jeudi 3 avril 2014

Rencontres du 3è Type / Close Encounters of the Third Kind

                                                                                  Photo empruntée sur Google, appartenant au site cineclap.free.fr

de Steven Spielberg. 1977. U.S.A. 2h17 (director's cut). Avec Richard Dreyfuss, François Truffaut, Teri Garr, Melinda Dillon, Bob Balaban, J. Patrick McNamara.

Sortie salles France: 24 Février 1978. U.S: 15 Novembre 1977

FILMOGRAPHIE: Steven Allan Spielberg, Chevalier de l'Ordre national de la Légion d'honneur est un réalisateur, producteur, scénariste, producteur exécutif, producteur délégué et créateur américain, né le 18 décembre 1946 à Cincinnati (Ohio, États-Unis).1971: Duel , 1972: La Chose (télé-film). 1974: Sugarland Express, 1975: Les Dents de la mer, 1977: Rencontres du troisième type, 1979: 1941, 1981: les Aventuriers de l'Arche Perdue, 1982: E.T. l'extra-terrestre , 1983: La Quatrième Dimension (2è épisode), 1984: Indiana Jones et le Temple maudit, 1985: La Couleur pourpre, 1987: Empire du soleil, 1989: Indiana Jones et la Dernière Croisade, Always, 1991: Hook, 1993: Jurassic Park, La Liste de Schindler, 1997: Le Monde Perdu, Amistad, 1998: Il faut sauver le soldat Ryan Saving Private Ryan, 2001: A.I., 2002: Minority Report, Arrête-moi si tu peux, 2004: Le Terminal , 2005: La Guerre des Mondes, 2006: Munich, 2008: Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal, 2011: Les Aventures de Tintin, cheval de guerre. 2012: Lincoln.


                                         Rencontre du premier type: Observation d'un Ovni
                                         Rencontre du second type: Evidence Physique
                                         Rencontre du troisième type: Contact


Deux ans après avoir semé la panique sur les plages avec Les Dents de la mer, Steven Spielberg prend le contre-pied du film de terreur mâtiné de catastrophe pour illustrer le féerique Rencontres du troisième type. Passionné par le phénomène des ovnis, le cinéaste aborde son sujet avec sérieux tout en jouant la carte du merveilleux : celui d'une rencontre imprévue avec des visiteurs venus d'ailleurs, débarqués pacifiquement sur Terre. Sans esbroufe, Steven Spielberg ne nous ressasse donc pas une énième invasion d'E.T. hostiles dans le but de provoquer l'effroi (bien qu'il le fera plus tard avec La Guerre des mondes), mais au contraire nous fascine sans crainte à travers son hymne à l'existence extraterrestre.

Message d'espoir et de pacifisme où le besoin d'entrer en communication s'avère au centre des préoccupations, réflexion spirituelle sur la foi et la quête de l'inconnu, Rencontres du troisième type accorde autant d'intérêt à l'aspect scientifique d'une découverte révolutionnaire qu'à la dimension humaine d'un père de famille obsédé par la recherche de vérité. C'est d'abord par le langage auditif que les scientifiques vont tenter d'entrer en communication avec les ovnis afin d'établir un premier contact. De son côté, après avoir été témoin du phénomène parmi d'autres citadins, Roy Neary s'évertue à reconstituer au sein de sa demeure un monolithe de terre après avoir été inconsciemment marqué par cette étrange vision. De manière erratique mais avec une détermination sans faille, il n'aura plus que cette obsession en tête afin de la comprendre et de la déchiffrer. C'est avec l'aide de Jillian Guiler, une mère esseulée dont l'enfant vient d'être enlevé par les ovnis, qu'il entreprendra une excursion vers Devils Tower. D'autres témoins de la région partageront cette même révélation, cette ambition imperturbable de démystifier cette forme énigmatique et d'atteindre le fameux point de rencontre.

Un petit mot sur l'interprétation habitée de Richard Dreyfuss, qui porte le récit à bout de bras avec une passion obsessionnelle à la fois inquiétante et profondément empathique. Car si sa quête de vérité s'avère exaltante, elle détruit progressivement son équilibre familial. Spielberg ne le condamne jamais totalement et laisse planer une ambiguïté fascinante autour de son personnage. Cette tension permanente entre illumination et désagrégation intime confère au film une profondeur inattendue, bien plus troublante et passionnante qu'un simple conte optimiste sur la rencontre extraterrestre. 

En jouant sur la suggestion et l'expectative, Steven Spielberg élabore un scénario infaillible, d'autant plus réaliste dans son approche scientifique qu'il demeure profondément humaniste dans sa réflexion sur la communication et le respect d'autrui. Spectacle de féerie visuelle aux effets spéciaux toujours aussi concluants, ballet musical que Spielberg porte à son apogée lors d'un point d'orgue édénique, Rencontres du troisième type nous achemine vers un message universel : celui de la communion avec toute forme de vie étrangère.

Spectacle de prestige lyrique, il demeure un moment de cinéma aussi culte qu'iconique.

— Celui du cœur noir des images 🖤



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