jeudi 25 avril 2013

FLASH GORDON

                                    Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site mariolikesmovies.com

de Mike Hodges. 1980. U.S.A/Angleterre. 1h51. Avec Sam J. Jones, Melody Anderson, Ornella Muti, Max Von Sydow, Topol, Timothy Dalton, Brian Blessed.

Sortie salles France: 28 Janvier 1981. U.S: 5 Décembre 1980

FILMOGRAPHIE: Mike Hodges est un producteur, réalisateur et scénariste britannique, né le 29 Juillet 1932 à Bristol (Royaume-Uni). 1971: La Loi du Milieu. 1972: Retraite Mortelle. 1974: l'Homme Terminal. 1978: Damien, la malédiction 2 (non crédité). 1980: Flash Gordon. 1985: Les Débiles de l'espace. 1987: L'Irlandais. 1989: Black Rainbow. 1998: Croupier. 2003: Seul la mort peut m'arrêter.


Film culte chez une frange de spectateurs, estampillĂ© "nanar suprĂŞme", Flash Gordon est une improbable production de l'intarissable Dino de Laurentiis sous l'Ă©gide de Mike Hodges. Un cinĂ©aste inĂ©gal Ă  qui l'on doit tout de mĂŞme un authentique chef-d'oeuvre du polar britannique, La Loi du Milieu. D'après le comic créé par Alex raymond en 1934, Flash Gordon revient sur nos Ă©crans en ce dĂ©but des annĂ©es 80 avec cette super production influencĂ©e par le phĂ©nomène Star Wars. La distribution Ă©clectique composĂ©e d'illustres comĂ©diens parmi lesquels Max Von Sidow (hiĂ©ratique, il EST l'empereur Ming, sadique et impassible !), Ornella Muti (en nympho Ă©cervelĂ©e) et Timothy Dalton (en prince versatile accoutrĂ© d'un pyjama vert !), a de quoi dĂ©router le spectateur au vu de leur prestance excentrique. Mais la palme de l'acteur le plus incongru en revient Ă  l'inexpressif Sam J. Jones dans la peau du super hĂ©ros fĂ©ru de football amĂ©ricain (la partie sportive improvisĂ©e sur le temple de Ming est un moment d'anthologie couillu !). Il s'agit ici de son 2è rĂ´le Ă  l'Ă©cran puisqu'un an au prĂ©alable il avait partagĂ© l'affiche avec la comĂ©dienne Bo Derek pour y faire une apparition dans Elle de Blake Edwards. En l'occurrence, il faut avouer que ce piètre acteur fait bien pâle figure pour endosser le rĂ´le majeur de Flash Gordon. Hormis sa silhouette saillante, le jeune comĂ©dien au minois bien docile semble complètement dĂ©passĂ© par les Ă©vènements au fil de ces dĂ©boires avec des E.T insidieux. Par miracle, il rĂ©ussit pour autant Ă  franchement nous amuser par son jeu cabotin alliant l'esprit pugnace et la bonhomie puĂ©rile.


Pour en revenir à l'ovni risible de Mike Hodges, son grand spectacle s'avère une pantalonnade disco (chargé de teintes polychromes !) alternant désarroi, rire grinçant et plaisir coupable. Le scénario impayable est à lui seul une blague de comptoir ! A la suite du crash d'une fusée sur une planète hostile, Flash Gordon et ses comparses vont rencontrer une société d'extra-terrestres régis par un tyran totalitaire. Pour tenter de survivre, ils vont devoir s'allier avec les hommes oiseaux et le prince Barin afin de déjouer les ambitions diaboliques du leader Ming ! Entre les désirs conjugaux de ce dernier pour s'accaparer d'une princesse, les caprices insidieux de sa fille nympho et les querelles jalouses du prince Barin, une guerre se prépare entre les deux clans pour l'avenir de l'humanité ! Pour compenser la vacuité de son scénario, Mike Hodges émaille son intrigue d'un concours d'épreuves mortelles que nos héros doivent entreprendre afin de mesurer leur courage. Enfin, la dernière demi-heure laisse place à un baroud d'honneur intergalactique assez réjouissant dans ses nombreux échanges de tirs au rayon laser. L'action échevelée se résumant à une bataille spatiale auquel l'armée des hommes volants s'est déployée en masse parmi l'entraide de Flash (équipé pour le coup d'un scooter aérien !) afin de réduire en poussière l'empire de Ming.


Surveillez bien les étoiles dans le ciel, un Flash aux cheveux blonds n'est jamais bien loin !
Avec ses dialogues hilarants, ses dĂ©cors criards en matte painting, ses costumes en paillette au look disco et surtout la complicitĂ© amiteuse des comĂ©diens, Flash Gordon cĂ´toie la farce dĂ©bridĂ©e avec une bonne humeur indĂ©crottable. S'il s'agit sans doute d'un des plus ubuesques films de super-hĂ©ros, la sympathie et la fougue que l'on Ă©prouve au fil de ses aventures rocambolesques nous prĂ©serve un sourire de gosse jusqu'au mot "fin" laissĂ© en suspens ! (la suite escomptĂ©e n'ayant jamais vu le jour !). Et pour marquer le rythme, le score tonitruant orchestrĂ© par le groupe Queen est loin d'ĂŞtre Ă©tranger au plaisir coupable procurĂ© !

25.04.13. 4èx
Bruno Matéï


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