(Crédit photo : image trouvée via google, provenant du site imdb. Utilisée ici à des fins non commerciales et illustratives)
Hier soir, révision de Paradise Lost de John Stockwell, l'illustre acteur de Christine de John Carpenter, mais aussi le réalisateur du fort sympathique Bleu d'Enfer.
À noter que Paradise Lost est uniquement le titre adopté en France, en Irlande, à Malte et au Royaume-Uni, puisque le film est sorti ailleurs sous son titre original, Turistas.
Ainsi donc, il me paraît toujours aussi incompréhensible que cette série B soit à ce point méprisée et occultée depuis maintenant vingt ans, alors qu'il s'agit d'un divertissement horrifique particulièrement efficace : un survival tropical maîtrisé, efficacement mené et parfois d'un réalisme sordide particulièrement difficile, notamment à travers une séquence chirurgicale choc résolument éprouvante n'ayant rien à envier aux dérives putassières d'un Saw ou d'un Hostel.
À noter que Paradise Lost est uniquement le titre adopté en France, en Irlande, à Malte et au Royaume-Uni, puisque le film est sorti ailleurs sous son titre original, Turistas.
Ainsi donc, il me paraît toujours aussi incompréhensible que cette série B soit à ce point méprisée et occultée depuis maintenant vingt ans, alors qu'il s'agit d'un divertissement horrifique particulièrement efficace : un survival tropical maîtrisé, efficacement mené et parfois d'un réalisme sordide particulièrement difficile, notamment à travers une séquence chirurgicale choc résolument éprouvante n'ayant rien à envier aux dérives putassières d'un Saw ou d'un Hostel.
Paradise Lost est d'autant plus convaincant qu'il bénéficie d'une jeune distribution parfaitement impliquée dans cette descente aux enfers. Nos personnages, pris à partie par de dangereux trafiquants d'organes au cœur de la forêt équatoriale brésilienne, sont confrontés à une course pour la survie. Rappelons d'ailleurs que le film s'appuie sur une réalité malheureusement bien réelle à travers le monde concernant la criminalité et le trafic d'organes, même si l'histoire racontée ici demeure évidemment fictive.
Paradise Lost est également un véritable régal visuel (ce qui fut déjà le cas avec Bleu d'Enfer). John Stockwell exploite à merveille son décor idyllique, c'est peu de le dire, nous immergeant complètement dans cette région touristique du Brésil avant de progressivement transformer ce cadre paradisiaque en territoire de cauchemar qui ne plaisante pas. Et le réalisateur ne laisse pratiquement aucune place à l'ennui, malgré deux séquences d'agression malheureusement techniquement illisibles. Un couac d'autant plus regrettable que ces scènes sont pourtant réalistes, intenses et tendues.
En revanche, les séquences sous-marines sont autrement plus impressionnantes et magnifiquement filmées. John Stockwell y instaure une véritable sensation de claustrophobie, notamment lorsqu'il filme ses personnages dans des endroits caverneux, exigus et presque irrespirables. On ressent physiquement cet effet d'étouffement à travers cette course pour la survie que nos héros juvéniles poursuivent avec courage, résistance et une angoisse à bout de souffle.
Ainsi donc, Paradise Lost, à la revoyure, demeure une formidable petite série B, un survival mené avec savoir-faire et efficacité, où la menace humaine, nous glace le sang, sous l'impulsion d'une communauté d'acteurs impliqués dans leurs rôles, à la fois soumis et stoïques face à l'horreur qui les entoure.
Et c'est justement ce côté effréné de la survie qui fonctionne particulièrement bien, notamment auprès des personnages les plus vaillants, les plus résistants et, surtout, ceux qui auront le plus de chance. Car Paradise Lost leur confère également une véritable dimension humaine qui n'est certainement pas à négliger.
Nous n'avons donc jamais affaire à de jeunes adultes décervelés, comme le cinéma de genre nous en sert parfois à la pelle. C'est tout l'inverse que nous propose John Stockwell - on sent qu'il aime ses personnages - avec ce survival tropical aussi dépaysant qu'éprouvant.
Alors oui, Paradise Lost est une petite série B du samedi soir, mais un film d'exploitation particulièrement efficace, tendu, immersif, soigné et généreux en actions, injustement méprisée pour des raisons qui m'échapperont toujours.
Une excellente surprise donc à la revoyure. Alors pourquoi tant de fiel et d'indifférence ?
— Celui du cÅ“ur noir des images 🖤





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