lundi 4 septembre 2023

Paranormal Activity. Prix du Meilleur Film d'Horreur/Thriller, 2010 : Teen Choice Awards.

                                                 Photo empruntée sur Google, appartenant au site Imdb.com

de Oren Peli. 2009. U.S.A. 1h25. Avec Katie Featherston, Micah Sloat, Mark Fredrichs, Amber Armstrong 

Sortie salles France: 2 Décembre 2009. U.S: 16 Octobre 2009

FILMOGRAPHIEOren Peli (en hébreu אורן פלי), né le 21 janvier 1970, est un réalisateur, scénariste et producteur israélien connu pour le film américain Paranormal Activity sorti en 2009. 2007 : Paranormal Activity. 2015 : Area 51. 


Avant-Propos:  
 
"Réaliser un film qui symbolise la tendance du cinéma de genre de la génération actuelle, tout comme on a dit qu'après la scène de la douche de Psychose, on ne pourrait plus jamais prendre de douche, ou qu'après Les Dents de la mer ou Open Water : En eaux profondes, on ne pourrait plus nager dans la mer, ou encore qu'après Le Projet Blair Witch on ne pourrait plus camper dans les bois. Je me suis dit qu'on ne pouvait plus dormir dans sa propre maison. Par conséquent, si j'arrive à faire en sorte que les gens aient peur de se retrouver chez eux, j'aurai réussi mon coup. Je veux infiltrer les thèmes horreur/fantastique au sein de chaque foyer et par conséquent développer une paranoïa à l'image de l'actrice principale." Oren Peli 


Film américain le plus rentable de tous les temps (15 000 dollars contre 193 356 000 dollars de recettes), Paranormal Activity fut l'objet de toutes les critiques et surtout de toutes les railleries (principalement sur les réseaux sociaux) depuis sa sortie. Alors qu'à mes yeux, et à la revoyure ce soir, il s'agit de l'un des films les plus terrifiants auxquels j'aie assisté au sein de mon cocon douillet. J'insiste sur ce dernier point, car le film me semble encore plus flippant à la maison qu'au sein d'une salle de cinéma, grâce à l'effet d'immersion qu'il produit dans ce lieu clos domestique que nous partageons avec le couple. Si bien que j'ai dû rapidement rallumer les lumières sitôt le (bref) générique achevé, avec la sensation aussi désagréable que fascinante d'avoir traversé une épreuve éprouvante jusqu'à la délivrance des derniers crédits. C'est dire à quel point ce found footage, d'une redoutable efficacité, exploite la thématique de la demeure hantée avec autant de maîtrise que les frères Sánchez dans Le Projet Blair Witch. Oren Peli joue habilement la carte de la suggestion et du suspense latent par le biais de petites touches surnaturelles que l'on observe avec une dérangeante appréhension, tandis que l'époux ne cesse de filmer (caméra fixe ou parfois à l'épaule) à travers son regard rationnel, à l'exact opposé de celui de son épouse, indirectement responsable des phénomènes occultes.


La tension sous-jacente, puis de plus en plus tangible, monte crescendo au fil d'épisodes toujours plus violents et malsains, eu égard à cette menace invisible, probablement démoniaque, qui n'en est manifestement pas à son premier coup d'essai, comme l'apprendra le couple en consultant des articles sur Internet. Il faut d'ailleurs impérativement saluer le jeu naturel, pour ne pas dire authentique, des deux acteurs incarnant ce couple tourmenté avec une spontanéité désarmante, renforçant notre immersion dans leur désarroi quotidien. Mais au-delà de son final épeurant, auquel Spielberg lui-même aurait eu bien du mal à se remettre, Paranormal Activity ne cesse de susciter terreur et angoisse au sein d'une chambre feutrée, la plupart du temps filmée en vision nocturne. Chaque plan fixe impose d'abord une insoutenable attente de l'effet de choc redouté, avant de nous tétaniser lorsqu'un événement surnaturel vient soudainement rompre cette immobilité. L'hyperréalisme de son format pseudo-documentaire exacerbe avec une précision redoutable les effets de terreur disséminés à juste dose, tandis que la caractérisation psychologique des personnages les conduit progressivement au bord de la rupture conjugale. Sans oublier l'idée particulièrement retorse de cette relation étroite, de cette complicité involontaire qui lie la victime à l'entité, expliquant pourquoi le couple refuse obstinément de quitter une demeure pourtant devenue le théâtre de manifestations surnaturelles de plus en plus inquiétantes.  


"Ce que Spielberg a fait avec la plage, Oren Peli veut le faire dans votre chambre. Rien n'est plus efficace que la peur la plus lointaine, celle qui fait regarder sous son lit avant de se coucher."

Angoissant, malaisant et terrorisant à maintes reprises dans son désir d'exploiter une peur primale héritée de notre enfance, Paranormal Activity restera à mes yeux l'une des expériences les plus effrayantes que j'aie vécues devant un écran, au grand dam des goguenards impassibles, réfractaires au concept - souvent controversé et discrédité - du found footage.

— Celui du cœur noir des images 🖤

2èx

Nombre d'entrées en France : 1 105 953


Spielberg terrorisé. 
Steven Spielberg a dû arrêter de regarder le film à mi-parcours chez lui, car il était trop effrayé de le regarder la nuit. La dernière fois que ça lui était arrivé c'était pour l'Exorciste. Il l'a terminé le lendemain à la lumière du jour et l'a adoré. Après l'avoir visionné, il aurait trouvé la porte de sa chambre mystérieusement verrouillée de l'intérieur, au point de devoir faire appel à un serrurier. Peu après, il aurait refusé de garder la copie à son domicile et l'aurait rapporté chez DreamWorks dans un sac poubelle. C'est enfin lui qui aurait suggéré au réalisateur le final de la version définitive, ainsi que quelques coupes. 

Ci-joint la chronique de critiqueuniverse[CRITIQUE] Paranormal Activity – Films sur Critique Universe

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