(Crédit photo : image trouvée via google, provenant du site imdb. Utilisée ici à des fins non commerciales et illustratives)
"Le mal est en chacun de nous, et la valeur d'une femme se juge à la manière dont elle défie ce mal. Ou pas..."
Comme il n'est jamais trop tard, découverte hier soir de Piggy, métrage espagnol de Carlota MartÃnez Pereda, qui relate le quotidien d'une souffre-douleur prénommée Sara, constamment humiliée et brocardée par ses camarades de classe, alors qu'au même instant va avoir lieu une disparition, sans trop en dévoiler.
Ainsi donc, Piggy est autant un film d'horreur qu'un drame psychologique, mâtiné de comédie ironique et tacite. Et Carlota MartÃnez Pereda se plaît à surfer sur la rupture de ton, ce qui pourrait en déconcerter plus d'un, tant le métrage nous emmène dans des directions plutôt imprévisibles de façon bipolaire.
Comme il n'est jamais trop tard, découverte hier soir de Piggy, métrage espagnol de Carlota MartÃnez Pereda, qui relate le quotidien d'une souffre-douleur prénommée Sara, constamment humiliée et brocardée par ses camarades de classe, alors qu'au même instant va avoir lieu une disparition, sans trop en dévoiler.
Ainsi donc, Piggy est autant un film d'horreur qu'un drame psychologique, mâtiné de comédie ironique et tacite. Et Carlota MartÃnez Pereda se plaît à surfer sur la rupture de ton, ce qui pourrait en déconcerter plus d'un, tant le métrage nous emmène dans des directions plutôt imprévisibles de façon bipolaire.
Grâce notamment à l'interprétation très convaincante de Laura Galán, qui interprète une jeune fille ventripotente, véritable souffre-douleur perpétuelle, on ressent véritablement sa douleur psychologique, alors même qu'elle ne peut trouver ni soutien ni réconfort auprès de ses parents ignorants, complètement indifférents à son sort, tant psychologique que physique.
Piggy provoque ainsi autant le malaise qu'il ose l'humour sarcastique, avec un art consommé du réalisme, parfois même intolérable, notamment dans sa dernière partie aussi brutale que cruelle, qui joue intelligemment avec le faux-semblant pour mieux nous surprendre et nous amener à reconsidérer le profil psychologique ô combien tourmenté et torturé de la jeune Sara, au point de rendre sa prestance héroïque ou, a contrario, monstrueuse.
La réalisatrice fait alors planer l'ambiguïté lors des dernières séquences, avec pas mal d'astuces, notamment au niveau du hors-champ.
Et donc, Piggy est un drôle de série B ibérique, indépendante et provocante, un divertissement qui ne laisse pas indifférent et qui nous abandonne même dans une certaine forme d'amertume face à une thématique, celle de la grossophobie, que la réalisatrice dénonce entre réalisme, humour, mais aussi beaucoup de gravité dans la méchanceté gratuite.
Si bien qu'on ne peut que s'attacher à cette jeune fille, seule contre tous, enfin presque, sans vouloir spoiler.
Piggy mérite donc le détour, même s'il pourrait en déconcerter plus d'un(e) par ses virages de ton désarçonnants. En tout état de cause, il s'agit d'une noble proposition horrifique, symptomatique du cinéma franc-tireur, issu de l'Espagne.
P.S: la réalisatrice, Carlota Pereda, a volontairement opté pour le format 1.33.
Selon elle, ce choix a permis de mettre davantage le corps du personnage au centre de l'image, de renforcer le sentiment de claustrophobie et d'accentuer l'impression d'enfermement ressentie par l'héroïne.
— Celui du cÅ“ur noir des images 🖤




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