lundi 16 juillet 2012

48 HEURES (48 Hours). Grand Prix au Festival du film policier de Cognac, 1983.


                                                                            (Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site johnplissken.com)


de Walter Hill. 1982. U.S.A. 1h36. Avec Nick Nolte, Eddie Murphy, Annette O'Toole, Frank McRae, James Remar, David Patrick Kelly, Sonny Landham, Brion James, Kerry Sherman, Jonathan Banks.

Sortie salles France: 27 Avril 1983. U.S: 8 Décembre 1982

Récompense: Grand Prix au Festival du film policier de Cognac, en 1983

FILMOGRAPHIE (source Wikipedia): Walter Hill est un producteur, réalisateur et scénariste américain, né le 10 janvier 1942 à Long Beach, en Californie (États-Unis).
1975 : Le Bagarreur (Hard Times),1978 : Driver, 1979 : Les Guerriers de la nuit, 1980 : Le Gang des frères James,1981 : Sans retour, 1982 : 48 heures, 1984 : Les Rues de feu,1985 : Comment claquer un million de dollars par jour,1986 : Crossroads, 1987 : Extrême préjudice, 1988 : Double Détente, 1989 : Les Contes de la crypte (1 épisode),1989 : Johnny belle gueule, 1990 : 48 heures de plus,1992 : Les Pilleurs, 1993 : Geronimo,1995 : Wild Bill, 1996 : Dernier Recours,1997 : Perversions of science (série TV),2000 : Supernova, 2002 : Un seul deviendra invincible, 2002 : The Prophecy, 2004 : Deadwood (série TV).


Gros succès Ă  sa sortie et rĂ©vĂ©lation du nĂ©ophyte Eddie Murphy pour son premier rĂ´le Ă  l'Ă©cran, 48 heures est devenu au fil du temps une rĂ©fĂ©rence du Buddy Movie, genre prisĂ© au dĂ©but des annĂ©es 80. Sous la houlette d'un maĂ®tre du cinĂ©ma musclĂ© et avec la complĂ©mentaritĂ© de deux comĂ©diens loquaces, ce film policier moderne constitue un jubilatoire concentrĂ© d'action et de comĂ©die par son rythme sans faille. Pour retrouver un dangereux criminel et son complice, l'inspecteur Jack Gates nĂ©gocie une transaction avec Reggie Hammond, un taulard afro condamnĂ© Ă  une peine de 3 ans mais prochainement libĂ©rable. Durant 48 heures de libertĂ© surveillĂ©e, Reggie va devoir collaborer avec son alliĂ© pour remonter la piste de ces anciens associĂ©s mais aussi mettre la main sur un butin de 500 000 dollars.


Sous le pilier d'une intrigue habilement troussĂ©e gĂ©nĂ©rant une action Ă©chevelĂ©e et parmi la posture volcanique de deux partenaires forts en gueule, 48 Heures est un modèle de divertissement grand public. Sans cĂ©der Ă  la facilitĂ© d'une action redondante, Walter Hill mise surtout sur l'abattage de ces deux protagonistes dans leur personnalitĂ© caractĂ©rielle. Au fil de leurs vicissitudes semĂ©es d'embĂ»ches et de dĂ©convenues, le flic et le voleur en perpĂ©tuel conflit moral font finalement parvenir Ă  s'apprivoiser, s'accepter et se tolĂ©rer afin de dĂ©busquer des tueurs sans vergogne lâchĂ©s dans les citĂ©s nocturnes de New-York. A deux doigts d'apprĂ©hender Ă  plusieurs reprises ces criminels, ils n'auront de cesse de manquer leur cible en jouant de malchance ! Un alibi de manière Ă  attiser l'expectative pour la prochaine rixe haletante avivĂ©e d'une violence incisive. Parmi la drĂ´lerie de leur complicitĂ© braillarde, Walter Hill retarde l'altercation pronostiquĂ©e pour laisser libre court Ă  leurs discordes et  provocations fantaisistes (leur rixe improvisĂ©e en pleine rue avant qu'une patrouille de police ne les sĂ©parent, l'interrogatoire improvisĂ© par Reggie Ă  la clientèle d'un bar de country ou encore sa requĂŞte lubrique invoquĂ©e Ă  certaines femmes pour satisfaire sa libido). En flic renfrognĂ© Ă  l'impressionnante carrure, Nick Nolte impose une autoritĂ© inflexible avant d'accĂ©der Ă  la loyautĂ© d'accorder du crĂ©dit Ă  son coĂ©quipier marginal. SecondĂ© par ce taulard aussi loquace que finaud, Eddie Murphy se dĂ©lecte spontanĂ©ment Ă  gouailler son partenaire ainsi que les malfrats avec une verve hilarante.


Au rythme de l'inoubliable thème de James Horner, 48 heures divertit en diable grâce Ă  notre irrĂ©sistible tandem de durs Ă  cuire Ă  l'ironie percutante et au professionnalisme de son auteur transfigurant une action dĂ©capante. En conjuguant avec extravagance l'action et l'humour, 48 Heures peut aisĂ©ment se qualifier comme modèle du Buddy Movie

16.07.12. 4èx
Bruno Matéï

                                          

3 commentaires:

  1. J'adore ta critique de cet péloche cultissime ^^ Par contre la suite est vraiment beaucoup plus banale (à peine regardable d'ailleurs, j'ai testé il n'y a pas longtemps)

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  2. Merci l'ami. Je n'avais envie que d'une chose après le générique de fin. Poursuivre un peu le plaisir en regardant la suite que je n'ai vu qu'une seule fois mais que je possède aussi en dvd. C'est un copié-collé vain et redondant mais je me souviens que néanmoins, le film faisait preuve d'une efficacité certaine et d'une réalisation maîtrisée (les scènes d'actions sont aussi bien percutantes !) hormis le fait qu'il repompe scène par scène tout ce que a été fait dans le 1er volet. Avec indulgence donc, on peut peut-être y trouver son compte cependant...
    Je vais essayer de le voir prochainement...

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  3. trés bon buddy movie des années 80 avec "L arme fatale".
    Walter hill était en forme !

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