lundi 3 septembre 2012

THE REVENANT


Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site moviescreenplay.info 
de D. Kerry Prior. 2009. U.S.A. 1h53. Avec David Anders, Chris Wilde, Annie Abbott, Senyo Amoaku, , Anne Arles, Jeff Rector, Amy Correa, Louise Griffiths, , Cathy Shim.

Sorte salles U.S: 26 Septembre 2009

FILMOGRAPHIE: D. Kerry Prior est un réalisateur, scénariste et producteur américain
1996: Roadkill
2009: The Revenant


InĂ©dit en salles dans l'hexagone (comme le fut antĂ©cĂ©demment sa première rĂ©alisation, Roadkill), The Revenant est une comĂ©die horrifique Ă  l'aura quelque peu insolite dans son cheminement narratif alĂ©atoire et son final Ă  tiroirs. InterprĂ©tĂ© par un tandem attachant (David Anders/Chris Wilde), le pitch impromptu suit les vicissitudes de ces deux amis de longues dates, Joey et Bart, contraints de sombrer dans la justice meurtrière depuis que l'un d'eux est devenu un mort-vivant. Le film suit donc leurs errances nocturnes Ă  travers la ville new-yorkaise pour la quĂŞte de sang frais afin de prĂ©server la nouvelle existence dĂ©gĂ©nĂ©rative de Bart. Avec un certain code de conduite morale, ils dĂ©cident de s'en prendre uniquement Ă  la vie marginale de criminels, braqueurs, trafiquants de drogues et autres flics ripoux pour rassasier l'appĂ©tit vampirique de notre revenant. Si le film rĂ©ussit Ă  gagner rapidement la sympathie du spectateur, c'est grâce Ă  la complicitĂ© amicale de nos deux lurons embarquĂ©s dans des situations aussi rĂ©alistes que farfelues et un concours de circonstances assez inopinĂ©es. En effet, on ne sait jamais oĂą le scĂ©nario souhaite nous mener pour trouver une issue favorable aux exactions de nos hĂ©ros et la rĂ©alisation distille parfois une certaine ambiance  hermĂ©tique pour les Ă©tats d'âme contrariĂ©s de Bart.


C'est la vraisemblance du caractère saugrenu de la damnation impartie Ă  Bart qui permet au spectateur de s'y impliquer naturellement, le rĂ©alisateur dosant habilement l'austĂ©ritĂ© de sa dimension psychologique et la cocasserie qui Ă©mane de l'attitude dĂ©concertĂ©e des protagonistes. Par son cĂ´tĂ© dĂ©complexĂ© et dĂ©lirant, on peut aussi penser Ă  la bonhomie pittoresque de certaines sĂ©ries B des annĂ©es 80 rĂ©alisĂ©es sans prĂ©tention comme le sympathique Flic ou Zombie. EmaillĂ© de dialogues ciselĂ©s, d'action sanglante, de gags dĂ©bridĂ©s (l'utilisation inĂ©dite du gode Ă©lectrique) et de rupture de ton dans sa dernière partie lĂ©gèrement dĂ©routante, The Revenant inspire une affection et emporte notre adhĂ©sion pour un alliage de comĂ©die horrifique agrĂ©ablement troussĂ©e. Il en rĂ©sulte une sĂ©rie B avenante non exempte de petites maladresses (l'attitude subitement hostile de certaines protagonistes est trop vite expĂ©diĂ©e) mais pourvue d'une personnalitĂ© Ă  livrer un divertissement finalement inaccoutumĂ©.


Un inédit décalé à découvrir qui aurait mérité à être reconnu malgré son succès dans divers festivals.

03.09.12
Bruno Matéï


2 commentaires:

  1. "Inédit en salles dans l'hexagone" comme trop souvent depuis des décennies.
    Heureusement que l'on a un ministère de la culture.......et surtout une meute de cinéphiles tricolores insasiable :)
    merci pour cette critique

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