lundi 15 août 2016

THE WAVE

                                                                            Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site senscritique.com 

"Bølgen" de Roar Uthaug. 2015. 1h44. Norvège. Avec Kristoffer Joner, Thomas Bo Larsen, Fridtjov Såheim, Ane Dahl Torp, Jonas Hoff Oftebro, Edith Haagenrud-Sande, Arthur Berning

Sortie salles France: 27 Juillet 2016. Norvège: 28 Août 2015.

FILMOGRAPHIERoar Uthaug est un rĂ©alisateur, scĂ©nariste et producteur norvĂ©gien, nĂ© le 25 aoĂ»t 1973 Ă  Lørenskog dans le comtĂ© d'Akershus. 2006: Cold Prey. 2008: Cold Prey 2. 2009: Le Secret de la montagne bleue. 2012: Dagmar : L'Ă‚me des vikings. 2012: The Wave. 2018: Tomb Raider.


S'Ă©tant fait connaĂ®tre auprès du public français grâce Ă  de sympathiques sĂ©ries B plutĂ´t bien torchĂ©es (Cold Prey 1 et 2, Dagmar), le rĂ©alisateur norvĂ©gien Roar Uthaug semble s'essayer Ă  tous les genres si on en juge son dernier-nĂ©, The Wave. Surfant sur le genre catastrophe sans faire preuve d'esbroufe et encore moins de surenchère, Roar Uthaug exploite la menace d'un Tsunami en plein coeur d'une vallĂ©e norvĂ©gienne. Après l'Ă©boulement d'une montagne dans un lac, un père de famille tente dĂ©sespĂ©rĂ©ment de retrouver les siens au milieu des dĂ©combres. SituĂ©s Ă  l'autre bout du hameau, sa femme et son fils sont parvenus Ă  s'isoler avec un survivant dans le sous-sol d'un hĂ´tel en dĂ©pit de la montĂ©e des eaux. Un pitch simpliste, Ă©culĂ©, sans surprise que le cinĂ©aste exploite nĂ©anmoins avec une Ă©vidente efficacitĂ©. De par les situations de survie que nos protagonistes sont contraints de surpasser en se disputant leurs sentiments de vaillance et de dĂ©sespoir, et les tentatives de sauvetage de dernier ressort.


Focalisant l'essentiel de l'intrigue sur la cohĂ©sion familiale du gĂ©ologue Kristian Eikjord, Roar Uthaug parvient Ă  nous attacher Ă  leur caractĂ©risation dĂ©munie sous l'impulsion de comĂ©diens modestement expansifs. Sa facture sĂ©rie B de souche norvĂ©gienne ajoutant au charme de l'entreprise si bien que les interprètes s'avèrent inconnus du public français. Suspense, tension, asphyxie (la claustration en apnĂ©e de la mère et du fils) se chevauchent donc avec assez de succès pour nous impliquer Ă©motionnellement Ă  la prĂ©caritĂ© des protagonistes en porte-Ă -faux. Quand Ă  la sĂ©quence catastrophe aussi escomptĂ©e que redoutĂ©e, le cinĂ©aste mise sur la qualitĂ© d'effets spĂ©ciaux numĂ©riques et l'habiletĂ© du dĂ©coupage pour provoquer l'effroi, notamment en insistant sur l'affolement d'une foule de masse après leur dĂ©part furtif en vĂ©hicule ! Sous le pilier de quelques sĂ©quences spectaculaires très convaincantes, The Wave s'inscrit donc dans une logique de rĂ©alisme plutĂ´t que d'exploiter tous azimuts des sĂ©quences racoleuses aussi vaines que gratuites (remembre 2012 !). Au-delĂ  de la fulgurance graphique impactĂ©e par le Tsunami, Roar Uthaux met Ă©galement en lumière (crĂ©pusculaire) des images de cauchemars sitĂ´t la rĂ©sultante du chaos ! A l'instar des dĂ©ambulations nocturnes de notre hĂ©ros serpentant les chemins de traverse au sein de carcasses de voitures et de cadavres.


Sans aucune prĂ©tention puisque refusant de cĂ©der Ă  la facilitĂ© d'une action redondante, Roar Uthaux respecte le cahier des charges du genre en n'oubliant jamais de faire vivre ses personnages d'un humanisme fĂ©brile. Un sympathique divertissement un peu plus convaincant que les produits standards du Blockbuster ricain.    

B-M

Récompenses: Kosmorama, Festival du film international de Trondheim 2016 :
Meilleur montage pour Christian Siebenherz
Meilleure production pour Martin Sundland et Are Heidenstrom
Meilleur acteur dans un second rĂ´le pour Kristoffer Joner

2 commentaires:

  1. Ah ben tiens! C'est marrant ça, parce que je viens tout juste de le regarder hier!
    A noter le petit clin d’Ĺ“il que le rĂ©al se fait Ă  lui mĂŞme quand l'un des gĂ©ologues regarde justement Cold Prey sur sa tablette! ^^

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