mercredi 7 janvier 2026

Robin des Bois / Robin Hood de Wolfgang Reitherman et David Hand. 1973. U.S.A. 1h23.

                     (CrĂ©dit photo : image trouvĂ©e via Google, provenant du site Imdb. UtilisĂ©e ici Ă  des fins non commerciales et illustratives)

Robin des Bois (1973) est le tout premier dessin animĂ© que j’ai eu la chance de dĂ©couvrir, Ă  sept ans, aux cĂ´tĂ©s de ma mère, dans une salle de cinĂ©ma. Un souvenir fondateur, Ă©videmment mĂ©morable, presque sacrĂ©. Si bien que, paradoxalement, ce n’est que plusieurs dĂ©cennies plus tard que je me dĂ©cide Ă  le revoir, seulement pour la seconde fois (avant hier prĂ©cisĂ©ment). Et le charme opère intact Ă©videmment.

Certes, Ă  sa sortie, les critiques n’Ă©taient guère enchantĂ©es par les libertĂ©s prises avec la lĂ©gende consacrĂ©e de Robin des Bois. Mais qu’importe. Le film s’inscrit pleinement dans la grande tradition Disney : un enchantement radieux et fougueux, portĂ© par une intrigue simple, mais gorgĂ©e d’humour, d’invention, de tendresse et de cocasserie.
 
 
Comme souvent chez Disney, tout repose sur les personnages - ici animaliers - absolument irrĂ©sistibles par leur expressivitĂ© Ă  la fois innocente et badine. C’est lĂ , sans doute, la grande rĂ©ussite du film : susciter un attachement immĂ©diat, presque instinctif, Ă  ces figures hĂ©roĂŻques et pourtant appauvries, Ă©crasĂ©es par la misère faute de leur roi… attendez… du roi… comment s’appelle-t-il dĂ©jĂ  ? Non, le frère du roi, le prince Jean endossĂ© par ce lion ridicule, altier et geignard - oui, lui, Ă©paulĂ© de son disciple, le serpent sir, servile persifleur !  

Robin des Bois n’est peut-ĂŞtre pas un chef-d’Ĺ“uvre absolu, mais c’est un rĂ©gal de divertissement, attendrissant et irrĂ©sistiblement pittoresque. Les personnages fourmillent d’allĂ©gresse et d’expressivitĂ© bonnard, portĂ©s par des chansons si entĂŞtantes qu’on se surprend Ă  les fredonner avec eux tout au long de ce pĂ©riple aventureux. Un voyage menĂ© par un Robin des Bois charismatique, renard rusĂ© - redoutablement rusĂ© - qui se dĂ©lecte Ă  railler son roi avec une malice et une dĂ©rision jubilatoires.

— le cinĂ©phile du cĹ“ur noir đź–¤

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