(Crédit photo : image trouvée via google, provenant du site imdb. Utilisée ici à des fins non commerciales et illustratives)
À la revoyure, quelle ne fut pas ma surprise de constater le plaisir qu'est parvenu à me procurer Arac Attack, d'Ellory Elkayem ! Ce qui était loin d'être le cas à l'époque ! Cette série B hollywoodienne se révèle être un vibrant hommage aux films de monstres des années 50, en mode ici franchement fun et drôle, puisque Arac Attack est une pure bande dessinée, un véritable cartoon en prises de vues réelles, avec ses araignées de toutes tailles et de différentes espèces qui pullulent à l'écran et envahissent l'espace sans la moindre modération.
Et si la première demi-heure prend tranquillement son temps pour installer l'intrigue et présenter les personnages, Arac Attack embraye ensuite vers une action effrénée durant quasiment une heure non-stop. Tout cela pour dire que le rythme devient infernal, l'action étant pratiquement ininterrompue. Il est donc bien difficile de s'ennuyer face à cette réjouissante bande dessinée live, à laquelle les comédiens s'adonnent à cœur joie.
Et si la première demi-heure prend tranquillement son temps pour installer l'intrigue et présenter les personnages, Arac Attack embraye ensuite vers une action effrénée durant quasiment une heure non-stop. Tout cela pour dire que le rythme devient infernal, l'action étant pratiquement ininterrompue. Il est donc bien difficile de s'ennuyer face à cette réjouissante bande dessinée live, à laquelle les comédiens s'adonnent à cœur joie.
On sent d'ailleurs qu'ils sont ravis de participer à cette aventure horrifique avec allégresse et ironie, à l'instar de David Arquette, Kari Wuhrer, mais aussi de la toute jeune Scarlett Johansson, ici dans le rôle d'une adolescente intervenant en second plan, notamment à travers ses péripéties sentimentales avec son compagnon quelque peu lubrique et inopinément héroïque.
Ainsi donc, Arac Attack est une formidable série B à l'ancienne, qui doit beaucoup de sa fantaisie et de son charme à l'invasion de ces araignées géantes, quasiment omniprésentes. Et même si la plupart des effets numériques ont aujourd'hui quelque peu vieilli et demeurent perfectibles, l'enthousiasme communicatif qui anime ces arachnides, mais aussi les personnages courant tous azimuts comme des poulets sans tête, nous fait rapidement passer outre ces défauts techniques.
D'autant que certains effets sont autrement plus convaincants et réalistes, à l'instar des tarentules velues qu'Ellory Elkayem filme avec beaucoup plus de soin et de précision. C'est d'ailleurs dans ces créatures plus proches du réel que le film parvient parfois à susciter un véritable sentiment de répulsion et de fascination.
Évidemment, si les clichés pullulent, c'est pour mieux rendre hommage à tous ces classiques des années 50, et c'est précisément cet enthousiasme euphorisant qui finit par nous contaminer. On ressort de cette joyeuse invasion avec un sourire de gosse presque enchanteur.
C'est dire si Arac Attack n'a finalement rien perdu de son pouvoir ludique ni de son charme vintage, ici modernisés par des effets spéciaux à la fois perfectibles et réussis. Car malgré leur caractère improbable, on finit néanmoins par croire à ce que l'on voit, aussi invraisemblables soient ces situations cauchemardesques, que le réalisateur filme avec énormément de distance, d'humour et surtout de sympathie, tant pour ces créatures et ses héros de fortune que pour son petit univers de bourgade ricaine pleine de charme et d'insolence. On pense même souvent à Gremlins, notamment d'un point de vue auditif lorsque les araignées poussent leurs petits cris stridents et leurs couinements étranges, presque enfantins, qui renforcent encore davantage le caractère à la fois ludique et cartoonesque de cette invasion arachnéenne.
đź•·️ Et finalement, le plus important bien entendu : on s'amuse comme des gosses !
— Celui du cĹ“ur noir des images đź–¤








