mercredi 14 décembre 2016

L'AGE DE CRISTAL

                                                                         Photo empruntée sur Google, appartenant au site scifi-movies.com

"Logan’s Run" de Michael Anderson. 1976. U.S.A. 1h58. Avec Michael York, Jenny Agutter, Richard Jordan, Roscoe Lee Browne, Greg Lewis, Michelle Stacy, Farrah Fawcett, Michael Anderson Jr., Peter Ustinov.

Sortie salles France: 22 Décembre 1976

FILMOGRAPHIE SELECTIVE: Michael Anderson est un réalisateur britannique, né le 30 Janvier 1920 à Londres. 1949: Private Angelo. 1950: Waterfront. 1956: 1984. 1956: Le Tour du monde en 80 Jours. 1960: Les Jeunes Loups. 1961: La Lame Nue. 1965: Opération Crossbow. 1975: Doc Savage arrive. 1976: L'âge de cristal. 1977: Orca. 1979: Dominique. 1980: Chroniques Martiennes. 1989: Millenium. 2000: Pinocchio et Gepetto. 2008: Tenderloin.


Avant propos:
"Au 23è siècle, les survivants de la guerre, de la surpopulation, de la pollution vivent dans une grande cité sous dôme, isolé du monte extérieur oublié. Dans un univers écologique équilibré, l'humanité se consacre au plaisir libérée par les servo-mécanismes qui assurent ses besoins. Un seul problème: la vie finit à 30 ans, sauf si on renaît lors du rituel flamboyant du carrousel."



Logan 5, limier chargé d'abattre les fugitifs refusant de mourir si jeune, est chargé d'une mission par l'ordinateur du dôme. Celle de se faire passer à son tour pour un fugitif afin de localiser le sanctuaire et le détruire, lieu d'abri de ces derniers. Avec l'aide de Jessica, il part explorer cette zone interdite mais son acolyte Francis 7 est à ses trousses. Si sa trame prometteuse laisse augurer un divertissement d'anticipation haletant (non dénué de poésie pour sa réflexion humaniste sur la nécessité de vieillir), l'âge de Cristal peine à insuffler de l'intensité si bien que l'évasion précipitée du couple s'avère sans surprises. L'intrigue se résumant à une course poursuite tantôt spectaculaire que Logan et Jessica vont endurer en guise de survie, quand bien même durant leur périple ils se laisseront séduire par un robot équivoque avant de rencontrer un vieillard ayant survécu à l'apocalypse. Grâce à ce témoin clef, ils décident dès lors de rapporter la preuve de la longévité afin de convaincre la population que la réincarnation de leurs ancêtres sacrifiés n'est qu'une supercherie dans la cité despotique du carrousel.


Hormis une première demi-heure haletante, parfois inventive (la séance de chirurgie esthétique, la procession du carrousel) et dépaysante (décors baroques particulièrement grandioses, photo criarde, costumes extravagants, effets spéciaux étonnamment soignés pour l'époque), l'Age de Cristal suscite une timide sympathie malgré la bonne volonté du réalisateur à cristalliser au possible sa dystopie et en dépit de la complicité des comédiens que forment aimablement Michael York / Jenny Agutter. Si en seconde partie, la présence du vétéran Peter Ustinov peut également faire office d'atout, son jeu cabotin finit par nous faire sourire si bien que l'acteur semble peu motivé par sa fonction (atone) de sauveur de l'humanité. Avec indulgence et nostalgie, on peut toutefois éprouver un certain plaisir (coupable) à cet âge de cristal suranné car finalement peu convaincant dans sa narration maladroitement structurée et dénuée de passion. 

B-M. 3èx

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