lundi 17 février 2025

The Gorge

                                                Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site Imdb.com

de Scott Derrickson. 2025. U.S.A. 2h07 (1h58). Avec Miles Teller, Anya Taylor-Joy, Sigourney Weaver, William Houston, Sope Dirisu.

Diffusion: 14 février 2025 (sur Apple TV+)

FILMOGRAPHIE: Scott Derrickson est un réalisateur, scénariste et producteur américain
1995: Love in the Ruins. 2000: Hellraiser V: inferno. 2005: l'Exorcisme d'Emilie Rose. 2008: Le Jour oĂą la terre s'arrĂŞta. 2012: Sinister. 2014 : DĂ©livre-nous du mal. 2016 : Doctor Strange. 2021 : Black Phone.  2023 : V/H/S 85 (sketch "Dreamkill"). 2025: The Gorge. 


Alors que j'ai hĂ©sitĂ© Ă  le dĂ©couvrir je ne regrette nullement de m'y ĂŞtre laissĂ© emportĂ© tant j'Ă©tais immergĂ© dans l'aventure 1h58 durant. 

Pur divertissement du Samedi soir, The Gorge est une sĂ©rie B luxueuse comme tant de mĂ©trages des annĂ©es 80 eurent l'opportunitĂ© de nous offrir avec autant de sincĂ©ritĂ© que de gĂ©nĂ©rositĂ©. 

Car si la première heure franchement attachante Ă  dĂ©peindre dans une ambiance feutrĂ©e la relation amoureuse de notre duo de géôliers (superbement incarnĂ© par Miles Teller - Ă  contre emploi hĂ©roĂŻque -  et l'hyper envoĂ»tante Anya Taylor-Joy) oscille pudeur, humour lĂ©ger et accalmie langoureuse, la seconde partie est une succession d'actions en règle dans sa frĂ©nĂ©sie belliciste remarquablement exĂ©cutĂ©e par un Scott Derrickson (l'Exorcisme d'Emilie Rose, Sinister, Black Phone !) aussi impliquĂ© et jouasse de nous parfaire une rĂ©crĂ©ation suintant l'amour du travail carrĂ©. 


Des zombies décharnés tout à fait crédibles dans leur morphologie végétale numérisée que nos héros tentent de déjouer à renfort de mitraillettes, grenades et sulfateuses dégénérées. Et même si parfois l'action horrifique surfe avec la gratuité, l'intensité qui s'y dégage, le montage dynamique et surtout l'implication résignée des comédiens permettent sans complexe de se laisser emporter par ce délire régressif 100 fois plus fun et trippant que n'importe quel opus de Resident Evil

Tout simplement parce que l'on croit Ă  ce que l'on voit, aussi  mineure soit son intrigue simpliste et ses situations Ă©culĂ©es qui vont avec que l'on savoure avec regard de gosse retrouvĂ©. 

Et puis il ne faut pas non plus omettre que d'un point de vue formel mais aussi musical (ça dĂ©mĂ©nage et nous berce lors d'un slow laconique), The Gorge dĂ©payse, ensorcelle, magnĂ©tise les sens au sein de superbes panoramiques montagneux (filmĂ©s du point de vue de miradors) renfermant de terrifiants secrets militaires dans les sous-bois Ă©touffĂ©s et marĂ©cageux.. 


Alors pour qui raffole de plaisir aussi innocent qu'attendrissant, The Gorge dégage un charme prégnant de A à Z dans son efficace concentré d'horreur écolo sous l'impulsion d'une romance candide sobrement structurée que Miles Teller / Anya Taylor-Joy renforce avec une complémentarité irrésistiblement bonnard.

*Bruno
Vost

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