jeudi 18 janvier 2024

Fright Night (2011)

                                             Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site Allocine.fr

de Craig Gillespie. 2011. U.S.A. 1h46. Avec Anton Yelchin, Colin Farrell, David Tennant, Toni Collette, Christopher Mintz-Plasse, Imogen Poots, Lisa Loeb.

Sortie salles France: 14 Septembre 2011

FILMOGRAPHIE: Craig Gillespie (nĂ© le 1er septembre 1967 Ă  Sydney) est un rĂ©alisateur australien. 2007 : Mr. Woodcock. 2007 : Une fiancĂ©e pas comme les autres. 2011 : Fright Night. 2014: Million Dollar Arm. 2015 : The Finest Hours. 2017 : Moi, Tonya. 2021 : Cruella. 2023 : Dumb Money. 

Tout d'abord un grand merci au trio Christophe LemaireFrançois CognardMĂ©lanie Boissonneau  prĂ©sentateurs cinĂ©phages de l'Ă©mission "le Bistrot" dans le cadre de leur thĂ©matique "presque Dracula" (disponible sur Youtube depuis le 18 Janvier 2024), de m'avoir incitĂ© Ă  redĂ©couvrir une 3è fois le remake Fright Night rĂ©alisĂ© par l'australien Craig Gillespie (Moi, Tonya, Cruella). C'est donc un mea-culpa que j'adresse ici pour mettre enfin en valeur cette excellente relecture d'un classique des Eighties dans toutes les mĂ©moires des cinĂ©philes. J'ai nommĂ© en français: Vampires vous avez dits VampiresCraig Gillespie Ă©vitant intelligemment le vulgaire copiĂ©-collĂ© (mĂŞme si le schĂ©ma reste similaire) tout en multipliant des savoureux clins d'oeil au classique de Tom Holland sans toutefois se laisser distraire par la parodie tant Fright Night privilĂ©gie un ton autrement plus sombre, sĂ©rieux, terrifiant en dĂ©pit d'une ironie macabre souvent fructueuse. Nanti d'un rythme nerveux ne cĂ©dant aucune place Ă  l'ennui 1h38 durant (si on fait fi de son très beau gĂ©nĂ©rique de fin), Fright Night est dominĂ© d'une poignĂ©e d'acteurs juvĂ©niles communĂ©ment convaincants Ă  dĂ©faut d'y transcender nos comĂ©diens des annĂ©es 80 contrairement sĂ©millants, sincères, très attachants de par leur innocence romantique, leur aimable sens de l'amitiĂ©, leur solidaire cocasserie. 

Anton Yelchin (hĂ©las dĂ©cĂ©dĂ© 5 ans après le tournage du film) dĂ©gageant une sobre prĂ©sence d'hĂ©ros en herbe en compagnie de sa dulcinĂ©e Imogen Poots (sosie plus jeune de Cameron Diaz) aussi sĂ©duisante qu'attendrissante en faire-valoir sobrement caractĂ©rielle dĂ©nuĂ©e de minauderie. Judicieuse idĂ©e Ă©galement de recruter l'acteur Ă©cossais David Tennant se fondant dans le corps d'un Peter Vincent autrement rock, (sciemment) vulgaire, effrontĂ©, autodestructeur Ă  travers son addiction pour l'alcool et ses caprices infantiles issus de sa starisation notoire. Mais Ă  mes yeux c'est bel et bien l'acteur Colin Farrell qui emporte la palme du personnage le plus persuasif en vampire un tantinet distinguĂ© d'une redoutable sournoiserie et vĂ©locitĂ© Ă  alpaguer ses futures proies lors d'accès de brutalitĂ© aussi spectaculaires que terrifiants. Son regard noir diablement dĂ©lĂ©tère, son allure classieuse vampirisant l'Ă©cran Ă  l'aide d'un charisme tĂ©nĂ©breux Ă  la fois viril, naturellement sĂ©ducteur. On regrette enfin que l'excellente Toni Collette soit ici quelque peu distante, en retrait en mère cĂ©libataire endurcie tĂ©moin malgrĂ© elle d'Ă©vènements surnaturels davantage sauvages et vertigineux, Ă  l'instar de cette incroyable poursuite automobile nocturne filmĂ©e en plan-sĂ©quence auquel nous restons rivĂ©s Ă  notre siège. Petit bĂ©mol en ce qui concerne les FX en CGI souvent perfectibles alors que d'autres y font leur petit effet de rĂ©alisme immaculĂ©, notamment auprès de quelques moments gores assez jouissifs, intrĂ©pides, tranchĂ©s. 

Pure sĂ©rie B horrifique du Samedi soir comme il en pullulait lors de la dĂ©cennie 80 de par son rythme furibond d'une action en roue libre, Fright Night n'a point Ă  rougir de son modèle puisqu'il s'Ă©carte habilement du plagiat comique au profit d'une dramaturgie sanglante assez frĂ©quemment Ă©peurante. Outre l'excellence de l'interprĂ©tation ne dĂ©bordant jamais Ă  l'Ă©cran (mĂŞme auprès de l'outrancier goguenard mais très charismatique Christopher Mintz-Plasse en second-rĂ´le infortunĂ©), on peut enfin louer la rĂ©alisation assez solide de l'australien Craig Gillespie dirigeant son palpitant terrain de chasse entre savoir-faire, astuces et efficacitĂ©, comme le soulignent quelques trouvailles aussi originales que folingues (Jerry incendiant la maison de Charley de manière terriblement retorse). 

*Bruno
3èx. Vostfr.

Les causes de la Mort d'Anton Yelchin (source Wikipedia):

Le 19 juin 2016, il est heurtĂ© par sa propre voiture, qui a Ă©tĂ© retrouvĂ©e le moteur en marche. Selon la police de Los Angeles, l'accident s'est produit sur la voie d'accès au garage de l'acteur Ă  Los Angeles, dans le quartier de Studio City, dans la San Fernando Valley (comtĂ© de Los Angeles) alors qu'il s’apprĂŞtait Ă  rejoindre des amis pour une rĂ©pĂ©tition et Ă©tait descendu de sa voiture.

La voiture « a fait marche arrière sur la rampe d'accès qui est en forte pente, le clouant contre un pilier de brique servant de boĂ®te aux lettres et une clĂ´ture de sĂ©curitĂ© » a expliquĂ© une porte-parole de la police, Jenny Hauser. Ses amis qui ne le voyaient pas venir ont retrouvĂ© l'acteur mort près de sa voiture, a-t-elle rapportĂ©, sans qu'on sache combien de temps s'Ă©tait Ă©coulĂ© depuis l'accident.

Un défaut sur sa Jeep serait à l'origine de sa mort. Sa voiture, le modèle Jeep Grand Cherokee de 2015, avait déjà fait l'objet d'un rappel au sein de l'usine Fiat Chrysler (FCA). Plus de 800 000 véhicules avaient été rappelés pour un problème lié à la boîte de vitesses. Un constat accablant avait déjà été émis : même en mode stationnement, certaines voitures sont susceptibles de se déplacer.

Six semaines après sa mort, Victor et Irina Yelchin déposent une plainte contre Fiat Chrysler à la Cour supérieure de Los Angeles, en affirmant que la boîte de vitesses du véhicule était défectueuse.

Anton Yelchin devait jouer dans la série Mr. Mercedes, adaptée du roman de Stephen King. N'ayant pu participer au projet, c'est Harry Treadaway qui le remplace dans la série.


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