jeudi 4 août 2011

POLICE ACADEMY


de Hugh Wilson. 1984. U.S.A. 1h35. Avec Steve Guttenberg, Kim Cattrall, G.W. Bailey, Bubba Smith, Donovan Scott, George Gaynes, Andrew Rubin, David Graf, Leslie Easterbrook, Michael Winslow.

Sortie en salles en France le 5 Septembre 1984. U.S.A: 16 Mars 1984.

FILMOGRAPHIE: Hugh Wilson est un réalisateur, acteur et scénariste américain né le 21 Aout 1943. 1984: Police Academy1985: Rex le Magnifique. 1987: Pie Voleuse. 1994: Un Ange gardien pour Tess. 1997: Le Club des Ex. 1999: Allo, la police ?!. 2000: Première Sortie. 2007: Mickey

                                      

SpĂ©cialiste de la comĂ©die tous publics, Hugh Wilson n'a pu prĂ©voir qu'il allait engendrer avec son premier long une franchise lucrative rĂ©pertoriant 6 suites. Une saga commerciale très inĂ©gale qui s'Ă©talera une dĂ©cennie durant (1984/1994). A sa sortie, le succès mĂ©ritĂ© de Police Academy est immense si bien qu'il engrange plus de 80 millions de dollars de recettes pour un budget de 4,5 millions. HĂ©las, les Ă©pisodes suivants rĂ©gresseront en terme d'inventivitĂ© burlesque au point de lasser un public fatiguĂ© de subir des gags aussi gras. Mais il serait dommage d'occulter ce premier volet proprement hilarant et menĂ© Ă  un rythme effrĂ©nĂ© au point de la considĂ©rer comme un classique de la comĂ©die amĂ©ricaine. Le pitchDans une acadĂ©mie policière, les règles de dĂ©ontologie pour s'y inscrire viennent d'ĂŞtre Ă©dulcorĂ©es. Ainsi, des volontaires sont enrĂ´lĂ©s afin de suivre un stage de quelques semaines et pouvoir exercer leur mĂ©tier dans un avenir prochain. Mais la nouvelle Ă©quipe recrutĂ©e sera une lourde labeur pour le lieutenant castrateur Harris, pourtant dĂ©terminĂ© Ă  les recadrer avec une ferme autoritĂ© !

                                        

D'un argument saugrenu inspirĂ©e de faits rĂ©els (!?), la rĂ©ussite de Police Academy doit sa franche rĂ©ussite Ă  cette idĂ©e improbable poussĂ©e ici Ă  son paroxysme (aucun examen d'entrĂ©e n'est acquis pour s'inscrire dans l'acadĂ©mie), permettant d'y dĂ©ployer abondamment une galerie de personnages tous plus dĂ©bridĂ©s, incongrus et aliĂ©nĂ©s les uns que les autres. Le film se distingue en deux parties toutes aussi loufoques et hilarantes l'une que l'autre. C'est dans un premier temps la phase d'entraĂ®nement exercĂ©e par nos recrus qui nous ait illustrĂ© lors d'un florilège de scènes dĂ©lirantes avoisinant en moyenne un gag Ă  la minute. Puis vient l'entrĂ©e en action des nouveaux flics chevronnĂ©s car entraĂ®nĂ©s dans la discipline de fer d'un lieutenant aussi drastique que ballot. Le caractère hautement sympathique de ces policiers novices et l'ambiance survitaminĂ©e de dĂ©fouloir qui Ă©mane de leurs bĂ©vues parviennent Ă  rendre cette comĂ©die gentiment effrontĂ©e et irrĂ©sistible !

                                     

Tant auprès de Mahoney (Steve Guttenberg), play-boy obtus, arrogant et dĂ©sinvolte, adepte de la drague et de la flânerie, de Larvell Jones (Michael Winslow) capable d'imiter Ă  la perfection Ă  l'aide de sa bouche des bruitages extravagants, d'Eugene Tackleberry (David Graf), vĂ©ritable clone de l'inspecteur Harry en mode psychopathe car obsĂ©dĂ© par les armes Ă  feu et maladivement addict Ă  apprĂ©hender les gangsters les plus malfamĂ©s, de Moses Hightower (Bubba Smith), homme afro Ă  la taille disproportionnĂ©e dĂ©cuplant sa force physique de manière prodigieuse, que de la timorĂ©e Laverne Hooks (Marion Ramsey), petit bout de femme afro, discrète et anĂ©mique, Ă  l'instar de sa voix chĂ©tive ! Enfin, je ne peux aussi manquer d'Ă©voquer Debbie Callahan (Leslie Easterbrook) dans le rĂ´le d'une capitaine de charme dominatrice, tendance SM, ou encore la charmante Karen Thompson (Kim Cattral, inoubliable compagne de Kurt Russel dans Les Aventures de Jack Burton...), future petite amie docile du dragueur invĂ©tĂ©rĂ© Mahoney ! Ainsi, cette galerie de personnages haut en couleurs rivalise de stupiditĂ© Ă  commettre les situations Ă  risque les plus improbables qui soient. D'ailleurs, dans le domaine des gaffes les plus rĂ©prĂ©hensibles, leurs exactions se clĂ´turent sur un Ă©pilogue pĂ©taradant lorsque nos Ă©quipiers maladroits et froussards feront preuve de courage face Ă  l'Ă©bullition d'une Ă©meute urbaine ! Action, poursuites et gags s'enchaĂ®nant jusqu'Ă  la fameuse cĂ©lĂ©bration d'une procession de rĂ©compense ovationnĂ©es pour nos hĂ©ros malgrĂ© eux. Une remise de mĂ©daille d'honneur potentiellement mĂ©ritante, du moins pour certains de nos officiers les plus retors.

                                   

Surtout ne les appelez pas quand vous ĂŞtes dans la M... !!!
MenĂ© Ă  100 Ă  l'heure sous l'impulsion hystĂ©risĂ©e d'une troupe de comĂ©diens sĂ©millants Ă  travers leur pitreries impayables, Police Academy peut sans conteste se targuer d'ĂŞtre l'une des meilleures comĂ©dies des annĂ©es 80. Car sans doute influencĂ© par l'immense succès des frères Zucker, Y'a t'il un pilote dans l'avion, on retrouve ici ce mĂŞme esprit dĂ©bridĂ© inspirĂ© du cartoon lors d'une plĂ©thore de gags dĂ©filant en moyenne toutes les 30 Ă  60 secondes ! 

04.08.11.    3è.
Bruno Matéï.

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