de Rob Zombie. 2005. U.S.A. 1h50 (Director's Cut). Avec Sid Haig, Bill Moseley, Sheri Moon Zombie, William Forsythe, Ken Foree, Matthew McGrory, Leslie Easterbrook, Geoffrey Lewis.
Sortie salles France: 19 Juillet 2006 (Interdit aux - de 16 ans). U.S: 22 Juillet 2005
FILMOGRAPHIE: Rob Zombie est un chanteur, musicien et réalisateur américain, né le 12 Janvier 1965 à Haverhill, dans le Massachusetts.
2003: House of 1000 Corpses. 2005: The Devil's Rejects. 2007: Werewolf Women of the S.S. (trailer). 2007: Halloween. 2009: Halloween 2. 2012: The Lords of Salem. 2016: 31.
Si le scĂ©nario dĂ©roule une linĂ©aritĂ© presque scolaire, le brio de la mise en scène engendre une succession de sĂ©quences anthologiques. D’un rĂ©alisme documentaire et d’une audace crue, Zombie provoque sans relâche, Ă©talant humiliations et tortures avec une immoralitĂ© ricanante. Qu’il scrute ses sociopathes fraternels ou la dĂ©rive furieuse d’un shĂ©rif en roue libre, The Devil’s Rejects croque un jeu du chat et de la souris dans une AmĂ©rique rurale peuplĂ©e de rednecks ignares. Les seconds rĂ´les, trognes grotesques et verve de caniveau (jusqu’Ă une transaction de poulets hilarante), injectent une cocasserie malsaine au cĹ“ur du carnage. Entre ces faces vulgaires et notre trio qui pue la sueur et la crasse, Zombie tire une parodie sarcastique, limite cartoonesque, de malfrats dĂ©pravĂ©s, ivres de sexe, de drogue, d’alcool et surtout de sang.
Et pourtant, miracle noir : dans la dernière ligne droite, les bourreaux basculent victimes, quand un shĂ©rif ricanant fraude les règles pour les humilier Ă son tour. Surgit alors, contre toute attente, un soupçon d’empathie pour ces dĂ©chets humains, frères soudĂ©s par l’amour du vice et un dĂ©sir de libertĂ© absolue. Zombie cueille l’Ă©motion sur le bitume : clichĂ©s solaires, sourires exaltĂ©s, un instant volĂ© au cauchemar, comme si ces rebuts de l’humanitĂ© frĂ´laient, eux aussi, l’idĂ©e du bonheur.
Aussi dĂ©rangeant qu’hilarant dans son festin d’ultra-violence cartoonesque (pour les amateurs de bandes dĂ©viantes et sardoniques), The Devil’s Rejects transcende le portrait au vitriol de psychopathes en une « horde sauvage » moderne, cherchant l’enfer le plus paisible possible. Un moment de cinĂ©ma inoubliable, incarnĂ© par des comĂ©diens viscĂ©raux, un chef-d’Ĺ“uvre d’immoralitĂ© oĂą palpite, malgrĂ© tout, l’illusion d’un humanisme dĂ©sespĂ©rĂ©.
— Bruno Matéï
La Critique de Mathias Chaput:
Véritable bombe pondue par un Rob Zombie en état de grâce, "Devil's rejects" est un film qui devance tous ces prédécesseurs au niveau de la violence !
Outrancier dans son fond et dans sa forme mais passionnant à suivre car parfaitement rythmé et bien joué, ce métrage tient largement ses promesses et se distingue des autres par une originalité peu commune ou très peu exploité, à savoir qu'on a plus de compassion pour les tueurs que pour la police...
"The devil's rejects" est un mastodonte, une machine de guerre qui annihile tout sur son passage, recelant de moments d'anthologie et ponctué de dialogues cultes même si faisant la part belle aux invectives...
Faisant référence non sans un humour décalé et jubilatoire à plusieurs événements d'outre Atlantique ou à des figures emblématiques comme Groucho Marx ou même Elvis Presley, Rob Zombie se fait plaisir et NOUS fait plaisir et ne plagie à aucun moment les autres (même si le tout début peut faire légèrement penser à "Massacre à la tronçonneuse")...
Un montage ultra serré se servant de plans fixes et un final prodigieux tout en nuances permet au spectateur de garder un recul approprié face à ce déchaînement de brutalité (Rob Zombie n'y allant vraiment pas de main morte) et fait accéder l'oeuvre au sommet du genre, sorte de mélange entre "La dernière maison sur la gauche", "Tueurs nés" et "Dirty Harry"...
Toute une culture vintage se retrouve dans un film qui mettra tout le monde d'accord, transcendé par une folie pure et ambiante que l'on n'avait pas vue depuis longtemps !
Déjà huit ans et pas une seule ride !
Un pur must à déguster sans modération !
Note : 10/10




Un film culte et salvateur.
RépondreSupprimerSalvateur, c'est exactement ça !
RépondreSupprimer