jeudi 27 juillet 2017

HOWARD LE CANARD

                                                            Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site cineclap.free.fr

"Howard the Duck" de Willard Huyck. 1986. U.S.A. 1h50. Avec Lea Thompson, Jeffrey Jones, Tim Robbins, Ed Gale, Chip Zien, Timothy M. Rose.

Sortie salles France: 10 Décembre 1986. U.S: 1er Août 1986

FILMOGRAPHIEWillard Huyck (né le 8 septembre 1945) est un scénariste, réalisateur et producteur américain. 1986: Howard... une nouvelle race de héros. 1984 Une défense canon. 1979 French Postcards. 1973 Messiah of Evil.


D'après le Comics Marvel éponyme créé par Steve Gerber et Val Mayerik, Howard the Duck est considéré comme l'un des plus gros échecs de l'histoire du cinéma au moment de remporter les pires Razzie Awards l'année même de sa sortie. Produit par Georges Lucas pour un budget avoisinant 30 millions de dollars, il n'en rapporte que 9 au grand dam du créateur de Star Wars. Véritable aberration filmique sortie tout droit d'une 4è dimension, Howard le canard est un nanar cosmique aussi impayable que lourdingue. Nanti d'un rythme folingue au travers de séquences d'actions homériques (trucages fluos en sus sans doute inspirés de S.O.S Fantômes !), de blagues de comptoir, d'allusions salaces (!?) et de gags infantiles conçus pour les - de 10 ans, ce divertissement familial parvient autant à amuser qu'à agacer un spectateur déconcerté par tant d'inepties. Le pitch à lui tout seul semble avoir été procréé par un cerveau déficient ! Jugez en !


De sa planète lointaine, un canard humanoĂŻde est subitement projetĂ© vers la terre par une masse Ă©nergĂ©tique expĂ©rimentĂ©e par un scientifique. Sur place, il fait la rencontre amicale d'une jeune rockeuse prĂŞte Ă  l'adopter, quand bien mĂŞme notre Ă©minent scientifique (incarnĂ© par l'excellent Jeffrey Jones - la Folle journĂ©e de Ferris Bueller - !) poursuit ses expĂ©riences Ă  l'aide de son spectroscope. Mais il libère incidemment un mĂ©chant monstre issue de la planète Sominus. Dès lors, ce dernier habitĂ© dans le corps du scientifique sème la panique dans New-york alors qu'Howard s'Ă©vertuera Ă  l'Ă©radiquer de sa petite taille vĂ©loce. MouvementĂ© car riche en pĂ©ripĂ©ties et catastrophes en roue libre (la pagaille dans le bar, l'Ă©chappĂ©e vertigineuse en ULM !), Howard le canard parvient tout de mĂŞme amuser la galerie sous l'impulsion d'un preux canard douĂ© de parole et de deux terriens que campent fougueusement la sĂ©millante et sexy LĂ©a Thompson et le grand dadais Tim Robbins Ă  ses prĂ©mices d'acteur (bien qu'il s'agisse de sa 6è apparition Ă  l'Ă©cran). Ce dernier se fondant dans la peau d'un novice scientifique avec un jeu outrĂ© d'olibrius intarissable. Le trio aussi bien attachant que crĂ©tin dans leurs bravoures de survie parvenant in extremis Ă  nous divertir, notamment grâce Ă  leur esprit (naĂŻf) de cohĂ©sion fraternelle.


Nanar de luxe oĂą se disputent dans un foutoir disproportionnĂ© gags potaches (souvent ridicules) et pyrotechnies parfois impressionnantes (FX assez convaincants Ă  l'appui !), Howard le canard risque de rendre une partie de son public cyclothymique Ă  la vue de cet ovni atypique ne sachant sur quel pied danser (tel ce fameux final avec l'intrusion d'une gigantesque crĂ©ature conçue en Animatronic !). Il faut le voir pour le croire, pour le meilleur et pour le pire ! 

Bruno Matéï2èx

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