lundi 10 février 2014

THE FACULTY

                                                                                    Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site Allocine.fr

de Robert Rodriguez. U.S.A. 1998. 1h44. Avec Jordana Brewster, Josh Hartnett, Laura Harris, Elijah Wood, Clea DuVall, Shawn Hatosy, Salma Hayek.

Sortie salles France: 2 Juin 1999. U.S: 25 Décembre 1998

FILMOGRAPHIE: Robert Rodriguez est un réalisateur et musicien américain, d'origine mexicaine, né le 20 Juin 1968 à San Antonio, Texas, Etats-Unis.
1992: El Mariachi. 1993: Roadtracers (télé-film). 1995: Desperado. 1995: Groom Service (Four Rooms, segment: The Misbehavers). 1996: Une Nuit en Enfer. 1998: The Faculty. 2001: Spy Kids. 2002: Spy Kids 2. 2003: Spy Kids 3. 2003: Desperado 2. 2005: Sin City. 2005: Les Aventures de Shark Boy et Lava Girl. 2007: Planète Terror. 2009: Shorts. 2010: Machete (co-réalisé avec Ethan Maniquis). 2011: Spy Kids 4. 2013: Machete Kills. 2014: Sin City: j'ai tué pour elle. 2014: From dusk till Daw: The Series (épis 1,2 et 4).


Deux ans après le dĂ©fouloir horrifique Une Nuit en Enfer, Robert Rodriguez continue de verser dans l'hommage amusĂ© avec The Faculty. Une satire sur le milieu scolaire auquel une bande de lycĂ©ens vont devoir se mesurer Ă  l'autoritĂ© drastique de leurs professeurs grâce Ă  l'usage de la coke ! Et cela depuis qu'une nouvelle entitĂ© extra-terrestre s'est infiltrĂ©e dans le corps des enseignants ! La seule arme pour les dĂ©masquer et les Ă©radiquer est dĂ©gotĂ©e par la poudre blanche qu'un Ă©tudiant avait discrètement trafiquĂ© dans son laboratoire !


Partant de ce maigre postulat hĂ©ritĂ© d'une sĂ©rie Z des annĂ©es 50, difficile de faire plus grotesque ! Sauf que Robert Rodriguez assume son sens du second degrĂ© avec une bonne dose d'ironie et de frĂ©nĂ©sie. La mise en scène Ă©nergique exploitant habilement pĂ©ripĂ©ties et clichĂ©s tout en reprenant les thèmes conceptuels du complot et de la paranoĂŻa (une illustre sĂ©quence de The Thing est implicitement reprise sous un ton parodique !). D'ailleurs, le rĂ©cit s'avère si bien construit et captivant qu'on finit rapidement par se laisser convaincre de la menace improbable allouĂ©e au corps enseignant. Ce ton pittoresque est notamment renforcĂ© par l'impertinence des professeurs se prenant un malin plaisir Ă  brimer nos Ă©tudiants. Quand bien mĂŞme ces derniers n'auront jamais autant psychotĂ©s devant leur prĂ©sence interlope ! Avec l'entremise de jeunes comĂ©diens en herbe, Rodriguez n'Ă©vite pas le stĂ©rĂ©otype pour leur personnalitĂ© distincte, mais rĂ©ussit nĂ©anmoins Ă  insuffler une rĂ©elle sympathie dans leur esprit de solidaritĂ© et leur complicitĂ© hĂ©roĂŻque. D'ailleurs, deux de ces comĂ©diens ont depuis su faire leur preuve dans d'autres productions pour accĂ©der au rang de notoriĂ©tĂ© (Josh HartnettElijah Wood !). Enfin, un bĂ©mol est Ă  souligner envers certains FX numĂ©risĂ©s (les plans rapides de doigts coupĂ©s ou d'une tĂŞte sectionnĂ©e) alors que d'autres sont beaucoup plus persuasifs (je pense Ă  l'imposante crĂ©ature finale !).


Mort aux profs !
Hommage Ă  la science-fiction alarmiste des annĂ©es 50 et au Monster Movie, The Faculty tire parti de son caractère ludique par la spontanĂ©itĂ© des jeunes comĂ©diens et par l'esprit dĂ©complexĂ© d'un rĂ©alisateur motivĂ© par la dĂ©rision. A titre subsidiaire, outre son rythme infaillible, on peut aussi louer l'exploitation judicieuse de son thème musical, retouche modernisĂ©e au tube The Wall ! 

Bruno Matéï 
3èx

2 commentaires:

  1. Comme tu dis "l'esprit décomplexé d'un réalisateur motivé par la dérision" ! Sacré Rodriguez ! On peut parfois lui reprocher.
    Sur ce coup ça fonctionne plutôt pas mal..
    Un des rares films que j'ai pu voir avec mon fils de 13 ans et qu'il a apprécié, lui qui pourtant ne jure que par HG, Les profs et Cie.
    Sinon j'ai regardé "I am a Legend" que je n'avais jamais revu depuis sa sortie salle alors que je l'avais en Dvd ! Oubli ? Achat compulsif ? bon, peu importe...
    Le héros reçoit à la fin une sorte de visitation/révélation avec la symbolique qui va avec et effectivement il se sacrifie ! je ne souvenais plus trop de ce final tant le climax est rapide..
    a bientĂ´t Bruno

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