mardi 30 août 2016

BLOOD FATHER

                                                                          Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site avoir-alire.com

de Jean-François Richet. 2016. U.S.A. 1h28. Avec Mel Gibson, Erin Moriarty, William H. Macy
Diego Luna, Elisabeth Röhm, Thomas Mann, Dale Dickey.

Sortie salles France: 31 Août 2016. U.S: 26 Août 2016

FILMOGRAPHIE: Jean-François Richet, nĂ© le 2 juillet 1966 Ă  Paris, est un rĂ©alisateur, producteur, scĂ©nariste, dialoguiste et monteur français. 1995: État des lieux. 1997: Ma 6-T va crack-er. 2001: De l'amour. 2005: Assaut sur le central 13. 2008: L'Instinct de mort. 2008: L'Ennemi public n° 1
2015: Un moment d'égarement. 2016: Blood Father. 2017: Twice.


Vendu comme le grand retour de Mel Gibson dixit "Premiere" du haut de l'affiche hexagonale, ou lorsque la montagne accouche d'une souris rĂ©pondit l'Ă©cho ! SĂ©rie B d'action moulĂ©e Ă  l'ancienne si j'ose dire, Blood Father constitue un très mauvais divertissement bourrin. Faute Ă  une intrigue aseptique dĂ©nuĂ©e de toute vigueur dramatique (Spoil ! Ă  l'instar de son Ă©pilogue tragique dont on Ă©prouve aucune compassion ! fin du Spoil), Ă  des antagonistes primaires sans charisme animal et surtout au portrait apathique imparti au père et Ă  sa fille buissonnière. PourchassĂ©e par des tueurs du Cartel depuis qu'elle eut incidemment assassinĂ©e leur leader (son petit ami !), Lydia, 17 ans, dĂ©cide de renouer contact avec son père pour lui invoquer de l'aide. PersĂ©cutĂ©s et menacĂ©s, ils n'ont comme seul recourt de s'Ă©chapper du cocon domestique pour sillonner les contrĂ©es mexicaines entre deux escales dans des chambres d'hĂ´tels. Mais les tueurs sans pitiĂ© restent Ă  l'affĂ»t de leurs moindres dĂ©placements. 


D'une platitude exaspĂ©rante dans son cheminement narratif poussif et d'un rythme langoureux mĂŞme si quelques affrontements sanglants avivent timidement notre attention (notamment cet incroyable clash automobile auquel un poids lourds viendra percuter de plein fouet un motard !), Blood Father fait pâle figure pour renouer avec les plaisirs coupables des actionner 80. Le plaisir de retrouver le monstre sacrĂ© Mel Gibson dans un genre qui le rendit cĂ©lèbre s'estompe donc rapidement si bien que l'acteur peine Ă  insuffler une quelconque Ă©motion dans sa fonction paternelle en rĂ©demption. MĂŞme si sa carrure hĂ©roĂŻque titille notre nostalgie et que la virilitĂ© de son charisme burinĂ© impressionne encore du haut de ses 60 ans, l'acteur semble peu Ă  l'aise pour s'iconiser en redresseur de tort par le biais de rĂ©pliques approximatives. EntourĂ© de la prĂ©sence juvĂ©nile de Erin Moriarty en ado instable et dĂ©cĂ©rĂ©brĂ©e, cette dernière ne parvient jamais Ă  densifier une fragilitĂ© humaniste dans sa personnalitĂ© lambda si bien que son amitiĂ© Ă©voquĂ©e avec son paternel n'apporte aucune empathie Ă  leur rĂ©conciliation.


Peu inspirĂ© et d'une Ă©tonnante maladresse dans le fond et la forme (mĂŞme si sa photo ocre esthĂ©tise parfois une nature crĂ©pusculaire), Jean François Richet vient de commettre avec Blood Father le plus mauvais film de sa carrière entraĂ®nant notamment dans sa chute l'acteur emblĂ©matique des annĂ©es 80 mĂŞme si Mel Gibson tente de sauver les meubles avec un minimum de dignitĂ©.  

E-B

Le p'tit mot de Jean-Marc Micciche:
Séance découverte avec le film attendue Blood Father, du frenchie Richet. Au delà du plaisir de retrouver Mel Gibson et de la bonne facture de l'ensemble, j'avoue avoir été déçus par cette série B un peu molle et bavarde...je trouve qu'avec ce type de sujet, deux perso que tout le monde veut gicler, j'ai malheureusement vue trop de bon films dans les années 70 et 80 pour mouiller mon slip. on attendait un film haletant, bourré de temps fort et bourré d'adrénaline, et au final tout ça tire en longueur.

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