J’ai perdu un père aujourd’hui.
Et je crois bien que nous, fantasticophiles, sommes nombreux Ă l’avoir considĂ©rĂ© comme tel.
Jean-Pierre a Ă©tĂ© ce père d’ombre et de feu qui m’a tenu la main Ă 12 ans Ă travers l’Ă©cran et les pages.
Cet homme qui a nourri nos nuits de monstres et de merveilles,
ce passeur d’ombres lumineuses,
ce conteur fou qui nous a appris que le bizarre, le mystère, le sanglant, le viscéral
avaient une âme, un cœur, une intelligence.
Cet homme qui a nourri nos nuits de monstres et de merveilles,
ce passeur d’ombres lumineuses,
ce conteur fou qui nous a appris que le bizarre, le mystère, le sanglant, le viscéral
avaient une âme, un cœur, une intelligence.
Celui qui m’a appris qu’aimer le cinĂ©ma, ce n’Ă©tait pas seulement aimer les chefs-d’Ĺ“uvre,
mais aussi les créatures visqueuses, les cris muets, le sang factice qui disait parfois plus vrai que la réalité.
Je pleure aujourd’hui.
De tristesse, de tendresse… et de respect.
Ce n’est pas seulement un homme qui s’Ă©teint,
c’est une flamme.
Celle qui brûlait dans les pages de Mad Movies,
dans les salles obscures du Grand-Guignol, ces églises du délire,
dans nos cœurs adolescents qui trouvaient enfin une tribu parmi les monstres.
Putters, c’Ă©tait l’Ă©rudit dĂ©glinguĂ© d'une pudeur inouĂŻe, d'une discrĂ©tion timorĂ©e,
le passionné réservé non blasé,
le grand frère gothique qui n’avait pas peur du mauvais goĂ»t,
parce qu’il savait que derrière le latex et les hurlements,
il y avait des vĂ©ritĂ©s, de la beautĂ©, de l’humanitĂ©, de la sensibilitĂ©.
Il nous a appris Ă aimer autrement.
À ne pas avoir honte de nos passions souvent ciblées comme "déviantes".
À faire du bizarre une maison. Du cinéma de genre, une langue maternelle.
À ne pas avoir honte de nos passions souvent ciblées comme "déviantes".
À faire du bizarre une maison. Du cinéma de genre, une langue maternelle.
Jean-Pierre Putters est mort.
Et nous, ses enfants de celluloĂŻd,
on continue de rĂŞver, de frissonner, de hurler…
parce qu’il nous l’a appris. Et que ça ne s’oublie pas.
on continue de rĂŞver, de frissonner, de hurler…
parce qu’il nous l’a appris. Et que ça ne s’oublie pas.
Je t'aime Jean-PĂŻerre ❤️🩹
Bruno





Merci pour ce bel hommage que tu lui rends. Je lis ce magazine depuis ma plus tendre enfance.
RépondreSupprimerMerci pour tout ce qu'il nous a appris. Sincères condoléances à sa famille et à l'équipe de Mad.
Merci pour ton commentaire très digne.
SupprimerUn grand Monsieur qui a réussi à imposer la presse fantastique à la force du poignet : une grande perte : chapeau bas, RIP.Sincères condoléances à la famille & aux proches.
RépondreSupprimerTrès bel hommage... que dire de plus, excepté qu'on est arrivé à un âge où on enterre de plus en plus de potes, mais aussi d'artistes qui comme Jean-Pierre on marqués notre enfance.
RépondreSupprimerTrès bel hommage
RépondreSupprimer