vendredi 11 avril 2014

LA MOUCHE 2 (The Fly 2)

                                                                      Photo empruntée sur Google, appartenant au site moviegoods.com

de Chris Wallas. 1989. U.S.A. 1h45. Avec Eric Stoltz, Daphne Zuniga, Lee Richardson, John Getz, Frank C. Turner, Ann Marie Lee, Gary Chalk.

Sortie salles France: 26 Avril 1989. U.S: 10 février 1989

FILMOGRAPHIE: Chris Wallas est un réalisateur américain, né en 1955 à Chicago, Illinois, U.S.A.
1989: La Mouche 2. 1990: Les Contes de la Crypte (Série TV, épisode: Till Death). 1992: Psychose Meurtrière.


Trois ans après le succès de La Mouche, remake beaucoup plus retors que son classique conçu par Kurt NeumannChris Wallas entreprend une séquelle afin d'exploiter le filon commercial. Série B à nouveau bâtie sur les thèmes de la téléportation et de la mutation génétique, La Mouche 2 réussit à entretenir l'intérêt grâce à la bonne volonté de son réalisateur et des comédiens en herbe. Cinq ans après les évènements dramatiques qui coûtèrent la vie à Seth Brundle, sa compagne accouche d'un enfant physiquement ordinaire mais à la croissance anormale. Elevé par le docteur Bartok et sujet à divers expériences pour déjouer une éventuelle mutation, Martin Brundle doit tenter dès son plus jeune âge de déchiffrer les secrets de la téléportation préalablement étudiée par son père. Utilisé comme cobaye et épié dans son foyer factice, il ne va pas tarder à découvrir qu'il est le fruit d'une machination. Pourvu d'efficacité dans son cheminement narratif et mené avec savoir-faire de par son action encourue, La Mouche 2 ne s'embarrasse pas de réflexion métaphorique et d'intensité dramatique pour tenter de concourir avec son modèle. Ainsi, avec son intrigue futile dénuée de surprises, le film aurait pu rapidement sombrer dans la séquelle insignifiante si les comédiens n'avaient su faire preuve d'éloquence !


Bien que son scénario s'articule autour des secrets de la téléportation et renoue avec les transformations génétiques auquel le héros tentera de trouver une solution à sa dégénérescence, l'implication des acteurs et son savoir-faire technique pallient en partie son manque d'ambition. Dominé par la présence juvénile d'Eric Stolz, le comédien réussit à insuffler une certaine fragilité dans sa condition de victime gagnée par sa maladie, alors qu'un peu plus tard, sa métamorphose le conduira en monstre vindicatif afin de réprimander ses oppresseurs. Reflet de son adolescence, la pudeur et l'innocence qu'il nous véhicule de prime abord culmine vers une séquence véritablement poignante lorsqu'il doit faire face à l'agonie de son compagnon canin réduit à la difformité monstrueuse ! (séquence éprouvante d'une intensité dramatique quasi insupportable !). Epaulé par la jeune Beth Logan auquel ils finissent par entamer une liaison amoureuse, Daphne Zuniga joue avant tout sur son charme physique pour nous convaincre mais sait aussi se montrer sincère dans sa compassion portée à Martin. Quand à Lee Richardson, il incarne avec hypocrisie l'autorité d'un leader mégalo dénué de vergogne pour la vie humaine car trop avide de cupidité pour parfaire son entreprise professionnelle. Pour clore l'interprétation, si les rôles secondaires impartis aux méchants s'avèrent parfois caricaturaux, leur exubérance renforce le caractère ludique des situations, à l'instar des effets gores gratuits mais spectaculaires qui émanent des agressions de la mouche !


Dénué d'ambition, La Mouche 2 joue la carte de l'exploitation dans son format traditionnel de série B du samedi soir. Sauvé par la prestance attachante des comédiens et l'efficacité de sa réalisation, le film bénéficie en outre d'effets-spéciaux artisanaux assez convaincants et d'une action homérique parfois débridée (gore à l'appui, particulièrement dans sa dernière partie effrénée !). 
Une séquelle franchement sympathique, en toute humilité !

La Chronique de la Mouche: http://brunomatei.blogspot.fr/…/la-mouche-prix-special-du-j…

Bruno Matéï
3èx

4 commentaires:

  1. Un super bon film qui a marqué ma jeunesse! Je l'ai d'ailleurs vu avant le premier...

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  2. Pour ma part une séquelle aussi opportuniste que grotesque avec des fx total craignos et ce coté larmoyant plein de bons sentiments digne de Lassie chien fidèle.
    Un big flop en salles et vidéoclubs soutenu par des critiques assassinent unanimes.




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  3. Meme si personnellement je préfère le premier volet, celui ci a des qualités indéniables pour une séquelle. Grace à un sénario pour ma part bien traité, surtout par rapport au fait que c'est le fils de Brundle mouche qui prend le relais. Quelques scènes marquantes, dont celle du pauvre chien transformé qui m'a fortement perturbé quand je l'ai découvert. Bonne série B, ni plus ni moins,avec de bons effets spéciaux mais je ne sais plus si on les doit encore à Chris Walas comme pour le premier film, car il devait etre plus occupé au poste de réalisateur.

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  4. Une suite plutôt moyenne qui arrive après un chef d'oeuvre ! Dommage que les producteurs de l'époque ne se soient pas saisi du potentiel du film de Cronenberg en misant sur un réalisateur chevronné. On a loupé une franchise du feu de dieu !
    Au final Il reste un film de S-F manquant d'éclat qui ne m'aura pas enthousiasmé plus que ça.

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