Hier soir, dĂ©couverte du film rare Le tueur frappe trois fois, exhumĂ© de sa torpeur grâce Ă l’Ă©diteur Rimini Éditions. Et si je n’en attendais pas vraiment grand-chose, quelle ne fut pas ma surprise de dĂ©couvrir un thriller tout Ă fait efficace grâce Ă son ossature narrative dĂ©butant comme une enquĂŞte sur fond de trafic de drogue avant d’Ă©voluer vers un adultère qui tourne mal.
Ainsi donc, grâce Ă son aspect vieillot, Le tueur frappe trois fois insuffle un charme sĂ©pia plutĂ´t dĂ©lectable pour les amateurs Ă©clairĂ©s, notamment Ă travers sa cinĂ©matographie germanique et ses tĂŞtes d’affiche mĂ©connues chez nous influencĂ©s par le "Krimi", si bien que le film apparaĂ®t comme une authentique curiositĂ© issue de cette coproduction entre l’Italie et l’Allemagne de l’Ouest.
Correctement rĂ©alisĂ© et interprĂ©tĂ© avec conviction, sans compter le charme lascif de Luciana Paluzzi en mante religieuse, Le tueur frappe trois fois ne peine jamais Ă maintenir notre attention, d’autant plus qu’il annonce dĂ©jĂ certaines fulgurances du giallo italien Ă venir. Bien Ă©videmment, Massimo Dallamano fera bien mieux par la suite, mais ce thriller hybride entre film policier, romance vĂ©nĂ©neuse et thriller criminel demeure un agrĂ©able divertissement que le cinĂ©aste met en scène avec soin et sincĂ©ritĂ© dans son respect du genre.
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