mercredi 27 décembre 2023

Darby O'Gill et les Farfadets / Darby O'Gill and the Little People

                                               Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site wikipedia.org

de Robert Stevenson. 1959. U.S.A. 1h30. Avec Albert Sharpe, Janet Munro, Sean Connery, Jimmy O'Dea, Kieron Moore, Estelle Winwood, Walter Fitzgerald

Sortie salles France: 13 Juillet 1960. U.S: 26 Juin 1959

FILMOGRAPHIE: Robert Stevenson (nĂ© le 31 mars 1905 Ă  Buxton, dans le Derbyshire en Angleterre et mort le 30 avril 1986 Ă  Santa Barbara, en Californie) est un rĂ©alisateur, scĂ©nariste et producteur de cinĂ©ma britannique. 1932 : Happy Ever After. 1933 : Falling for You. 1936 : Marie Tudor. 1936 : Cerveaux de rechange. 1936 : Jack of All Trades. 1937 : Les Mines du roi Salomon. 1937 : New York Express. 1938 : Owd Bob. 1938 : The Ware Case. 1940 : Young Man's Fancy. 1940 : Return to Yesterday. 1940 : Tom Brown Ă©tudiant. 1941 : Back Street. 1942 : Jeanne de Paris. 1943 : Et la vie recommence. 1943 : Jane Eyre. 1946 : American Creed. 1947 : La Femme dĂ©shonorĂ©e. 1948 : Opium. 1949 : La Grève des dockers. 1950 : L'Étranger dans la citĂ©. 1951 : Mon passĂ© dĂ©fendu. 1952 : Scandale Ă  Las Vegas. 1957 : Johnny Tremain. 1957 : Fidèle Vagabond. 1959 : Darby O'Gill et les Farfadets. 1960 : L'Enlèvement de David Balfour. 1961 : Monte lĂ -d'ssus. 1962 : Les Enfants du capitaine Grant. 1963 : Après lui, le dĂ©luge. 1964 : Les MĂ©saventures de Merlin Jones. 1964 : Mary Poppins. 1965 : Un neveu studieux. 1965 : L'Espion aux pattes de velours. 1967 : La Gnome-mobile. 1968 : Le FantĂ´me de Barbe-Noire. 1968 : Un amour de Coccinelle. 1971 : L'Apprentie sorcière. 1974 : L'ĂŽle sur le toit du monde. 1974 : Le Nouvel Amour de Coccinelle. 1975 : Objectif Lotus. 1976 : Un candidat au poil. 

Quelle jolie trouvaille que nous offre lĂ  Warning Zone avec cette production Disney oubliĂ©e de tous si bien que j'ignorai son existence ! Et quelle ne fut ma surprise de dĂ©couvrir dans l'un de ses premiers rĂ´les Ă  l'Ă©cran le monstre sacrĂ© Sean Connery en sĂ©ducteur affable et loyal tentant de courtiser la belle Katie O'Gill que Janet Munro endosse avec une force de caractère frĂ©tillante au point d'y crever l'Ă©cran. Personnellement je ne connaissais pas cette charmante actrice juvĂ©nile plutĂ´t resplendissante par son charisme somme toute naturel et sa gaietĂ© communicative que le spectateur approuve un sourire constant aux lèvres. Mais outre l'aspect aussi bien ludique qu'attachant de cette romance escomptĂ©e parfois compromise par un rival pĂ©dant; Darby O'Gill et les Farfadets doit sa notoriĂ©tĂ© en la prĂ©sence des lutins que les FX artisanaux transcendent avec un rĂ©alisme toujours aussi sidĂ©rant plus de 65 ans après sa sortie salles. Et Ă  ce niveau d'enchantement il faut le voir pour le croire dans Ă  peu près 95% des sĂ©quences tournĂ©es avec un art consommĂ© de la perfection. Il est d'ailleurs un peu regrettable de se retrouver avec un seul et unique farfadet durant une bonne heure de mĂ©trage si on Ă©lude la première demi-heure illustrant une cinquantaine de lutins accourant tous azimuts lors d'une sĂ©quence musicale Ă©minemment entraĂ®nante, féérique, anthologique. 

Mais si l'intrigue assez prenante ne cède pas Ă  l'ennui par l'entremise de Darby Gill, le père de Katie (qu'incarne brillamment Albert Sharpe en père sclĂ©rosĂ© en quĂŞte de seconde jeunesse) nĂ©gociant incessamment avec le roi des lutins pour un enjeu de voeux, il manque toutefois ces grains de folie vĂ©cus plus tĂ´t de par l'absence trop prolongĂ©e des Leprechauns que l'on ne retrouvera plus durant l'aventure restante. Pour autant, et en virant subitement de ton, on ne peut qu'applaudir l'audace des Studios Disney d'incorporer au sein de son intrigue  facĂ©tieuse quelques sĂ©quences crĂ©pusculaires d'un style Ă©tonnamment horrifique. Tant et si bien que je suis restĂ© aussi fascinĂ© qu'impressionnĂ© par la prĂ©sence de la mauvaise fĂ©e ou encore du fiacre de la mort dĂ©valant du haut d'une montagne pour en dĂ©coudre avec Darby et Katie. Et si les trucages contrairement perfectibles peuvent ici prĂŞter Ă  sourire auprès de la nouvelle gĂ©nĂ©ration, je trouve que le cĂ´tĂ© fluo qui se dĂ©gage des sĂ©quences surnaturelles procurent un effet insĂ©cure presque malaisant sous l'impulsion du pouvoir de fascination onirico-macabre. 

Tour Ă  tour charmant, badin, frĂ©tillant, féérique, ensorcelant, Darby O'Gill et les Farfadets est un petit divertissement fort rĂ©ussi pour qui apprĂ©cie les spectacles familiaux bâtis sur le sens de l'Ă©merveillement et l'innocence des âmes d'enfant comme le soulignent vibrement nos hĂ©ros en herbe pleinement impliquĂ©s dans l'aventure. Devenu aujourd'hui une raretĂ© aussi oubliĂ©e qu'infortunĂ©e, Darby O'Gill et les Farfadets est Ă  redĂ©couvrir avec un oeil fureteur qui risque de vous marquer Ă  jamais (aussi modeste soit la simplicitĂ© de son contenu il est vrai) en prĂ©servant en mĂ©moire de surprenantes sĂ©quences bluffantes de rĂ©alisme poĂ©tique. 

*Bruno

mardi 26 décembre 2023

Ripoux contre Ripoux

                                        Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site boxofficestory.com

de Claude Zidi. 1990. France. 1h46. Avec Philippe Noiret, Thierry Lhermitte, Guy Marchand, Jean-Pierre Castaldi, Grace de Capitani, Line Renaud, Michel Aumont, Jean Benguigui, Roger Jendly 

Sortie salles France: 7 Février 1990

FILMOGRAPHIE: Claude Zidi est réalisateur et scénariste français né le 25 juillet 1934 à Paris. 1971 : Les Bidasses en folie. 1972 : Les Fous du stade. 1973 : Le Grand Bazar. 1974 : La moutarde me monte au nez. 1974 : Les Bidasses s'en vont en guerre. 1975 : La Course à l'échalote. 1976 : L'Aile ou la Cuisse. 1977 : L'Animal. 1978 : La Zizanie. 1979 : Bête mais discipliné. 1980 : Les Sous-doués. 1980 : Inspecteur la Bavure. 1982 : Les Sous-doués en vacances. 1983 : Banzaï. 1984 : Les Ripoux. 1985 : Les Rois du gag. 1987 : Association de malfaiteurs. 1988 : Deux. 1989 : Ripoux contre ripoux. 1991 : La Totale ! 1993 : Profil bas. 1997 : Arlette. 1999 : Astérix et Obélix contre César. 2001 : La Boîte. 2003 : Ripoux 3. 2011: Les Ripoux anonymes, série coréalisée avec son fils Julien Zidi.

Si Ripoux contre Ripoux n'arrive Ă©videmment pas Ă  la cheville de son modèle devenu depuis un grand classique de la comĂ©die populaire, Claude Zidi a su toutefois prĂ©server un certain savoir-faire dans la mise en scène assez scrupuleuse, dans sa direction d'acteurs attentionnĂ©e et dans sa sincĂ©ritĂ© Ă  raconter une nouvelle intrigue se situant Ă  mi-chemin du 1er opus si j'ose dire (il ne s'agit donc ni d'une sĂ©quelle ni d'un remake mais d'un midquel !), pour rendre une copie tout Ă  fait frĂ©quentable sans cĂ©der Ă  l'ennui. Et si effectivement cette seconde partie demeure moins drĂ´le, moins passionnante et moins palpitante (quoique la dernière demi-heure est particulièrement rĂ©ussie dans l'Ă©laboration d'un stratagème assez retors afin d'y alpaguer les nouveaux adversaires de François et RenĂ© encore plus ripoux qu'eux), Ripoux contre Ripoux suscite frĂ©quemment charme, humour, tendresse, espièglerie et sympathie sous l'impulsion d'acteurs notoires aussi impliquĂ©s qu'au prĂ©alable (Noiret / Lhermitte sont donc aussi attachants Ă  travers leur solidaritĂ© amiteuse indĂ©fectible Ă©maillĂ©e de dissensions houleuses lorsque ce dernier dĂ©cide de devenir un honnĂŞte commissaire). 

Sans compter une poignĂ©e de seconds-rĂ´les communĂ©ment convaincants pour rendre compte de l'aspect ludique de l'intrigue assez efficacement soutenue, notamment auprès de plages de tendresse romantiques qui nous manquent tant aujourd'hui Ă  travers la comĂ©die mainstream. Tant auprès de Line Renaud Ă©tonnamment juste et naturelle en belle de nuit au grand coeur, de la gironde et sĂ©millante Grace de Capitani en courtisane fervente amoureuse de François que de Jean-Claude Brialy en banquier discrètement vĂ©reux Ă  deux doigts de chavirer ou encore de Jean Benguigui en propriĂ©taire homo gĂ©rant d'un peep-show parisien. Quant aux prĂ©sences majeures de Guy Marchand et de Jean-Pierre Castaldi que l'on n'attendaient point ici, ils forment sans ambages un tandem de ripoux sans vergogne particulièrement rapaces, dĂ©tendus, insatiables, goguenards Ă  duper une petite dĂ©linquance francilienne, ancienne famille officieuse de François et RenĂ© sur le point de leur prĂŞter main forte dans leur fâcheuse posture pĂ©cuniaire. On retrouve Ă©galement pour renforcer son noble climat de fidĂ©litĂ© amicale et de passion amoureuse la partition mĂ©lancolique de Francis Lai esquissant Ă  nouveau avec fluiditĂ© les sĂ©quences intimistes fondĂ©es sur la simplicitĂ© des sentiments de chaudes retrouvailles et la peur de l'Ă©chec. 

Non franchement, Ripoux contre Ripoux est un honnĂŞte divertissement aussi affable qu'on aurait tort de bouder aujourd'hui. En tenant compte aussi de la nostalgie de cette Ă©poque rĂ©volue que le spectateur, impliquĂ©, perçoit avec sensibilitĂ©, amertume, quiĂ©tude, exaltation, qui plus est un sourire salvateur au terme du gĂ©nĂ©rique final. D'ailleurs le film cumulera quand mĂŞme Ă  sa sortie 2 910 070 entrĂ©es contre 5 882 397 amassĂ©s 6 ans plus tĂ´t. 

Ci-joint la chronique des Ripouxhttp://brunomatei.blogspot.fr/…/les-ripoux-cesar-du-meilleu…

*Bruno
2èx

vendredi 22 décembre 2023

Top 17 / Flop 2023

 1: Ex-aecquo


2: Ex-aecquo  

                 
3: Ex-aecquo


4: Ex-aecquo

                                                                                                                             
Quatuor de Coups de coeur: 

                      

              
      Dans le dĂ©sordre: 






Bonus: 



FLOP 2023











The Hunt

                                             Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site Imdb.com

de Craig Zobel. 2020. U.S.A. 1h30. Avec Betty Gilpin, Ike Barinholtz, Emma Roberts, Hilary Swank, Justin Hartley, Glenn Howerton, Amy Madigan.

Sortie salles France: 22 Juin 2020

FILMOGRAPHIE: Craig Zobel est un réalisateur et producteur américain. Great World of Sound (2007). Compliance 2012. Les Survivants 2015. The Hunt (2020).


Quel rĂ©jouissant jeu de massacre que cette chasse Ă  l'homme oĂą les rĂ´les vont subitement s'inverser en la prĂ©sence d'une guerrière farouche aussi fĂ»tĂ©e qu'impitoyable. Craig Zobel relançant sans cesse l'intrigue mĂ©chamment escarpĂ©e par la dĂ©viation d'un cheminement imprĂ©visible truffĂ© de rebondissements et surtout de faux semblants que l'on ne voit pas arriver. Qui plus est, fort d'une mise en scène percutante dirigeant avec brio chorĂ©graphiĂ© ses scènes d'action ultra violentes oĂą le gore explose Ă  n'importe quel recoin, The Hunt est d'autant plus jouissif en la prĂ©sence laconique de l'actrice Betty Gilpin magnĂ©tisant l'Ă©cran avec un aplomb, un trouble expressif, une force tranquille iconique. De quoi faire la nique Ă  nos hĂ©roĂŻnes intrĂ©pides Ripley, Sarah Connor et consort auprès de son art du self dĂ©fense redoutablement incisif (pour ne pas dire Ă  couper au rasoir). 

Satire (oh combien) mysantrope où les thématiques sociales (immigration, cause animale, individualisme, égoisme, déshumanisation), économiques (malbouffe, vente libre des armes), politiques (racisme, élitisme de classe) passent au crible de la dérision sardonique (proche d'un Tex Avery vitriolé), The Hunt culmine son festoyant survival autour d'une confrontation féministe explosive (impossible de ne pas songer à Kill Bill "in the kitchen") en rehaussant la simplicité si fallacieuse de son intrigue beaucoup plus finaude qu'en apparence. Et ce en jouant à nouveau admirablement avec le subterfuge, la manipulation morale afin de mieux duper son adversaire martial en proie au doute et à la suspicion.

*Bruno

mercredi 20 décembre 2023

Thanksgiving

                                                   Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site Imdb.com

de Eli Roth. 2023. U.S.A. 1h46. Avec Patrick Dempsey, Ty Olsson, Gina Gershon, Gabriel Davenport, Karen Cliche, Nell Verlaque, Rick Hoffman, Jalen Thomas Brooks, Addison Rae.

Sortie salles France: 29 Novembre 2023 (Int - 16 ans)

FILMOGRAPHIE: Eli Roth est un rĂ©alisateur amĂ©ricain, nĂ© le 18 Avril 1972 Ă  Boston. 2002: Cabin Fever. 2006: Hostel. 2007: Thanksgiving (faux trailer). 2007: Hostel 2. 2009: Nation's Pride - Stolz der Nation (trailer). 2013: The Green Inferno. 2015: Knock Knock. 2018 : Death Wish. 2018 : La ProphĂ©tie de l'horloge. 2023 : Thanksgiving : La semaine de l'horreur. 2024 : Borderlands. 

Hommage aux psycho-killers des annĂ©es 90 (Scream en tĂŞte, indubitablement, Urban Legend et consorts) sous couvert d'une satire caustique sur le consumĂ©risme (le prologue borderline est très rĂ©ussi !) et la dĂ©shumanisation des rĂ©seaux sociaux, Thanksgiving compte Ă  tous prix sur sa plĂ©thore de scènes chocs rĂ©solument gorasses pour tenir en haleine le spectateur peu motivĂ© de prime abord par son intrigue poussive. Le point le plus rĂ©prĂ©hensible de cette sympathique sĂ©rie B Ă©manant de l'attrait fadasse des personnages pas franchement attachants dans leur fonction de victimes Ă©plorĂ©es ou d'investigateurs en herbe s'efforçant maladroitement de remonter la piste du tueur avec l'appui d'une police aussi infructueuse. Qui plus est, nanti d'un charisme somme toute ordinaire Ă  travers leur psychologie aussi sommaire que dĂ©munie, Eli Roth semble adopter ce parti-pris pour coller au plus près de l'ambiance et du charme candides de ces petites sĂ©ries B horrifiques dĂ©nuĂ©es de prĂ©tention. 

Or, plus le temps passe, plus le mĂ©trage devient davantage agrĂ©able Ă  suivre, avec en intermittence 1 Ă  2 sĂ©quences flippantes particulièrement rĂ©ussies auprès de la montĂ©e d'un suspense oppressant instaurĂ© au sein d'endroits exigus. Eli Roth prenant Ă©galement constamment malin plaisir Ă  Ă©laborer ses sĂ©quences chocs avec une inventivitĂ© sans cesse renouvelĂ©e et un attrait probant pour le spectacle des poursuites infernales et estocades tranchĂ©es que l'on observe entre apprĂ©hension, dĂ©rision tacite et fascination morbide. Et s'il ne laissera pas de traces indĂ©lĂ©biles auprès du sous-genre tant Ă©culĂ©, on garde toutefois en mĂ©moire un divertissement sardonique bonnard de par son rythme particulièrement bien gĂ©rĂ© allant crescendo au fil d'une rĂ©vĂ©lation identitaire assez rĂ©ussie (bien que je l'ai personnellement devinĂ©) et plutĂ´t cohĂ©rente quant aux tenants et aboutissants du tueur tributaire de sa vendetta en roue libre (euphĂ©misme). 

*Bruno
Vostfr

lundi 18 décembre 2023

FantĂ´mes en FĂŞte / Scrooged

                                               Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site Imdb.com

de Richard Donner. 1988. U.S.A. 1h41. Avec Bill Murray, Karen Allen, David Johansen, John Glover, Carol Kane, Alfre Woodard, Bobcat Goldthwait, Robert Mitchum.

Sortie salles France: 21 Décembre 1988

FILMOGRAPHIE: Richard Donner (Richard Donald Schwartzberg) est un réalisateur et producteur américain, né le 24 Avril 1930 à New-York. 1961: X-15. 1968: Sel, poivre et dynamite. 1970: l'Ange et le Démon. 1976: La Malédiction. 1978: Superman. 1980: Superman 2 (non crédité - Richard Lester). 1980: Rendez vous chez Max's. 1982: Le Jouet. 1985: Ladyhawke, la femme de la nuit. 1985: Les Goonies. 1987: l'Arme Fatale. 1988: Fantômes en Fête. 1989: l'Arme Fatale 2. 1991: Radio Flyer. 1992: l'Arme Fatale 3. 1994: Maverick. 1995: Assassins. 1996: Complots. 1998: l'Arme Fatale 4. 2002: Prisonnier du temps. 2006: 16 Blocs. 2006: Superman 2 (dvd / blu-ray).


Discours sur la dichotomie de l'Ă©goĂŻsme et de la gĂ©nĂ©rositĂ© par le truchement d'un conte de NoĂ«l plutĂ´t dĂ©calĂ©, FantĂ´mes en FĂŞte est une formidable friandise acidulĂ©e largement dominĂ© par la prĂ©sence de l'irrĂ©sistible Bill Murray omniprĂ©sent Ă  l'Ă©cran. Celui-ci s'en donnant Ă  coeur joie en directeur de chaine intransigeant Ă  travers ses rĂ©parties aussi dĂ©tendues que tranchĂ©es avant de cĂ©der Ă  la remise en question depuis l'intrusion de 3 fantĂ´mes dĂ©libĂ©rĂ©s Ă  lui remĂ©morer son passĂ© galvaudĂ© afin de lui offrir une seconde chance. Parfois grave Ă  travers sa dramaturgie mĂ©lancolique inscrite dans le passĂ© et nappĂ© de tendresse pour les rapports Ă©quivoques entre la dĂ©licieuse Karen Allen (le sourire le plus gĂ©nĂ©reux des stars ricaines) et Bill Muray littĂ©ralement amoureux mais conflictuels, FantĂ´mes en FĂŞte inclut en cerise sur le gâteau l'argument fantastique pour renforcer son humour dĂ©bridĂ© (parfois noir). Richard Donner achevant de clĂ´turer son manifeste pour l'altruisme auprès d'une Ă©treinte musicale de masse faisant Ă©cho Ă  la dimension fĂ©erique de NoĂ«l. Tout bien considĂ©rĂ©, un spectacle bonnard plein d'Ă©motions, d'humour, de mĂ©chancetĂ© et de bons sentiments.


*Bruno
3èx

mercredi 13 décembre 2023

L'Animal

                                           
                                                    Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site Imdb.com

de Claude Zidi. 1977. France. 1h40. Avec Jean-Paul Belmondo, Raquel Welch, Charles Gérard, Julien Guiomar, Aldo Maccione, Dany Saval, Raymond Gérôme, Henri Génès, Jane Birkin, Johnny Hallyday, Claude Chabrol, Yves Mourousi, Mario David, Jacques Alric, Henri Attal, Josiane Balasko, Maurice Auzel, Maurice Bénichou.

Sortie salles France: 5 Octobre 1977

FILMOGRAPHIE: Claude Zidi est rĂ©alisateur et scĂ©nariste français nĂ© le 25 juillet 1934 Ă  Paris.
1971 : Les Bidasses en folie. 1972 : Les Fous du stade. 1973 : Le Grand Bazar. 1974 : La moutarde me monte au nez. 1974 : Les Bidasses s'en vont en guerre. 1975 : La Course à l'échalote. 1976 : L'Aile ou la Cuisse. 1977 : L'Animal. 1978 : La Zizanie. 1979 : Bête mais discipliné. 1980 : Les Sous-doués. 1980 : Inspecteur la Bavure. 1982 : Les Sous-doués en vacances. 1983 : Banzaï. 1984 : Les Ripoux. 1985 : Les Rois du gag. 1987 : Association de malfaiteurs. 1988 : Deux. 1989 : Ripoux contre ripoux. 1991 : La Totale ! 1993 : Profil bas. 1997 : Arlette. 1999 : Astérix et Obélix contre César. 2001 : La Boîte. 2003 : Ripoux 3. 2011 : Les Ripoux anonymes, série coréalisée avec son fils Julien Zidi.


ComĂ©die ultra light bâtie sur la popularitĂ© de Bebel totalement en roue libre dans un double rĂ´le antinomique (acteur homosexuel contraint d'ĂŞtre doublĂ© par son sosie, un cascadeur en requĂŞte sentimentale en la personne de Raquel Welch), l'Animal triompha en salles lors de sa sortie (3 157 789 entrĂ©es !) Ă  la grande joie de l'acteur qui cumulait des annĂ©es plus tĂ´t de rĂ©currents Ă©checs (le Corps de mon ennemi, l'Alpagueur). Et si on a largement connu Claude Zidi plus inspirĂ©, voir beaucoup plus appliquĂ© derrière sa casquette de maĂ®tre de la comĂ©die populaire, la bonne humeur qui se dĂ©gage des situations aussi folingues qu'outrancières, l'incroyable sex-appeal de Raquel Welch (euphĂ©misme !) irradiant l'Ă©cran Ă  chaque seconde, le dĂ©paysement du vaudeville exotique exploitant sans cesse les dĂ©cors d'un cinĂ©ma cartoonesque et surtout la bonhomie exubĂ©rante de Belmondo s'en donnant Ă  coeur joie dans les mimiques et gesticulations endiablĂ©es (jusqu'Ă  la lourdeur lors des passages les moins pittoresques) achèvent de rendre ce divertissement frĂ©quemment sympathique. 


En prime d'assister Ă  un panel de sĂ©quences impressionnantes faisant intervenir de dangereux fĂ©lins (tigre / lion) ou de tĂ©moigner de cascades les plus couillues et improbables (celle aĂ©rienne lorsque Bebel fige ses jambes sur les ailes d'un avion donne clairement le vertige), l'Animal fleure bon la comĂ©die dĂ©complexĂ©e sous l'impulsion d'une frĂ©tillante partition de Vladimir Cosma qui nous manque tant aujourd'hui auprès de nos comĂ©dies contemporaines autrement opportunistes, pour ne pas dire dĂ©nuĂ©es d'innocence. Ainsi, outre ses moult dĂ©fauts cabotins, voirs quelque peu ridicules parfois, on pardonne facilement ces effets de manche grossiers pour prĂ©server au final un souvenir assez chaleureux d'après cet hommage Ă  la sĂ©rie B aussi bricolĂ©e qu'attachante. En se remĂ©morant enfin chez les nostalgiques ses fameuses sĂ©ances que l'on savourait avec nos parents lors du "film du Dimanche soir" que TF1 diffusait de façon hebdomadaire. Et puis Ă  titre subsidiaire il y a la prĂ©sence secondaire d'Aldo Macione (et d'autres figurants devenus notoires par la suite) en cinĂ©aste nĂ©ophyte s'efforçant d'y parfaire un film d'action Bisseux avec son accent italien irrĂ©sistible. A prioriser votre sĂ©ance "rĂ©tro" lors des fĂŞtes de fin d'annĂ©e. 


*Bruno
2èx