lundi 10 septembre 2018

LES GUERRIERS DU BRONX 2

                                              Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site senscritique.com

"Fuga dal Bronx" de Enzo G. Castellari. 1983. Italie. 1h32. Avec Mark Gregory, Henry Silva, Valeria D'Obici, Giancarlo Prete, Paolo Malco, Ennio Girolami, Antonio Sabato.

Sortie salles France: 1er AoĂ»t 1984. Italie: 15 AoĂ»t 1983.

FILMOGRAPHIE SELECTIVE: Enzo G. Castellari est un réalisateur, scénariste, acteur, monteur et producteur italien, né le 29 Juillet 1938 à Rome (Italie). 1967: Je vais, je tire et je reviens. 1968: Django porte sa croix. 1968: 7 Winchester pour un massacre. 1968: Tuez les tous... et revenez seul ! 1973: Le Témoin à abattre. 1976: Keoma. 1977: Une Poignée de salopards. 1977: Action Immédiate. 1979: La Diablesse. 1979: Les Chasseurs de Monstres. 1981: La Mort au Large. 1982: Les Nouveaux Barbares. 1982: Les Guerriers du Bronx. 1983: Les Guerriers du Bronx 2. 1987: Striker. 1987: Hammerhead. 1997: Le Désert de Feu.


Un an après les exploits de Trash et sa bande du Bronx, on prend les mĂŞmes et on recommence avec Les Guerriers du Bronx 2 toujours rĂ©alisĂ© par Enzo G. castellari. Une sĂ©quelle explosive si bien que l'action est ici dĂ©cuplĂ©e par 10 avec une redondance tout juste tolĂ©rable. De par son humour involontaire, son attachant climat de dĂ©solation urbaine et le surjeu irrĂ©sistible des acteurs s'en donnant Ă  coeur joie dans les expressions bellicistes. Alors qu'un promoteur vĂ©reux s'empresse de nettoyer les quartiers du Bronx de la dĂ©linquance, Trash et une poignĂ©e d'irrĂ©ductibles leur tiennent tĂŞte flingues Ă  la main. Mais les victimes s'accumulent au point qu'une journaliste frondeuse y dĂ©clare un gĂ©nocide face aux mĂ©dias. Dès lors, pour Trash et ses survivants, ne reste plus comme stratĂ©gie de dernier ressort de kidnapper le prĂ©sident afin de faire front Ă  la flambĂ©e de violence. 


Aussi bonnard que son prĂ©dĂ©cesseur, les Guerriers du Bronx 2 ne compte que sur la surenchère Ă©pique pour emporter notre adhĂ©sion avec plus ou moins de bonheur eu Ă©gard de l'ambiance apocalyptique d'un Bronx rĂ©duit Ă  feu et Ă  sang. Les mercenaires aguerris et l'armĂ©e fasciste accourant tous azimuts au sein d'un climat de folie urbaine rendue erratique. Castellari multipliant cascades et explosions en règle avec une certaine efficacitĂ© et ce mĂŞme s'il abuse de ralentis et chorĂ©graphies itĂ©ratives Ă  travers les corps Ă©jectĂ©s en l'air. Toujours aussi inexpressif dans sa posture ignare et laconique, Mark Gregory continue de jouer les gros bras redresseurs de tort avec une foi inĂ©branlable ! Et nous de s'amuser de ses exploits outre-mesure sous l'impulsion de dialogues impayables oscillant sobriĂ©tĂ© et vulgaritĂ©.


La grande java. 
DĂ©complexĂ© auprès de sa violence parfois complaisante (les victimes lâchement brĂ»lĂ©es vives avec un rĂ©alisme risible), un chouilla gore lors de quelques plans concis, dĂ©gĂ©nĂ©rĂ© et con comme la lune de par son pitch minimaliste, Les Guerriers du Bronx 2 ravira les amateurs de Z rital grâce Ă  son action belliqueuse hyperbolique et ses tĂŞtes familières de seconde zone (Henry Silva en tĂŞte). 

* Bruno
2èx
                                                                      Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site Notrecinema.com

"1990: I guerrieri del Bronx" de Enzo G. Castellari. 1982. Italie. 1h30. Avec Stefania Girolami, Marco Di Gregorio, Vic Morrow, Christopher Connelly, Fred Williamson, "Betty" Elisabetta Dessy

Sortie salles France: 17 Novembre 1982

FILMOGRAPHIE SELECTIVEEnzo G. Castellari est un rĂ©alisateur, scĂ©nariste, acteur, monteur et producteur italien, nĂ© le 29 Juillet 1938 Ă  Rome (Italie).
1967: Je vais, je tire et je reviens. 1968: Django porte sa croix. 1968: 7 Winchester pour un massacre. 1968: Tuez les tous... et revenez seul ! 1973: Le TĂ©moin Ă  abattre. 1976: Keoma. 1977: Une PoignĂ©e de salopards. 1977: Action ImmĂ©diate. 1979: La Diablesse. 1979: Les Chasseurs de Monstres. 1981: La Mort au Large. 1982: Les Nouveaux Barbares. 1982: Les Guerriers du Bronx. 1983: Les Guerriers du Bronx 2. 1987: Striker. 1987: Hammerhead. 1997: Le DĂ©sert de Feu.


Sorti en pleine mouvance du Post-Nuke initiĂ© par Mad-max 1 et 2Les Guerriers de la Nuit et New-York 1997les Guerriers du Bronx constitue l'un des cĂ©lèbres ersatz transalpins des annĂ©es 80 que les vidĂ©ophiles se sont empressĂ©s de louer au video du coin. SĂ©rie Z bricolĂ©e avec les moyens du bord dans ses carrières dĂ©saffectĂ©es d'un New-York dystopique, les Guerriers du Bronx s'inspire largement du chef-d'oeuvre de John Carpenter. Sauf qu'ici, et pour varier la donne, les rĂ´les et situations sont inversĂ©s au profit d'un ennemi sanguinaire implantĂ© dans le territoire interdit, le royaume des Riders ! Dans le sens oĂą un exterminateur sans vergogne est chargĂ© de retrouver en vie Anne, la jeune hĂ©ritière d'une corporation d'armement rĂ©fugiĂ©e dans le quartier interdit depuis l'influence de magnats vĂ©reux. Seulement, ce dernier n'hĂ©site pas Ă  assassiner de sang froid les quidams marginaux empiĂ©tant son chemin. C'est dans cette zone rĂ©putĂ©e mortelle qu'Anne Ă©tablit la rencontre de Trash et de son Ă©quipe motorisĂ©e. Des loubards livrĂ©s Ă  eux mĂŞmes bien que subordonnĂ©s Ă  l'autoritĂ© de l'Ogre, un leader afro Ă  l'enseigne du quartier du Bronx. Afin de sauver la vie de cette fugitive, Trash et ses compagnons dĂ©cident d'invoquer l'aide de l'Ogre depuis les exactions criminelles de Hammer, l'exterminateur.


Ce scĂ©nario aussi inepte qu'improbable sorti d'une bande dessinĂ©e fauchĂ©e parvient modestement Ă  nous divertir dans son lot de stratĂ©gies guerrières, trahison et confrontations physiques que nos anti-hĂ©ros perpĂ©tuent vaillamment pour un enjeu humain. En pompant notamment sur l'autre modèle susdit (les Guerriers de la Nuit), pour la panoplie exubĂ©rante des clans barbares (principalement les "Zombies" affublĂ©s d'une combinaison de Hockey), les Guerriers du Bronx illustre de manière triviale les pĂ©rĂ©grinations belliqueuses de ces anti-hĂ©ros dont Trash s'avère le porte parole le plus loyal. C'est Ă©galement au niveau des engins motorisĂ©s (le crane encastrĂ© au creux du guidon de chaque bĂ©cane) et des acteurs cabotins, aussi attachants qu'impayables dans leur posture inexpressive (la prĂ©sence atone de Trash et de ses mercenaires ressemblent Ă  s'y mĂ©prendre au groupe Village People !), que le film parvient Ă  amuser, rĂ©parties machistes Ă  l'appui ! Sa narration redondante culminant enfin avec gĂ©nĂ©rositĂ© vers un affrontement Ă©pique entre forces de l'ordre et mercenaires lors d'une guĂ©rilla urbaine Ă©tonnamment pessimiste !


SĂ©rie Z d'action futuriste soutenue par l'excentricitĂ© des personnages grotesques et par le surrĂ©alisme de situations ineptes, Les Guerriers du Bronx traduit avec une sobre efficacitĂ© une fantaisie dĂ©bridĂ©e sous l'impulsion de pugilats infantiles hĂ©ritĂ©s d'un Ă©pisode de San Ku Kai ! Grâce Ă  la sincĂ©ritĂ© de son auteur et le jeu outrancier des acteurs de seconde zone, ce nanar d'exploitation laisse en mĂ©moire un divertissement assez plaisant dans sa facture bisseuse typiquement transalpine.

* Bruno

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