Photo empruntée sur Google, appartenant au site projectdeadpost.com
de Robert Young. 1972. Angleterre. 1h27. Avec Laurence Payne, Domini Blythe, Lynne Frederick, Thorley Walters, Adrienne Corri, Robert Tayman.
Sortie salles: 23 Août 1973
FILMOGRAPHIE: Robert (William) Young est un réalisateur, scénariste et producteur anglais, né le 16 Mars 1933 à Cheltenham. 1972: Le Cirque des Vampires. 1979: Le monde est plein d'homme mariés. 1993: Grandeur et descendance. 1997: Créatures Féroces.
À partir d’un postulat classique - la vengeance d’un vampire venu parachever sa malédiction - Robert Young déjoue l’impression de déjà-vu par l’éclat de scènes singulières et l’onirisme des tours de prestidigitation. Le premier spectacle de la femme-tigre. L’épreuve du miroir de la vie, où certains villageois se voient projetés, malgré eux, vers une autre dimension. Le saut crépusculaire des funambules métamorphosés en chauves-souris, sous l’œil médusé du public.
Cette communauté gitane, soumise à l’autorité du mal, rassemble des figures extravagantes - l’Hercule, l’homme panthère, les jumeaux vampires, le nain - chacune vouée à un stratagème sacrificiel. La confrontation surnaturelle des villageois à ces pièges relance sans cesse une action sanglante, comme un sursaut contre la mort.
Et puis, fidèle à la déontologie Hammer : décors flamboyants tout juste nuancés - le cirque nocturne tapi dans les bois, la chapelle, la crypte -, horreur graphique flirtant avec un gore rutilant, jeunes filles aux poitrines charnelles irradiant d’une sensualité naturelle.
D’une beauté indicible, déconcertant au premier abord - il faut le revoir, disait Alain Schlockoff, pour en saisir la richesse et palier ses lacunes narratives, dans les Bonus du Blu-ray-, Le Cirque des vampires doit sa fascination macabre à ce chapiteau gouverné par une alliance aussi ombrageuse que sournoise.
Il en émane une œuvre exigeante, traversée d’audaces thématiques (saphisme, inceste, pédophilie tacite, infanticides) et de fulgurances poétiques, au point que certaines images s’impriment en nous, presque malgré nous.
À revoir, encore et encore, pour en éprouver toute la substance.
— le cinéphile du cœur noir 🖤
4èx. Vostfr




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