(Crédit photo : image trouvée via google, provenant du site imdb. Utilisée ici à des fins non commerciales et illustratives)
Redécouverte hier soir, quelques mois après un premier visionnage, du Réveil de la momie. Et je ne peux que présenter une forme de mea culpa. Je l'ai en effet beaucoup mieux apprécié, avec davantage d'attention et d'intérêt, notamment grâce à l'efficacité de son rythme que j'ai reproché la 1ère fois. Contrairement à mon premier ressenti donc, je ne me suis pas ennuyé un instant durant ses deux heures, alors que je lui reprochais justement une durée excessive (que certaines critiques presse ont notamment relevé).
Sous ce nouveau regard, j'ai découvert un métrage bien plus efficace que dans mon souvenir, porté par un casting convaincant, qu'il s'agisse des parents (alors que j'avais eu un vrai problème d'identification pour le personnage du père endossé par Jack Reynor) ou de la jeune fille possédée par cette entité ancestrale.
Mais surtout, à mon sens, ce qui rend Le Réveil de la momie aussi distrayant qu'intéressant réside dans son audace à injecter des scènes de violence gore à la fois sales et cruelles. D'autant plus que, par moments, le film n'hésite pas à prendre des enfants pour cibles. Et là, c'est plutôt couillu, voire presque déviant tant certaines séquences surprennent par leur cruauté graphique (notamment cette liturgie sectaire tournée en camescope lors du transfert de Katie).
Après nous avoir déjà bien amusés avec Evil Dead Rise, Lee Cronin signe une nouvelle série B dénuée de prétention, mais tout aussi divertissante et malsaine dans son attrait pour un gore particulièrement insalubre, pour le plus grand bonheur des amateurs d'hémoglobine qui tâche et laissent des traces sur leur tee-shirt. Son aspect visuel s'avère en outre relativement soigné, jouant sur des teintes claires, jaune orangé et solaires qui confèrent un bel exotisme aux paysages désertiques égyptiens comme aux rues du Caire.
Mais ce qui renforce encore le capital sympathie du film émane du charisme patibulaire de la momie, ici incarnée par une adolescente. Un choix audacieux, original et surprenant, d'autant que Nathalie Grace se montre tout à fait convaincante, impressionnante et parfois même terrifiante. Sa rapacité, sa cruauté et son sadisme, avec lesquels elle propage la mort autour d'elle, témoignent d'un véritable art de la perversité sournoise.
Ainsi, Le Réveil de la momie s'impose comme un bon divertissement horrifique, relativement soigné et bien interprété. L'intensité dramatique est d'ailleurs parfois mise en valeur par le désarroi de parents totalement impuissants face à la dégénérescence morale de leur enfant, toujours plus diabolique.
Mais on retiendra surtout, à travers cette production Blumhouse, des effets gores d'une redoutable méchanceté ainsi que le charisme à la fois hostile et troublant de la momie incarnée par Nathalie Grace, étonnamment crédible en créature démoniaque. Lee Cronin parvient en effet à conjuguer avec une certaine originalité le thème de la possession démoniaque à celui de la momie, sans jamais déséquilibrer son récit. Cet équilibre renforce les qualités de ce sympathique métrage, solidement mené sur le plan narratif. Et même si l'ensemble peut parfois sembler réchauffé pour ceux et celles connaissant par coeur le schéma narratif du mythe de la momie, on adhère volontiers à cette histoire de malédiction ancestrale que des parents tentent de déjouer par amour pour leur fille. D'autant plus que l'humour sardonique est omniprésent durant tout le stratagème criminel de leur rejeton.
Sous ce nouveau regard, j'ai découvert un métrage bien plus efficace que dans mon souvenir, porté par un casting convaincant, qu'il s'agisse des parents (alors que j'avais eu un vrai problème d'identification pour le personnage du père endossé par Jack Reynor) ou de la jeune fille possédée par cette entité ancestrale.
Mais surtout, à mon sens, ce qui rend Le Réveil de la momie aussi distrayant qu'intéressant réside dans son audace à injecter des scènes de violence gore à la fois sales et cruelles. D'autant plus que, par moments, le film n'hésite pas à prendre des enfants pour cibles. Et là, c'est plutôt couillu, voire presque déviant tant certaines séquences surprennent par leur cruauté graphique (notamment cette liturgie sectaire tournée en camescope lors du transfert de Katie).
Après nous avoir déjà bien amusés avec Evil Dead Rise, Lee Cronin signe une nouvelle série B dénuée de prétention, mais tout aussi divertissante et malsaine dans son attrait pour un gore particulièrement insalubre, pour le plus grand bonheur des amateurs d'hémoglobine qui tâche et laissent des traces sur leur tee-shirt. Son aspect visuel s'avère en outre relativement soigné, jouant sur des teintes claires, jaune orangé et solaires qui confèrent un bel exotisme aux paysages désertiques égyptiens comme aux rues du Caire.
Mais ce qui renforce encore le capital sympathie du film émane du charisme patibulaire de la momie, ici incarnée par une adolescente. Un choix audacieux, original et surprenant, d'autant que Nathalie Grace se montre tout à fait convaincante, impressionnante et parfois même terrifiante. Sa rapacité, sa cruauté et son sadisme, avec lesquels elle propage la mort autour d'elle, témoignent d'un véritable art de la perversité sournoise.
Ainsi, Le Réveil de la momie s'impose comme un bon divertissement horrifique, relativement soigné et bien interprété. L'intensité dramatique est d'ailleurs parfois mise en valeur par le désarroi de parents totalement impuissants face à la dégénérescence morale de leur enfant, toujours plus diabolique.
Mais on retiendra surtout, à travers cette production Blumhouse, des effets gores d'une redoutable méchanceté ainsi que le charisme à la fois hostile et troublant de la momie incarnée par Nathalie Grace, étonnamment crédible en créature démoniaque. Lee Cronin parvient en effet à conjuguer avec une certaine originalité le thème de la possession démoniaque à celui de la momie, sans jamais déséquilibrer son récit. Cet équilibre renforce les qualités de ce sympathique métrage, solidement mené sur le plan narratif. Et même si l'ensemble peut parfois sembler réchauffé pour ceux et celles connaissant par coeur le schéma narratif du mythe de la momie, on adhère volontiers à cette histoire de malédiction ancestrale que des parents tentent de déjouer par amour pour leur fille. D'autant plus que l'humour sardonique est omniprésent durant tout le stratagème criminel de leur rejeton.
— Celui du cœur noir des images 🖤

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