Landman est un véritable coup de cœur impulsé par la mélodie élégiaque de Andrew Lockington.
Une série fastueuse, tant visuelle que cérébrale, portée par le génie de Taylor Sheridan, et qui, avec déjà deux saisons au compteur - et visiblement encore de belles années devant elle aux dernières news - s’impose comme l’une des plus grandes réussites télévisuelles récentes. Probablement ma série attitrée depuis Gomorra, même si les tonalités diffèrent profondément. Là où Gomorra auscultait la chute, la perfidie et la violence la plus crasse, Landman parle de valeurs nobles : la famille, l’honneur, l'amour, et surtout la quête du bonheur conjugal, traversé par les conflits du quotidien (notamment financier) de tout un chacun.
C’est aussi une série sur le temps qui passe, sur la vieillesse, abordée avec une humanité rare comme le souligne par exemple l'immense vétéran Sam Elliott en papy sclérosé dans la saison 2: fragile, poignante, bouleversante, mais jamais appuyée. Aucune émotion programmée ici, aucun pathos. Landman ne s’apitoie jamais sur ses personnages, elle les regarde vivre, lutter, aimer, avec une pudeur admirable.
Et quels personnages. Tous crèvent l’écran. Billy Bob Thornton est prodigieux en patriarche retors, caractériel, mais d’une intelligence redoutable dans ses affaires. Demi Moore est sublime en veuve en berne, tentant de reprendre l’empire de son mari défunt avec une fermeté et une personnalité impressionnantes. Et quel immense plaisir de retrouver Andy Garcia, grande figure des années 80-90, acteur trop souvent sous-estimé à mon sens. Ici, il est remarquable de sobriété, de force tranquille, de maîtrise, même si ses éclats de colère sèment parfois le doute sur ses véritables intentions.
Autour d’eux, le casting est d’une richesse folle. Alyssa Larter, que je ne connaissais pas, incarne une matriarche grande gueule, aux allures de cougar physiquement renversante, à tomber d'amour fou pour elle, mais doté d'un coeur d'une sensibilité presque torturée. Michelle Randolph, dans le rôle de la fille Norris, dégage une sexualité troublante, longiligne, moulante, hypnotique en diable à nous rendre azimuté. Paulina Chavez apporte une douceur et une fragilité bouleversantes, marquées par le deuil de son mari. Et puis il y a la révélation Jacob Lofland, fils Norris, magnifique de pudeur et de noblesse des sentiments : altruiste, bienveillant, d’une humanité et d’une sensibilité rares, notamment dans son amour pour Ariana. Leur couple est fusionnel, profondément touchant, tendre et délicat.
Voilà ce qu’est Landman à mes yeux : l’une des plus belles séries dramatiques de ces 20 dernières années. Peut-être plus encore que This is Us. Un immense coup de cœur dont même les petits défauts nous apparaissent comme des qualités. Chaque épisode est un pur régal émotif gratifiant. Une série qui fait un bien fou au moral, grâce à la pureté de ses sentiments, à la profondeur humaniste de ses personnages, à un humour omniprésent porté par des dialogues denses, intelligents, inventifs, souvent caustiques, fusant tous azimuts.
Bref, Landman est une série existentielle touchée par la grâce, à laquelle je souhaite longévité, aussi riche en qualité qu’en durée. Une saga profondément romantique que l'on croyait perdu ces dernières années tant elle a disparu de nos grands écrans.
C’est aussi une série sur le temps qui passe, sur la vieillesse, abordée avec une humanité rare comme le souligne par exemple l'immense vétéran Sam Elliott en papy sclérosé dans la saison 2: fragile, poignante, bouleversante, mais jamais appuyée. Aucune émotion programmée ici, aucun pathos. Landman ne s’apitoie jamais sur ses personnages, elle les regarde vivre, lutter, aimer, avec une pudeur admirable.
Et quels personnages. Tous crèvent l’écran. Billy Bob Thornton est prodigieux en patriarche retors, caractériel, mais d’une intelligence redoutable dans ses affaires. Demi Moore est sublime en veuve en berne, tentant de reprendre l’empire de son mari défunt avec une fermeté et une personnalité impressionnantes. Et quel immense plaisir de retrouver Andy Garcia, grande figure des années 80-90, acteur trop souvent sous-estimé à mon sens. Ici, il est remarquable de sobriété, de force tranquille, de maîtrise, même si ses éclats de colère sèment parfois le doute sur ses véritables intentions.
Autour d’eux, le casting est d’une richesse folle. Alyssa Larter, que je ne connaissais pas, incarne une matriarche grande gueule, aux allures de cougar physiquement renversante, à tomber d'amour fou pour elle, mais doté d'un coeur d'une sensibilité presque torturée. Michelle Randolph, dans le rôle de la fille Norris, dégage une sexualité troublante, longiligne, moulante, hypnotique en diable à nous rendre azimuté. Paulina Chavez apporte une douceur et une fragilité bouleversantes, marquées par le deuil de son mari. Et puis il y a la révélation Jacob Lofland, fils Norris, magnifique de pudeur et de noblesse des sentiments : altruiste, bienveillant, d’une humanité et d’une sensibilité rares, notamment dans son amour pour Ariana. Leur couple est fusionnel, profondément touchant, tendre et délicat.
Voilà ce qu’est Landman à mes yeux : l’une des plus belles séries dramatiques de ces 20 dernières années. Peut-être plus encore que This is Us. Un immense coup de cœur dont même les petits défauts nous apparaissent comme des qualités. Chaque épisode est un pur régal émotif gratifiant. Une série qui fait un bien fou au moral, grâce à la pureté de ses sentiments, à la profondeur humaniste de ses personnages, à un humour omniprésent porté par des dialogues denses, intelligents, inventifs, souvent caustiques, fusant tous azimuts.
Bref, Landman est une série existentielle touchée par la grâce, à laquelle je souhaite longévité, aussi riche en qualité qu’en durée. Une saga profondément romantique que l'on croyait perdu ces dernières années tant elle a disparu de nos grands écrans.
— le cinéphile du cœur noir 🖤

































