(Crédit photo : image trouvée via google, provenant du site imdb. Utilisée ici à des fins non commerciales et illustratives)
Une séquelle à couper le souffle qui réitère l'exploit sportif.
Quatre ans après l'incroyable succès-surprise de Fall, réalisé par Scott Mann, celui-ci cède sa place aux frères Michael et Peter Spierig, co-auteurs et réalisateurs des formidables Daybreakers et Prédestination, pour nous confectionner une séquelle de haute voltige, d'un même niveau vertigineux que le premier opus. C'est dire si cette suite ne déçoit nullement à travers son spectacle ahurissant d'escalade, où de jeunes femmes souhaitent entreprendre l'ascension du mont Kwan, en Thaïlande, afin de rendre hommage à Shiloh, l'une des sœurs décédées dans le premier opus.
Ainsi donc, pour rendre hommage à sa sœur, Jax, accompagnée de Luce, une amie de Shiloh, va se retrouver bloquée à plus de 1 200 mètres d'altitude à la suite d'un glissement de terrain. Et donc, comme dans le premier opus, les réalisateurs jouent la carte du huis clos exigu au sein d'une gigantesque montagne, que nos héroïnes vont tenter de gravir en empruntant notamment un vertigineux plank walk.
Et comme dans le premier opus, à tous ceux qui souffrent comme moi d'acrophobie, vous serez de nouveau cramponnés à votre siège, avec parfois le souffle coupé et des hauts-le-cœur, tant cette séquelle très spectaculaire ne nous laisse quasiment nul répit pour nous emporter dans un tourbillon de séquences vertigineuses, d'un sidérant réalisme. Même si l'on peut percevoir par moments quelques effets numériques, ceux-ci ne nuisent nullement aux sensations vertigineuses que l'on ressent de manière métronomique, si bien que l'on croit dur comme fer à ce que l'on voit, du début à la fin.
Les réalisateurs parviennent notamment à relancer l'action dans des directions toujours aussi périlleuses, d'autant plus qu'un personnage interviendra au cours du récit. Mais chut, n'en disons pas plus, car Fall 2: Dead Point est non seulement hautement capiteux dans ses séquences à vous donner le vertige et le haut-le-cœur, mais, en prime, il impose certains rebondissements inattendus, alors même que l'aventure semble se clôturer à un moment propice de l'action. Que nenni ! Mais chut, n'en disons surtout pas plus.
Et outre son action expérimentale et ses panoramiques à couper le souffle, Fall 2: Dead Point parvient avec autant d'émotion que d'attention à capter notre intérêt grâce à la caractérisation profondément humaine de ces deux jeunes sportives qui vont évidemment devoir s'épauler, mais aussi se confronter à leurs contradictions morales au moment le plus crucial de l'action.
Ainsi donc, Fall 2: Dead Point nous offre une véritable réflexion sur la peur et le dépassement de soi à travers le personnage de Jax, qui décide justement de transcender ses affres grâce à l'enseignement de sa sœur : affronter ses peurs par le surpassement, la foi et la résilience.
Fall 2 nous retrace donc le parcours initiatique d'une jeune femme en berne, remarquablement et sobrement interprétée par Harriet Slater, qui dégage une véritable humanité, à la fois fragile et stoïque. Un beau portrait de femme digne, d'autant plus passionnant au fil de son évolution, à la fois morale et physique, jusqu'à ce final surprenant auquel nous ne nous attendions pas.
Ainsi donc, Fall 2: Dead Point, s'il n'est peut-être pas aussi sidérant et époustouflant que son premier opus, n'en demeure pas moins qu'il lui tient largement la dragée haute. À mon sens, on ne pouvait rêver meilleure séquelle, puisque ici, on reste cramponné au siège du début à la fin, avec quasiment autant d'intensité, de vigueur émotive et d'actions héroïques aussi improbables que réalistes.
Et c'est justement ce qui fait le sel et le charme de cette formidable série B, impeccablement menée et surtout exécutée avec un art consommé du réalisme décoiffant.
P.S. : À celles et ceux qui souffrent comme moi d’acrophobie, vous serez aux anges.
— Celui du cÅ“ur noir des images 🖤




Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire