mercredi 2 août 2017

LE JUSTICIER DE NEW-YORK

                                                         Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site Senscritique.com

"Death Wish 3" de Michael Winner. 1985. U.S.A. 1h31. Avec Charles Bronson, Deborah Raffin, Ed Lauter, Martin Balsam, Gavan O'Herlihy, Joe Gonzalez.

Sortie salles France: 5 Mars 1986 (Int - de 18 ans). U.S: 1er Novembre 1985

FILMOGRAPHIE SELECTIVE: Michael Winner est un réalisateur britannique, né le 30 Octobre 1935 à Londres, décédé le 21 Janvier 2013. 1964: Dans les mailles du filet. 1967: Qu'arrivera-t-il après ? 1971: Les Collines de la Terreur. 1971: l'Homme de la Loi. 1971: Le Corrupteur. 1972: Le Flingueur. 1973: Le Cercle Noir. 1973: Scorpio. 1974: Un Justicier dans la Ville. 1976: Won Ton Ton, le chien qui sauva Hollywood. 1977: La Sentinelle des Maudits. 1978: Le Grand Sommeil. 1979: l'Arme au Poing. 1982: Un Justicier dans la Ville 2. 1983: La Dépravée. 1985: Le Justicier de New-York. 1988: Rendez vous avec la mort. 1990: Double Arnaque. 1993: Dirty Week-end.


Troisième opus des vicissitudes du vindicateur Paul Kersey, Le Justicier de New-York joue plein pot la carte de la dĂ©rision avec un esprit cartoonesque tantĂ´t fun, tantĂ´t jouissif. Sur ce dernier point, personne ne peut oublier son final belliqueux proprement surrĂ©aliste lorsque flics, voyous et aimables citadins s'entretuent, flingues et sulfateuses Ă  la main, au coeur d'une citĂ© urbaine livrĂ©e Ă  feu et Ă  sang ! Assumant le cĂ´tĂ© dĂ©bridĂ© de tant d'exubĂ©rances, Michael Winner parvient Ă  transcender ses clichĂ©s par le biais de situations semi parodiques efficacement gĂ©rĂ©es (notamment parmi l'appui d'un sens du cadre !). De par la posture amiteuse de vieillards impotents peu Ă  peu motivĂ©s par un esprit rĂ©actionnaire et des exactions criminelles de notre justicier redoublant de subterfuge pour Ă©radiquer les voyous parmi l'Ă©laboration de pièges domestiques ou avec la gâchette de son "Magnum 475".


Paul Kersey ayant pour mission, et avec le soutien d'un flic vĂ©reux (l'attachant Gavan O'Herlihy dans une prĂ©sence d'esprit autoritaire !), de nettoyer un quartier malfamĂ© que le 3è âge est contraint de subir depuis le laxisme de la police locale. Fort de son charisme viril et d'un regard impassible Ă©minemment magnĂ©tique, Charles Bronson soutient le film de ses Ă©paules robustes avec une classe dĂ©sarmante de naturel. Jeu du gendarme et du voleur menĂ© tambour battant sous les intimidations d'un leader punk assoiffĂ© de haine et d'impĂ©riositĂ© (Gavan O'Herlihy ne passe pas inaperçu dans son cabotinage patibulaire), le Justicier de New-York baigne dans le politiquement incorrect avec un esprit sarcastique très second degrĂ©. Et ce en dĂ©pit d'une ultra violence tantĂ´t râpeuse, tantĂ´t outrĂ©e (Ă  croire que le rĂ©al ne sait parfois pas sur quel pied danser Ă  opposer actions rĂ©alistes et surrĂ©alistes !). Dans tous les cas, le spectateur partagĂ© entre stupeur et hilaritĂ© s'amuse frĂ©quemment de ce divertissement improbable noyĂ© dans la dĂ©mesure. Pour clore, on peut aussi louer le caractère aussi bien envoĂ»tant qu'entĂŞtant de sa partition musicale supervisĂ©e par Jimmy Page et Mike Moran ( leitmotiv similaire aux 2 prĂ©cĂ©dents opus !).


SĂ©rie B d'action d'une ultra violence dĂ©cĂ©rĂ©brĂ©e ne se prenant jamais au sĂ©rieux, Le justicier de New-York justifie le plaisir coupable avec une dĂ©rision cartoonesque aussi attachante que bonnard. On retiendra surtout de ces règlements de compte en pagaille son impensable point d'orgue urbain littĂ©ralement dĂ©gĂ©nĂ©rĂ© ! 

Eric Binford.
5èx

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