de Vernon Sewell. 1968. Angleterre. 1h17. Avec Peter Cushing, Robert Flemyng, Wanda Ventham, Vanessa Howard, Glyn Edwards, David Griffin.
Sortie salles France: 31 Mars 1971. Angleterre: Janvier 1968
FILMOGRAPHIE: Vernon Sewell est un réalisateur britannique né le 4 juillet 1903 à Londres et
décédé le 21 juin 2001. 1933 : Morgenrot. 1934 : The Medium. 1937 : A Test for Love. 1938 : Breakers Ahead. 1939 : What Men Live by. 1943 : P.H. contre Gestapo. 1945 : The World Owes Me a Living. 1946 : Latin Quarter. 1947 : Le Fantôme de Berkeley Square. 1948 : Uneasy Terms. 1949 : The Jack of Diamonds. 1951 : The Dark Light. 1951 : The Black Widow. 1952 : The Floating Dutchman. 1952 : Ghost Ship. 1953 : Counterspy. 1954 : Dangerous Voyage. 1954 : Radio Cab Murder. 1955 : Where There's a Will. 1956 : Johnny You're Wanted. 1956: Soho quartier dangereux. 1956: Home and Away. 1957: Rogue's Yarn. 1958: Battle of the V-1. 1959: Wrong Number. 1960 : Urge to Kill. 1961: House of Mystery. 1961: The Wind of Change. 1961: The Man in the Back Seat. 1962: Strongroom. 1963: A Matter of Choice. 1963: Strictly for the Birds. 1967: Some May Live. 1968 : Le vampire a soif. 1968 : La Maison ensorcelée. 1972 : Burke and Hare.
SĂ©rie B d’Ă©pouvante exhumĂ©e de l’oubli Ă l’occasion de sa sortie Blu-ray/DVD chez ESC, Le Vampire a soif aborde avec une efficacitĂ© certaine la thĂ©matique du vampirisme, non sans une originalitĂ© saugrenue.
Sans trop dĂ©tailler l’intrigue afin de prĂ©server ses effets de surprise et ses rebondissements, un inspecteur de police - modestement campĂ© par le gentleman Peter Cushing, en fin limier redresseur de torts - enquĂŞte sur une sĂ©rie de meurtres au cĹ“ur d’une petite bourgade londonienne du XIXe siècle. Les victimes y sont retrouvĂ©es sauvagement assassinĂ©es par un mystĂ©rieux criminel, jusqu’Ă ce que ses soupçons finissent par se porter sur un entomologiste, en Ă©troite relation avec sa fille.
Oscillant entre enquĂŞte policière Ă suspense et Ă©pouvante sĂ©culaire, le film dĂ©ploie des effets spĂ©ciaux tantĂ´t ringards - la première apparition de la crĂ©ature prĂŞte Ă sourire par son aspect presque risible - tantĂ´t fascinants, notamment lors des saisissantes visions de la chrysalide en hibernation. Le Vampire a soif parvient ainsi Ă entretenir la curiositĂ© grâce Ă l’implication virile d’interprètes globalement convaincants -en particulier le charismatique Robert Flemyng, en apprenti sorcier sournois - et Ă la folie douce d’une narration rĂ©solument dĂ©lirante.
Baignant dans une atmosphère gothique capiteuse, lovĂ©e au cĹ“ur d’une campagne faussement rassurante devenue théâtre d’Ă©vĂ©nements macabres, le film amuse autant qu’il fascine (comme le confirme Nicolas Stanzick en Bonus d'ESC), aussi modeste soit l’entreprise de Vernon Sewell. Certes, il n’Ă©chappe pas Ă quelques couacs - notamment l’attitude contradictoire du professeur, mettant abruptement un terme Ă ses travaux alchimiques, un revirement trop expĂ©ditif pour pleinement convaincre - ni Ă une rĂ©plique involontairement cocasse (Cushing s’adressant, mĂ©dusĂ©, Ă une victime moribonde : "Eh bien mon garçon, qu’y a-t-il ? ").
Mais correctement menĂ©, Sewell se permet mĂŞme d’injecter quelques clins d’Ĺ“il Ă la mythologie vampirique avec une dĂ©rision implicite : la figure de la jeune vierge hypnotisĂ©e puis enlevĂ©e afin d’assouvir la soif de la crĂ©ature en est un exemple savoureux.
Un très sympathique divertissement gothique, à réévaluer à sa juste valeur, et à faire trôner aux côtés de son binôme encore plus abouti, décalé et déjanté : La Chair du diable.
— le cinĂ©phile du cĹ“ur noir đź–¤
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