mercredi 9 mars 2016

THE LAST HOUSE ON DEAD END STREET

                                                                          Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site lostmedia.wikia.com

de Roger Watkins. 1977. U.S.A. 1h18. Avec Roger Watkins, Ken Fisher, Bill Schlageter, Kathy Curtin, Pat Canestro, Steve Sweet, Edward E. Pixley.

Sortie salles U.S: Mai 1977 (Interdit aux - de 18 ans). Inédit en France.

FILMOGRAPHIE: Roger Michael Watkins (pseudos: Richard Mahler/Bernard Travis/Victor Janos) est un rĂ©alisateur, scĂ©nariste, producteur et acteur, nĂ© le 17 Septembre 1948, dĂ©cĂ©dĂ© le 6 Mars 2007.
1988: Decadence (Video) (as Richard Mahler). 1987: American Babylon (Video) (as Richard Mahler). 1983: Midnight Heat (as Richard Mahler). 1983: Corruption (as Richard Mahler). 1981: A Day in the Life of... The Cosmopolitan Girls (uncredited). 1981: Spittoon. 1980: Her Name Was Lisa (as Richard Mahler). 1980: Shadows of the Mind (as Bernard Travis). 1980: The Pink Ladies (as Richard Mahler). 1977: The Last House on Dead End Street (as Victor Janos).


Avertissement ! Par son climat putride et ses séquences scabreuses, le film est à réserver à un public averti.

PrĂ©cĂ©dĂ© d'une rĂ©putation sulfureuse aux sĂ©ances nocturnes des Grindhouse et des drive-in, The Last house on dead end street surfe sur le thème des Snuff-movies que le duo Michael et Roberta Findley avait dĂ©jĂ  Ă©voquĂ© un an au prĂ©alable dans leur mĂ©diocre Snuff. A peine sorti de prison, un cinĂ©aste underground se lance dans l'exploitation de films pornos. Avec l'appui d'un producteur sans vergogne, il dĂ©cide de le rĂ©aliser en repoussant les limites de la tolĂ©rance. Dans une ambiance Ă©lectrique, le tournage va virer Ă  l'orgie sanglante lorsque Terry dĂ©cide d'assassiner devant la camĂ©ra ses acteurs ainsi que son producteur afin de proposer au public un spectacle plus vrai que nature. ExpĂ©rience malsaine tout droit sortie d'un esprit dĂ©rangĂ©, The Last house on dead end Street constitue la première oeuvre de Roger Watkins, rĂ©alisateur mais aussi acteur principal de son propre film. Un cinĂ©aste aussi discret qu'obscur comme le souligne ses multiples pseudos qu'il emprunta Ă©galement pour la confection de mĂ©trages X.


Par l'entremise d'un pitch linĂ©aire exploitant Ă  intervalle rĂ©gulier sexe et gore de la manière la plus racoleuse (humiliations et sĂ©vices corporels s'avĂ©rant les maĂ®tres mots !), Roger Watkins traite du mythe du Snuff-movie avec un rĂ©alisme (faussement) documentĂ©. Un parti-pris assumĂ© de prĂ©coniser le choc cĂ©rĂ©bral chez le spectateur participant malgrĂ© lui Ă  une expĂ©rience visuelle et auditive profondĂ©ment dĂ©rangeante (dissonance musicale Ă  l'appui). Par son climat d'hystĂ©rie collective oĂą chaque protagoniste est affublĂ© d'un masque risible, ses Ă©clairages limpides ou autrement ternes, son dĂ©cor d'entrepĂ´t insalubre et ses salles d'expĂ©rimentations, The Last house on dead end Street amorce une dĂ©rive criminelle en roue libre. Bien que son cheminement narratif ne cesse de compiler une succession de sĂ©quences chocs parfois/souvent dĂ©viantes (le cĂ©lèbre supplice de la patte de bouc), le film parvient Ă  susciter une curiositĂ© palpable par son florilège d'images cauchemardesques oĂą la folie dĂ©saxĂ©e semble habiter chacun des comĂ©diens. D'ailleurs, durant ce tournage chaotique, on peut suspecter que ces derniers se soient adonnĂ©s aux drogues hallucinogènes, le rĂ©alisateur Ă©tant lui mĂŞme un fervent consommateur Ă  sa pĂ©riode autodestructrice. Cette ambiance aussi enragĂ©e que dĂ©rangĂ©e reflète bien les Ă©tats d'âme pathologiques de celui-ci soucieux de cristalliser sur pellicule un bad-trip dĂ©moniaque habitĂ© par la perversitĂ©.


Que l'on adhère ou rejette en bloc ce dĂ©lire scabreux imparti Ă  l'expĂ©rimentation douteuse, The Last house on dead end street ne laisse pas indiffĂ©rent et entretient la curiositĂ© par son panel de sĂ©quences hystĂ©riques oĂą l'ambiance malsaine indĂ©crottable laisse parfois en mĂ©moire des images d'une perversitĂ© maladive. Probablement l'une des expĂ©riences les plus cintrĂ©es de l'histoire du cinĂ©ma.
A ne pas mettre entre toutes les mains. 


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