lundi 28 septembre 2015

Men in Black

                                             Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site Allocine.fr

de Barry Sonnenfeld. 1997. U.S.A. 1h38. Avec Tommy Lee Jones, Will Smith, Linda Fiorentino, Vincent D'Onofrio, Rip Torn, Tony Shalhoub, Tim Blaney, David Cross.

Sortie salles France: 6 Août 1997. U.S: 2 Juillet 1997

FILMOGRAPHIE: Barry Sonnenfeld est un réalisateur américain, acteur, producteur et directeur de la photographie, né le 1er Avril 1953 à New-York. 1991: La Famille Addams. 1993: Les Valeurs de la famille Addams. 1993: Le Concierge du Bradbury. 1995: Get Shorty. 1997: Men in Black. 1999: Wild Wild West. 2002: Big trouble. 2002: Men in Black 2. 2006: Camping Car (RV). 2012: Men in Black 3. 2016: Nine Lives.


Succès planĂ©taire que ce premier volet d'une illustre franchise, Men in Black est l'adaptation cinĂ© du comics homonyme créé par Lowell Cunningham en 1990. A partir d'un pitch dĂ©lirant dĂ©tournant avec dĂ©rision la prĂ©sence d'extra-terrestres au sein de notre sociĂ©tĂ©, Men in Black joue la carte de la comĂ©die familiale sous l'autoritĂ© de deux agents en noir, experts en filature et traque d'une menace interplanĂ©taire. En cool attitude, Tommy Lee Jones et Will Smith endossent le duo amical avec verve impayable (leur interrogatoire musclĂ© imparti aux commerçants extraterrestres !) et hĂ©roĂŻsme stoĂŻque eu Ă©gard des gadgets ultra innovants (notamment l'outil permettant d'effacer la mĂ©moire des tĂ©moins oculaires) que le doyen Agent K inculque Ă  son Ă©quipier en herbe sur le champs de l'action. Outre le caractère saugrenu de l'intrigue (une crĂ©ature hostile dĂ©barque sur terre pour s'emparer d'une galaxie prĂ©servĂ©e par le prince arquilien) et la stature distinguĂ©e de nos sympathiques agents secrets, le film tire parti de sa fantaisie grâce Ă  l'univers excentrique dĂ©crit avec moult dĂ©tails. 


EpaulĂ© d'effets spĂ©ciaux en CGI souvent rĂ©ussis (en dĂ©pit de la confrontation finale perfectible), Barry Sonnenfield nous ouvre les portes du MIB, agence ultra secrète surveillant les prĂ©sences martiennes Ă  travers les galaxies tout en tolĂ©rant depuis les annĂ©es 50 leur arrivĂ©e hospitalière pour des milliers d'entre eux. D'une rĂ©jouissance sans modĂ©ration pour les gags inventifs se chevauchant parfois avec l'action de poursuites homĂ©riques (le prologue sur les chapeaux de roue, l'Ă©chappĂ©e automobile au dessus du tunnel), Men in Black met Ă©galement en appui le portrait insidieux d'une galerie d'E.T Ă  la physionomie fallacieuse. Ainsi, par le biais de leur investigation et leur traque d'y apprĂ©hender un dangereux alien, nos agents sont contraints d'interroger (voir Ă©galement dĂ©busquer certains d'entre eux) ces E.T Ă  forme humaine. On peut notamment louer la prĂ©sence du fameux "mĂ©chant" de l'histoire, une crĂ©ature  arthropode (un cafard gĂ©ant nous dĂ©voilera le point d'orgue) ayant dĂ©robĂ© l'enveloppe humaine d'un fermier après l'avoir occis, mais en l'occurrence pourvu d'une posture dĂ©gingandĂ©e dans sa condition corporelle putrescente. Ce zombie extraterrestre provoquant (Ă  l'instar d'un antagoniste du film Hidden !) des accès de violence erratiques lorsqu'il accoure dans les rues new-yorkaises pour se procurer un prĂ©cieux pendentif.


De par la complicitĂ© impayable de notre duo en roue libre, de l'univers excentrique formellement fascinant et l'inventivitĂ© des gags et d'une action Ă©chevelĂ©e, Men in Black exploite son argument d'anticipation avec une dĂ©rision irrĂ©sistible. MenĂ© sans rĂ©pit donc, notamment grâce Ă  l'efficacitĂ© d'une rĂ©alisation vigoureuse, cet excellent divertissement parvient surtout Ă  rĂ©guler l'intĂ©rĂŞt par les rencontres impromptues d'E.T de tous horizons que nos agents cĂ´toient avec un flegme aussi distinguĂ© qu'amusĂ©. 

La chronique du 3è opus: http://brunomatei.blogspot.fr/2015/10/men-in-black-3.html

*Bruno
05.09.24. 5èx. Vostfr

    Aucun commentaire:

    Enregistrer un commentaire