lundi 16 juin 2014

SUPERARGO CONTRE DIABOLIKUS (Superargo, el hombre enmascarado / Supersonic Man)

                                                                      Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site cinemiscreant.blogspot.com

de Nick Nostro. 1966. Italie/Espagne. 1h28. Avec Giovanni Cianfriglia, Gérard Tichy, Monika Randall, Loredana Nusciak, Jose Castillo Escalona.

FILMOGRAPHIENick Nostro est un réalisateur et scénariste Italien, né le 21 Avril 1931, décédé le 15 Juin 2014.
1962: Il sangue e la sfida. 1962: Blood and Defiance. 1962: 2 Samurai per 100 geishe. 1963: Grazie Zio, c. 1963: Revenge of the Black Knight. 1964: Spartacus and the ten gladiators. 1964: 1964: Il trionfo dei dieci gladiatori. 1965: Operation Counterspy. 1966: Un dĂłlar de fuego. 1966: Tre notti violente. 1966: Superargo contro Diabolikus. 1968: Uno dopo l'altro. 1971: i provo anch'io. 1971: La cieca di Sorrento. 1971: Grazie zio, ci provo anch'io. 


Clairement inspirĂ© par la sĂ©rie d'espionnage des James Bond et les bandes-dessinĂ©es du FumetiSuperargo contro Diabolikus est une production transalpine exploitant le mythe du super-hĂ©ros avec des moyens dĂ©risoires. Autant dire que nous avons affaire ici Ă  une authentique sĂ©rie Z fleurant bon le charme vintage comme seuls les italiens ont le secret. Après avoir accidentellement tuĂ© son adversaire lors d'un match, et afin de se racheter, le catcheur Superargo accepte une mission pĂ©rilleuse de la part du colonel Kinski. Celle de retrouver la trace de Diabolikus, un trafiquant d'uranium exilĂ© sur une base secrète des mers des caraĂŻbes parmi ses hommes de main. Avec sa tenue de catcheur au masque noir et collant rouge, l'apparence moulante de Superargo fait indubitablement parti des supers-hĂ©ros les plus craignos de l'histoire du cinĂ©ma ! Pourvu d'une rĂ©sistance surhumaine Ă  l'eau (il a une capacitĂ© thoracique de 11 litres en plongĂ©e, peut descendre jusqu'Ă  une centaine de mètres de profondeur et peut rester sans respirer 5 Ă  7 mns sans avoir Ă  reprendre son souffle !), Ă  la chaleur du feu, au froid (endurance au vent glacial de 13 noeuds Ă  l'heure !) et Ă  l'Ă©lectricitĂ©, Superargo est Ă©galement prĂ©muni contre l'Ă©preuve des balles grâce Ă  sa nouvelle combinaison. 


Mais ce n'est pas tout, la matière particulière de son sang l'empêche également de saigner à la moindre blessure puisqu'il coagule à l'air ! Au niveau des gadgets, il est notamment équipé d'une voiture blindée avec installation radio et télévision, détient des pilules de "mort apparente" pour duper l'ennemi, ainsi qu'un bijou faisant office de micro émetteur récepteur de radio et de télévision afin de communiquer avec les services secrets. Au fil de sa dangereuse mission, il va non seulement devoir combattre les sbires armés de Diabolikus SPOIL !!! mais aussi débusquer un traître de son propre camp et enfin tenter de sauver sa dulcinée prise en otage. Fin du Spoil.
MenĂ© avec intĂ©gritĂ© dans son sĂ©rieux inĂ©branlable, Superargo contre Diabolikus nous invoque un sourire impayable avec son florilège de situations toutes plus grotesques les unes que les autres. Le lot ininterrompu de dialogues impayables et la mine renfrognĂ©e des protagonistes laissant transparaĂ®tre un humour involontaire souvent hilarant. A l'instar de la posture combative de notre super-hĂ©ros, son attitude inexpressive Ă©tant uniquement dominĂ©e par un jeu de regard des plus inflexibles ! En ce qui concerne l'action encourue, le minimum syndical nous est adressĂ© avec toutefois quelques sĂ©quences nerveuses de gunfights pĂ©taradants (mitraillettes Ă  l'appui) et d'explosion de bâtiments ! Mais outre les expĂ©riences de rĂ©sistance physique et de torture commises sur notre hĂ©ros, l'attrait le plus enthousiasmant provient surtout de la rivalitĂ© du duo Superargo/Diabolikus, car ne cessant de se disputer la victoire de la manière la plus imbue et narquoise ! 


InĂ©dit en dvd mais enfin exhumĂ© de l'oubli grâce Ă  Artus FilmsSuperargo contre Diabolikus est une pĂ©pite Z aussi hilarante que puĂ©rile dans son lot de pĂ©ripĂ©ties lourdingues et de personnages mĂ©contents. Une sympathique curiositĂ© au look rĂ©tro qu'auraient tort de se priver les amateurs indĂ©fectibles de nanars !

A la mémoire de Nick Nostro Merci à Artus Films !
Bruno Matéï

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