mardi 27 mars 2018

QUAND FAUT Y ALLER, FAUT Y ALLER

                                               Photo empruntĂ©e sur Google, appartenant au site Senscritique.com

"Nati con la camicia" de E.B. Clucher. 1983. 1h48. Avec Terence Hill, Bud Spencer, Buffy Dee, David Huddleston, Riccardo Pizzuti, Faith Minton.

Sortie salles France: 14 Décembre 1983.

FILMOGRAPHIE: Enzo Barboni (E.B. Clucher) est un directeur de la photographie et réalisateur italien né le 10 juillet 1922 à Rome et mort le 23 mars 2002. 1970 : Ciak Mull. 1970 : On l'appelle Trinita. 1971 : On continue à l'appeler Trinita. 1972 : Et maintenant, on l'appelle El Magnifico. 1973 : Les Anges mangent aussi des fayots. 1974 : Même les anges tirent à droite. 1976 : Deux super flics. 1982 : Ciao nemico. 1983 : Quand faut y aller, faut y aller. 1984 : Attention les dégâts. 1987 : Renegade. 1991 : Ange ou Démon. 1995 : Trinità & Bambino... e adesso tocca a noi.


"Un pincement au coeur particulier auprès de cette comĂ©die des annĂ©es 80 que j'ai pu dĂ©couvrir en salles un Dimanche après-midi. Et la bonne nouvelle ce soir Ă©mane de mon sourire de gosse constant au 3è visionnage !" 

ComĂ©die familiale taillĂ©e sur mesure pour le duo Hill / Spencer (si bien qu'il engrange 1 702 062 entrĂ©es rien qu'en France !), Quand faut y aller, faut y aller ne dĂ©roge pas Ă  la règle de la dĂ©connade la plus folingue et dĂ©complexĂ©e sous l'impulsion de nos Laurel et Hardy rarement avares de calembours, ventriloquisme et baffes dans la gueule en bonne et due forme. En l'occurrence, ces derniers (l'un auto-stoppeur, l'autre ex taulard) sont recrutĂ©s par la CIA Ă  la suite d'un concours de quiproquos fructueux. Leur mission: infiltrer l'organisation K1 dirigĂ© par l'utopiste "Tigre". DĂ©guisĂ©s en texans millionnaires, nos lurons vont devoir redoubler de ruses et d'hĂ©roĂŻsme afin d'Ă©chapper aux sbires du Tigre dĂ©sireux de devenir le maĂ®tre du monde.


Hommage parodique aux films d'espionnages, en particulier Ă  la cĂ©lèbre saga "James Bond" (la mĂŞme annĂ©e sortait d'ailleurs sur les Ă©crans Octopussy !), Quand faut y aller, faut y aller transpire la bonne humeur et la fanfaronnade (tant auprès des mĂ©chants que des gentils hĂ©ros usurpant l'identitĂ© de faux agents) sous l'autoritĂ© infaillible de Bud Spencer et Terence Hill Ă  la complĂ©mentaritĂ© amicale sĂ©millante. Ceux-ci pleinement investis dans une action rocambolesque insufflant une bonhomie fringante Ă  chacune de leur apparition dĂ©contractĂ©e. TruffĂ© de gags tantĂ´t hilarants, tantĂ´t cocasses (mĂŞmes les plus lourdingues prĂŞtent Ă  rire !), de cascades, poursuites et pugilats autour d'une intrigue improbable aussi simpliste qu'extravagante, Quand faut y aller faut y aller affiche un second degrĂ© irrĂ©sistible autour du paysage exotique de Miami (Ă  l'instar d'une visite touristique !). Autant dire que les fans irrĂ©ductibles du duo comique vont une fois de plus se rĂ©galer Ă  suivre leurs pĂ©rĂ©grinations au sein d'une aventure Ă  la fois amiteuse et dĂ©bridĂ©e comme on n'ose plus en produire aujourd'hui. Comme quoi mĂŞme les comĂ©dies les plus simplistes, bricolĂ©es, modestes et innocentes parviennent Ă  traverser le temps et les modes, notamment grâce au spĂ©cialiste du genre Enzo Barboni (alias E.B. Clucher) qui initia le duo lĂ©gendaire Ă  la popularitĂ© durant plus de deux dĂ©cennies (70/80).

* Bruno

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