vendredi 5 octobre 2018

Dar l'Invincible : The Beastmaster

                                                    Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site Imdb.com

"The Beastmaster" de Don Coscarelli. 1982. U.S.A. 1h58. Avec Marc Singer, Tanya Roberts, Rip Torn, John Amos, Josh Milrad, Rod Loomis, Ben Hammer, Ralph Strait, Billy Jayne, Janet DeMay, Christine Kellogg, Jant Jones.

Sortie salles France: 27 Avril 1983. U.S: 20 AoĂ»t 1982

FILMOGRAPHIE: Don Coscarelli est un scénariste et réalisateur américain né le 17 Février 1954 à Tripoli (Lybie). 1976: Jim the World's Greatest. 1976: Kenny and Compagny. 1979: Phantasm. 1982: Dar l'invincible. 1988: Phantasm 2. 1989: Survival Quest. 1994: Phantasm 3. 1998: Phantasm 4. 2002: Bubba Ho-tep. Prochainement: Phantasm 5.


Entrepris la mĂŞme annĂ©e que Conan le BarbareDar l'Invincible est un succĂ©danĂ© low-cost que Don Coscarelli (Phantasm, Bubba Ho tep) transpose Ă  l'Ă©cran d'après le livre d'AndrĂ© Norton (The Beast Master). Marc Singer, jeune acteur de sĂ©rie TV ayant participĂ© Ă  un seul long-mĂ©trage (le Merdier), endosse fougueusement le mastard des temps mĂ©moriaux Ă  dĂ©faut de sa silhouette plutĂ´t Ă©troite. Au niveau du pitch Ă©culĂ©, on ne peut pas dire que Don Coscarelli daigne se dĂ©marquer du modèle inĂ©galĂ© de Milius pour retranscrire la vengeance d'un guerrier dĂ©libĂ©rĂ© Ă  retrouver l'assassin de son père et de sa famille adoptive, faute d'un prĂŞtre fanatique vouĂ© aux sacrifices d'enfants. Pour autant, le rĂ©alisateur y apporte quelques composantes inĂ©dites afin d'enrichir l'intrigue Ă©maillĂ©e de touches de cocasserie. Pour cause, notre hĂ©ros pourvu de tĂ©lĂ©pathie communique avec les animaux parmi lesquels deux mangoustes, un aigle et une panthère afin de mieux s'opposer Ă  son ennemi jurĂ©, le sorcier Maax. C'est notamment par le truchement d'un de ces fidèles mammifères qu'il parviendra Ă  sĂ©duire une esclave aux yeux verts  (la sublime Tanya Roberts dans son plus simple appareil lors de leur première rencontre !) en "jouant" le hĂ©ros inĂ©branlable. Qui plus est, certains antagonistes, crĂ©atures humaines drĂ´lement hybrides, apportent une touche plutĂ´t horrifique de par leur physionomie intensĂ©ment patibulaire. Je pense aux inquiĂ©tants hommes chauves-souris liquĂ©fiant leur victime Ă  l'aide de leurs immenses ailes ou encore des esclaves humains transformĂ©s en monstres azimutĂ©s faute d'un produit toxique verdâtre introduit dans leur oreille.


Ainsi, durant leur cheminement vindicatif assez fertile en pĂ©ripĂ©ties, ils seront notamment Ă©paulĂ©s d'un duo de preux guerriers (un enseignant noir et un adolescent aussi revanchard car ayant jurĂ© de dĂ©livrer son père des griffes de Maax) ainsi qu'un paternel charitable d'avoir pu retrouvĂ© son fils en vie grâce au soutien de Dar ! A travers son panorama solaire magnifiquement exploitĂ© (notamment les envolĂ©es lyriques de l'aigle en vue subjective) et une photo saturĂ©e aux couleurs flamboyantes, cette Ă©popĂ©e aux allures de BD allie efficacement combats Ă  l'Ă©pĂ©e, sacrifices humains et crĂ©atures belliqueuses du plus bel effet, tel ce trio de sorcières dĂ©caties au dĂ©hanchement Ă©trangement sensuel ! Pour autant, l'aventure haute en couleurs plutĂ´t bien menĂ©e ne fait pas preuve d'esbroufe ni de violence graphique. Coscarelli souhaitant plutĂ´t concilier un public familial dans son alliage d'aventures fantastiques, romance, horreur amiteuse et humour bonnard. Et pour incarner le rĂ´le iconique du guerrier herculĂ©en, Marc Singer cabotine mais s'en tire honorablement de par son enthousiasme aguerri et ce en dĂ©pit de sa faible musculature et d'un faciès un peu trop imberbe. Sa bonhomie allouĂ©e Ă  la cause animale et certaines de ses maladresses parfois cocasses lui suscitant un profil très attachant Ă  l'instar des seconds rĂ´les avenants autrement charismatiques de par leur Ă©lan solidaire. Enfin, on peut Ă©galement solliciter la puissance Ă©pique du superbe score aĂ©rien de Lee Holdridge. A l'instar du point d'orgue rĂ©solument explosif se dĂ©roulant durant une nuit de brasier et d'un Ă©pilogue assez touchant Spoil ! pour les adieux de Dar reclus en amont d'une falaise parmi sa partenaire. Fin du Spoil


En dĂ©pit d'un budget mineur desservant l'ampleur du projet, sa facture kitch et le jeu cabotin de certains acteurs (dans le rĂ´le de Maax, Rip Torn abuse de tics renfrognĂ©s parmi ses gros cils !), Dar l'Invincible  demeure un fort sympathique spectacle d'Heroic-fantasy au charme typiquement bisseux. Quant au public l'ayant dĂ©couvert durant sa sortie officielle Ă  l'âge pubère, les nostalgiques les plus vulnĂ©rables risquent de le savourer avec un pincement au coeur, pour ne pas dire la larme Ă  l'oeil si bien que Dar restera Ă  mes yeux l'Ă©ternel hĂ©ros de mon adolescence parmi son alter ego Conan

* Bruno
05.10.18. 6èx
17.09.12. (199 vues)

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