert Viral de manière impromptue, presque par rĂ©flexe. Une intuition payante. Car j’ai bien fait de lui faire confiance.
RĂ©alisĂ© en 2016 par Ariel Schulman et Henry Joost, et sorti chez nous directement en VOD le 1er mars 2017 - soit un an après sa sortie ricaine - Viral s’impose comme une petite sĂ©rie B horrifique, aussi modeste qu’innocente, mais portĂ©e par de rĂ©elles intentions.
Nous sommes ici face Ă un film d’infectĂ©s, certes, mais l’horreur n’y est qu’un prĂ©texte, un Ă©cran de fumĂ©e en sorte pour raconter autre chose : le drame intime de deux sĹ“urs, recluses chez elles en l’absence du père, accompagnĂ©es d’un compagnon, et bientĂ´t contraintes Ă un jeu de survie aussi fragile que dĂ©sespĂ©rĂ©.
Peu Ă peu, le rĂ©cit nous invite Ă nous familiariser avec elles, Ă vivre Ă leur rythme, Ă ressentir leurs peurs. Analeigh Tipton et Sofia Black-D’Elia ne livrent pas un jeu Ă©bouriffant, mais leur sobriĂ©tĂ© fait mouche. Elles dĂ©gagent une Ă©motion nue, dĂ©pouillĂ©e, suffisante pour nous attacher Ă leur sort prĂ©caire.
RĂ©alisĂ© en 2016 par Ariel Schulman et Henry Joost, et sorti chez nous directement en VOD le 1er mars 2017 - soit un an après sa sortie ricaine - Viral s’impose comme une petite sĂ©rie B horrifique, aussi modeste qu’innocente, mais portĂ©e par de rĂ©elles intentions.
Nous sommes ici face Ă un film d’infectĂ©s, certes, mais l’horreur n’y est qu’un prĂ©texte, un Ă©cran de fumĂ©e en sorte pour raconter autre chose : le drame intime de deux sĹ“urs, recluses chez elles en l’absence du père, accompagnĂ©es d’un compagnon, et bientĂ´t contraintes Ă un jeu de survie aussi fragile que dĂ©sespĂ©rĂ©.
Peu Ă peu, le rĂ©cit nous invite Ă nous familiariser avec elles, Ă vivre Ă leur rythme, Ă ressentir leurs peurs. Analeigh Tipton et Sofia Black-D’Elia ne livrent pas un jeu Ă©bouriffant, mais leur sobriĂ©tĂ© fait mouche. Elles dĂ©gagent une Ă©motion nue, dĂ©pouillĂ©e, suffisante pour nous attacher Ă leur sort prĂ©caire.
Le film baigne dans une bourgade américaine écrasée par un soleil aride, presque malsain, renforcé par une photographie aux teintes sépia. Un quotidien paisible bientôt ravagé par un virus mortel qui transforme les habitants en corps erratiques, haineux, étrangers à eux-mêmes.
Pourtant, les cinĂ©astes refusent la surenchère. Pas de dĂ©luge d’action, pas d’horreur hystĂ©rique. Viral prĂ©fère un suspense rampant, latent, ponctuĂ© de quelques sĂ©quences horrifiques - trois ou quatre - mais d’une efficacitĂ© redoutable. Leur impact tient Ă la violence soudaine des situations, Ă l’intensitĂ© des regards, et Ă un certain rĂ©alisme des effets spĂ©ciaux, suffisamment crĂ©dibles pour que l’on croie Ă ces parasites s’infiltrant sous la peau, contaminant les corps comme les liens.
Tout le film repose alors sur la fraternitĂ©, sur cette fratrie contrainte de se resserrer dans un huis clos domestique Ă©touffant, tandis que la menace, inĂ©vitablement, finit par s’y infiltrer elle aussi. L’espace se rĂ©trĂ©cit, l’air devient irrespirable, et la peur se fait intime.
Aussi simpliste, parfois prĂ©visible, et modestement mis en scène soit-il, Viral fonctionne. On ne s’ennuie jamais. On s’attache sincèrement aux personnages, on partage leurs angoisses, on redoute leur sort. Et surtout, le film ne cède pas Ă la facilitĂ© d’un happy-end rassurant.
Au final, Viral s’affirme comme une sĂ©rie B honnĂŞte et dĂ©sirable, une Ĺ“uvre modeste mais soignĂ©e, qui privilĂ©gie la dramaturgie psychologique Ă l’esbroufe, et qui plonge le spectateur dans un cauchemar horrifique avant tout humain, portĂ© par un humanisme dĂ©sespĂ©rĂ©, fragile, assez touchant pour emporter l'adhĂ©sion.
Au final, Viral s’affirme comme une sĂ©rie B honnĂŞte et dĂ©sirable, une Ĺ“uvre modeste mais soignĂ©e, qui privilĂ©gie la dramaturgie psychologique Ă l’esbroufe, et qui plonge le spectateur dans un cauchemar horrifique avant tout humain, portĂ© par un humanisme dĂ©sespĂ©rĂ©, fragile, assez touchant pour emporter l'adhĂ©sion.
— le cinĂ©phile du cĹ“ur noir đź–¤































