vendredi 27 octobre 2017

LE TOBOGGAN DE LA MORT

                                               Photo empruntée sur Google, appartenant au site cinemotions.com

"Rollercoaster" de James Goldstone. 1977. U.S.A. 1h58. Avec George Segal, Richard Widmark, Timothy Bottoms, Henry Fonda, Harry Guardino, Susan Strasberg, Helen Hunt.

Sortie salles France: 28 Décembre 1977. U.S: 10 Juin 1977

FILMOGRAPHIE: James Goldstone est un réalisateur et producteur américain né le 8 juin 1931 à Los Angeles et décédé le 5 novembre 1999 à Shaftsbury. 1968: Les Complices. 1969 : Virages. 1969 : A Man Called Gannon. 1970 : A Clear and Present Danger (en) (TV). 1971 : Brother John. 1971 : Red Sky at Morning. 1971 : The Gang That Couldn't Shoot Straight. 1972 : They Only Kill Their Masters. 1974 : Cry Panic (TV). 1974 : Dr. Max (TV). 1974 : Things in Their Season (TV). 1975 : Journey from Darkness (TV). 1975 : Eric (TV). 1976 : Le Pirate des Caraïbes. 1977 : Le Toboggan de la Mort. 1980 : Le Jour de la fin du monde. 1981 : Kent State (TV). 1982 : Charles & amp; Diana: A Royal Love Story (TV). 1983 : Rita Hayworth: The Love Goddess (TV). 1984 : Calamity Jane (TV). 1984 : Voyage sentimental (TV). 1984 : Le soleil se lève aussi (TV). 1986 : Dreams of Gold: The Mel Fisher Story (TV). 1988 : Les Voyageurs de l'infini (TV). 1990 : Mariage en noir(TV).


Plutôt oublié de nos jours en dépit de sa récente sortie commerciale en Blu-ray, Le Toboggan de la Mort est un excellent film catastrophe mené sur un rythme haletant si bien qu'il ne laisse que peu de répit au spectateur observant sans réserve les stratégies terroristes d'un dangereux maître chanteur spécialiste en explosif dans les manèges à sensations. Son attraction de prédilection, le Rollercoaster, montagne russe vertigineuse d'une envergure assez impressionnante si je la compare à nos manèges français un peu plus modérés. Sans jamais s'embarrasser de séquences inutiles conforme au schéma du genre catastrophe (la caractérisation d'une foule de protagonistes stéréotypés en 1er lieu), James Goldstone démarre sur les chapeaux de roue avec l'unique séquence catastrophe, l'explosion d'un rollercoaster lors d'une nuit bondée de touristes. Une séquence spectaculaire d'une violence assez impressionnante même si l'on parvient à discerner quelques mannequins lorsque les wagons détachés viennent se projeter sur des stands ou se retourner avant d'écraser chaque passager sur le sol. La suite du récit se focalise ensuite sur le chantage du tueur exigeant une rançon d'un million de dollars, auquel cas il poursuivra une deuxième action terroriste auprès d'un autre rollercoaster.


Dépêché sur les lieux, Harry Calder, contrôleur de sécurité, doit lui rapporter la valise en plein coeur de la fête foraine et parmi la filature des policiers maladroitement fondus dans la foule. Remarquablement mené grâce à son rythme oppressant balisé de fausses alertes, James Goldstone réussit à rendre palpitant son suspense policier auprès d'une réalisation efficace brodant un jeu de cache-cache entre le tueur et le héros mis à rude épreuve car gentiment brimé. Quant à la seconde partie, un peu plus tendue et nerveuse pour son nouvel enjeu dramatique, elle renoue avec la menace d'une troisième attaque terroriste après que les ouvriers d'un parc d'attraction soient parvenus à désamorcer une seconde bombe en dernier ressort. Outre son suspense émoulu instauré autour d'une scénographie festive efficacement exploitée (notamment ces multiples tours de montagne russe filmés en caméra subjective afin de nous donner le vertige !), le Toboggan de la mort est également rehaussé d'un casting 3 étoiles typique de sa décennie florissante. Principalement Richard Widmark en agent de police bourru constamment sur le qui-vive à coordonner ses plans d'action afin d'appréhender le tueur, et surtout le méconnu George Segal très à l'aise dans celui d'un émissaire de fortune s'efforçant sans relâche de déjouer les plans sournois du terroriste dont il ignore l'identité. Ce dernier étant endossé par le troublant Timothy Bottoms tout à fait machiavélique dans la peau d'un terroriste assez vaniteux car d'apparence faussement rassurant, plutôt retors et déterminé dans ses lâches stratagèmes.


Constamment haletant grâce à l'ossature de son suspense inquiétant fertile en rebondissements, et rehaussé du jeu viril des comédiens d'un charisme buriné, Le Toboggan de la Mort parvient d'autant mieux à nous tenir en haleine sans jamais user de bravoure si on écarte l'inévitable scène catastrophe de son introduction criminelle. 
A noter les furtives apparitions de Steve Guttenberg, Craig Wasson (Body Double) et Helen Hunt âgée de 14 ans !

Bruno Matéï
3èx

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire