mercredi 2 avril 2025

Destination Finale 3 / Final Destination 3

                                             Photo empruntée sur Google, appartenant au site Imdb.com

de James Wong. 2006. U.S.A. 1h33. Avec Mary Elizabeth Winstead, Ryan Merriman, Amanda Crew, Kris Lemche.

Sortie salles France: 22 Mars 2006

FILMOGRAPHIE: James Wong (né le 20 avril 1959 à Hong Kong) est un scénariste, producteur et réalisateur américain d'origine chinoise.1996 : X-Files (épisode L'Homme à la cigarette). 2000 : Destination finale (Final Destination). 2001 : The One. 2006 : Destination finale 3 (Final Destination 3). 2009 : Dragonball Evolution. 2010 : Tower Prep (série TV, saison 1 épisode 3). 2011 : The Event (série TV, saison 1 épisode 22). 2016 : X-Files (saison 10 épisode 2). 2018 : X-Files (saison 11 épisode 5). 


Moins bon que les 2 précédents mais ça reste quand même bien fun et sympatoche même si je regrette le côté franchement terrifiant du 1er opus beaucoup plus accès sur l'attente anxiogène, sur le suspense tendu avant la mise à mort escomptée. 

L'intro spectaculaire est évidemment à nous clouer au siège et 2 autres séquences chocs font également leur effet épique à renfort d'une tension palpable assez payante. 

L'héroïne endossée par Mary Elizabeth Winstead est attachante, impliquée et photogénique, notamment lors du carnage liminaire lorsqu'elle laisse libre court à sa panique aliénante. Ce qui renforce le réalisme de la situation catastrophiste plutôt bien montée et quelque peu couillue à travers sa cruauté tranchée.

Je zappe le 4 et on reparlera rapidement du 5 que je préfère à ce 3è opus.


*Bruno
31.03.2025.
2èx. Vost

Ring (1998)



de Hideo Nakata. 1998. Japon. 1h35. Avec Nanako Matsushima, Hiroyuki Sanada, Rikiya Otaka, Miki Nakatani, Katsumi Muramatsu, Yūko Takeuchi.

Sortie salles France: 11 Avril 2001

FILMOGRAPHIE: Hideo Nakata est un réalisateur et un scénariste japonais né le 19 juillet 1961 à Okayama (Japon). 1996 : Le Spectre de l'actrice. 1998 : Joseph Losey: The Man with Four Names. 1998: Ring. 1998: Ring 2. 1999: Chaos. 1999 : Sleeping Bride. 2000: Sadistic and Masochistic. 2002: Dark Water. 2002: Last Scene. 2005: Le Cercle 2. 2007: Kaidan. 2008: L: Change the World. 2010: Chatroom. 2010 : Incite Mill (TV Show). 2013: The Complex. 2014: Monsterz. 2015: Ghost Theatre.

Ring (98) est un bon film d'angoisse qui doit beaucoup à l'originalité de son récit occulte faisant intervenir une étrange video cassette VHS assez inquiétante, malsaine et dérangeante à travers son contenu monochrome dénué de paroles qu'une journaliste tentera de déchiffrer tout le long de son enquête. 

Bon point pour son prologue anxiogène jouant efficacement avec le simulacre (Wes Craven s'en est d'ailleurs souvenu pour sa saga Scream) pour attiser une peur sous-jacente, et ce avant que la mort ne frappe brutalement sa victime juvénile à travers un flash d'appareil photo. 

On ne peut également occulter son final révélateur renouant avec l'angoisse du prologue en tablant sur une impressionnante scène choc (Sadako s'extirpant de l'écran de télévision) à la terreur probante. 

Mais au-delà de ses moments d'angoisse parcimonieux, Ring est principalement batti sur une enquête policière plutôt bien menée, bien construite, constamment mystérieuse pour maintenir en haleine le spectateur attentif aux faits et gestes de la journaliste et de son compagnon en quête d'ultime vérité. 

Mais de là à parler de chef-d'oeuvre d'effroi comme j'ai pu l'entendre depuis sa sortie, je ne peux pas être aussi dithyrambique, si bien que le remake ricain (dont une suite très réussie réalisée par Hideo Nakata himself ) m'a toujours plus effrayé et passionné. 

Et si je compare avec les notes d'IMDB, je me rends compte ce matin qu'il est quasiment aussi plebiscité que son modèle notoire.

*Bruno
3èx. 4K. Vost


Ci-joint les articles de The Ring 1 et 2, version US:

https://brunomatei.blogspot.com/2016/04/le-cercle.html

https://brunomatei.blogspot.com/2024/05/le-cercle.html

lundi 31 mars 2025

The last Showgirl

                                             
                                          Photo empruntée sur Google, appartenant au site Imdb.com

de Gia Coppola. 2024. U.S.A. 1h29. Avec Pamela Anderson, Dave Bautista, Jamie Lee Curtis, Billie Lourd, Jason Schwartzman, Kiernan Shipka.

Sortie salles France: 12 Mars 2025. U.S: 13 Décembre 2024

FILMOGRAPHIEGia Coppola, née le 1er janvier 1987 à Los Angeles en Californie, est une réalisatrice, scénariste et actrice américaine. 2013 : Palo Alto. 2020 : Mainstream. 2024 : The Last Showgirl. 


Le Chant du Cygne.
Il y a des films... Et puis il y a des moments de cinéma en apesanteur qui vous placent dans un état collapsé, dans une sorte d'état second qu'on est incapable d'évacuer quand on se sent si impliqué, émotionnellement parlant, dans le désarroi d'une quinquagénaire totalement égarée dans sa solitude feutrée sans oxygène. 
Prix spécial du Jury au Festival international du film de Saint-Sébastien alors qu'il s'agit du 3è essai de Gia Coppola (petite fille de Francis...), The Last Showgirl privilégie l'implacable réalisme du docu-vérité pour traiter avec une pudeur infinie du déclin d'une showgirl à la carrière aussi longue (30 ans d'expérience) que fulgurante. 
Pamela Anderson se livrant corps et âme face caméra avec une vérité démunie constamment capiteuse car on se laisse inonder par nos larmes (pourtant contenues) 1h21 durant sans pouvoir faire face ni se retenir. Une émotion pure jamais programmée donc ne comptant que sur le tact de la mise en scène circonspecte et sur le talent de ses actrices étoilées (notamment auprès d'une Jamie Lee Curtis aussi méconnaissable qu'autrement aigrie de sa condition sclérosée) pour nous immerger dans leur routine quotidienne à court de carburant. 


Car transpirante de nonchalance mélancolique, de douceur féminine, entre fragilité timorée, rage contestataire, sensibilité écorchée vive, Pamela Anderson bouleverse à corps perdu avec une expressivité naturelle somme toute viscérale. 
La sublime photo scope, subtilement onirique, stylisée, granuleuse renforçant ses expressions striées à travers son regard de grâce déchue si bien que Pamela arpente avec une résilience désespérée son chemin de croix en perdition jamais plombant de sinistrose funeste. Pour preuve notamment avec ce final luminescent d'une déchirante tendresse dépouillée épaulée d'une temporalité entravée d'effet de ralenti. 
Etoile vieillissante incapable de tirer le rideau sur son passé pailleté faute de son refus de vieillir et de s'y éclipser au profit d'une jeune postulante plus guillerette, provoc et sexy, The Last Showgirl radiographie avec un naturalisme terriblement communicatif ce profil chétif avec une grâce poétique inconsolable pour cette femme désireuse enivrée de désillusion. 
Et si The Last Showgirl est peut-être l'une des oeuvres les plus mélancoliques du monde auprès de la carrière si tourmentée de cette danseuse en berne ayant tout sacrifiée pour accéder à la notoriété, elle cède néanmoins à une lueur d'espoir pour se conforter à l'amitié et aux valeurs familiales que Gia Coppola a su retranscrire avec brio, vérité crue, sincérité indéfectible. 
Et pour tout cela, même si si peu vient d'être ici épluché, The Last Showgirl restera sans nulle réserve pour moi l'un des plus beaux moments d'émotion dans ma vie de cinéphile écorché vif.
Et puis il y a enfin surtout l'essentiel, le rôle d'une vie: "Pamela, je t'aime". 

*Bruno

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Ci-joint la critique de Julien Flores
Aujourd’hui, le cinéma, pour moi, est un refuge; c’est vivre par procuration. Alors, je vais voir des films, écouter des réalisateurs et réalisatrices me raconter leurs histoires. Et parfois, j’ai l’impression d’y croiser un ange.
C’est exactement ce que j’ai ressenti en regardant The Last Showgirl. J’ai eu l’impression d’être aux côtés de Pamela Anderson dans ce film dramatiquement magnifique. Elle y incarne une meneuse de revue dans un cabaret de Las Vegas au sein duquel elle doit faire ses derniers shows.
Voir Pamela Anderson ainsi, maquillée, coiffée, sublimée pour la scène, m’a troublé. Dans la vraie vie, à 57 ans, elle a choisi d’apparaître sans artifice. Il y a même un moment dans le film où l’on croit la revoir 20 ans en arrière. Une scène touchante, très bien pensée par la réalisatrice, qui résonne avec ce que traverse son personnage à cet instant. Je n’en dis pas plus pour ne rien dévoiler.
Quand à son amie interprétée par Jamie Lee Curtis, serveuse dans un casino, est également bouleversante. Elle semble plus âgée, peut-être 65 ou 70 ans, et on perçoit la difficulté de sa situation. Le film soulève aussi des questions sociales : aux États-Unis, sans cotisations, pas de retraite, pas de sécurité sociale. Perdre son travail c’est connaitre la misère. La scène, c’est ce qui les raccroche à la vie, et la dernière représentation d’un spectacle peut ressembler à une mort. Je comprends ce sentiment. J’ai toujours aimé les débuts de projets et redouté leurs fins. Pour moi, terminer quelque chose, c’est comme une petite mort. Je réalise même que dans ma vie, je n’aime que les commencements, les prémices, les préliminaires et ce qui précède, mais jamais la fin ni l’après.
Ce film est un drame puissant, bouleversant, qui interroge aussi la place d’une mère. Aujourd’hui, j’ai vu deux films, deux figures maternelles opposées. Dans l’un, Leïla Bekhti incarne une mère étouffante. Pamela Anderson est  l’inverse : une femme qui semble avoir sacrifié sa famille pour briller sur scène quitte à vivre seule dans un petit appartement au rythme de sa passion pour la danse. Malgré ses 30 ans passés au cabaret, elle garde une jeunesse intacte, la magie du début. On a parfois l’impression de voir une adolescente de 57 ans. Et c’est beau de ne pas être la personne que l’on attend à cet âge-là…
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L'avis de Thierry Savastano
The Last Showgirl est un voyage tendre, sentimental et sinueux à travers les théâtres de Las Vegas, une tranche de vie brute et triste. Un film abordant le thème du passage à la cinquantaine, réalisé par Gia Coppola, petite-fille de Francis Ford Coppola, qui met en avant Pamela Anderson, offrant peut-être une nouvelle opportunité pour sa carrière.
La prestation de Pamela Anderson est touchante, elle ma vraiment bluffé, Jamie Lee Curtis est tout aussi génial dans le rôle d'Anette son talent n'est plus a confirmé, on y retrouve Dave Bautista dans un rôle a contre emploi qui le rend très surprenant.
Ce que j'apprécie dans cette histoire, c'est qu'elle nous offre le point de vue de plusieurs femmes aux parcours variés.


vendredi 28 mars 2025

Masters of Horror / La Danse des Morts / Dance of the Dead

                  
                                        Photo empruntée sur Google, appartenant au site Imdb.com

de Tobe Hooper. 2006. 59'. U.S.A. Avec Robert Englund, Jonathan Tucker, Don MacKay.

Episode 3, Saison 1. Diffusé le 1er Décembre 2006

Révision de ce génial moyen métrage d'1 heure réalisé par notre cher Tober Hooper

Je sais que les critiques ne furent pas tendres à l'époque et je n'avais pas compris ce rejet communautaire. Mais ce n'est pas grave car je me rends compte au second visionnage qu'il reste à mon sens subjectif une sacrée expérience immersive à travers son ambiance post-apo très particulière d'après un récit de Richard Matheson qui plus est. Avec d'ailleurs au passage une influence à Rage de David Cronenberg lors d'une séquence emblématique aussi cruelle que dérangeante. 

La romance, étrange et peu recommandable, qui irrigue toute l'intrigue, me fascine toujours autant auprès de son anti-manichéisme culminant en prime vers un final immoral où le sarcasme nous fait grincer les dents sans pouvoir sourire. 

L'héroïne juvénile, physiquement angélique, charnue, attendrie, m'hypnotise à chacune de ses apparitions faussement candides (finalement), à l'instar de son évolution morale vindicative qu'on ne pouvait prédire. 

Quant à Robert Englund, il trouve parfaitement sa place en tenancier de cabaret lunaire exploitant sans vergogne ses zombies en berne lors de danses endiablées sous parkinson. Une ambiance festoyante électrisante qui met mal à l'aise sous l'impulsion de cette foule de ricanements décervelées. 

Profondément sombre, nihiliste, dur car déshumanisant, sauvage et sans illusion, la Danse des Morts me projette dans un univers crépusculaire ensorcelant avec une fascination macabre à la fois mélancolique et désespérée dans une réserve somme toute contenue. 

Si bien que je quitte à chaque fois l'expérience avec l'étrange sentiment d'avoir vécu; ressenti cette réalité irréelle comme si elle m'était familière !

*Bruno
2èx. Vost


Ci-joint la critique du Lillois.
Moyen-métrage de cinquante-neuf minutes issu de la première saison de la série "Masters of Horror", "Dance of the Dead" décevra sans doute les inconditionnels de trames classiques au service de scènes gores réjouissantes. Des jeunes loubards à la solde d’un inquiétant propriétaire de night-club ponctionnent le sang de piétons sans défense, vous devinez la suite ? Pourtant "La danse des morts" nous prend à contre-pied, et bien que moyennement propice à faire reposer sur ses épaules un film d’horreur, le concept du sujet ne manque pas d’intérêt. La population états-unienne n’en finit plus de nous démontrer ses traumatismes qui s’accumulent depuis septembre deux mille un. Dans ce récit d’anticipation, Tobe Hooper nous précipite dans un futur proche… au lendemain d’une Troisième Guerre Mondiale qui a vu les terroristes venir à bout de la plupart des grands centres urbains américains ! 


Ce type de vision extrêmement pessimiste de l’avenir, bien dans l’air du Temps, traduit qu’on le veuille ou non un malaise profond. L’ambiance du film s’en imprègne pleinement. L’origine de la fameuse danse en dit également long. Cependant on y assiste juste vaguement dérangés, davantage perturbés par l’idée que par sa représentation. Une seule séquence s’avère assez dure (et ne manquera pas de rappeler d’affreuses réalités de la Guerre Mondiale précédente). Réalisation comme interprétation sont honnêtes sans plus. Jessica Lowndes (Peggy) fait une très jolie adolescente éprise de liberté. Après de nombreux longs-métrages pas toujours brillants (dont le fun "The Killer Tongue" !), Robert Englund apparaît à nouveau sans le masque de Freddy Krueger mais à mon sens il n’apporte pas grand chose à son personnage. Immanquablement on se dit qu’il poursuit cahin-caha sa carrière sur le prestige de ce rôle qu’il a immortalisé. Voilà en tout cas un épisode qui sera sévèrement considéré comme faible mais dont j’ai apprécié l’histoire. En y réfléchissant elle a de quoi nous donner quelques soubresauts.
Note: 4/5 (29 Juin 2009)

mercredi 26 mars 2025

Les Sorcières d'Akelarre / Akelarre

                                             Photo empruntée sur Google, appartenant au site Imdb.com

de Pablo Agüero. 2020. Espagne/France/Argentine. 1h30. Avec Amaia Aberasturi, Àlex Brendemühl, Daniel Fanego, Garazi Urkola, Yune Nogueiras, Jone Laspiur.

Sortie salles France: 25 Août 2021. Espagne: 2 Octobre 2020

FILMOGRAPHIEPablo Agüero, né le 13 mai 1977 à Mendoza, est un réalisateur et scénariste franco-argentin. 2008 : Salamandra. 2009 : 77 Doronship. 2015 : Madres de los dioses (documentaire). 2015 : Eva ne dort pas (Eva no duerme). 2018 : A Son of Man: La maldición del tesoro de Atahualpa. 2020 : Les Sorcières d'Akelarre (Akelarre). 2024 : Saint-Ex. 

Révision.
Mea culpa.
C'est formidable. 

Un superbe drame historique dénonçant avec beaucoup d'intelligence, d'élégance naturaliste (mise en scène raffinée au sens noble, photo limpide puis rutilante à tomber à la renverse, cadrages oniriques), de subtilité et d'humour caustique le fanatisme religieux sous le pilier d'une inquisition rétrograde (comme de coutume) réduite à l'ignorance auprès du sexe opposé qu'elle est incapable de comprendre, décrypter, tolérer. 

Pablo Agüero détournant les codes du genre dans un parti-pris auteurisant jamais pompeux, et ce en priorisant en seconde partie une inversion des rôles pour mieux se railler du patriarcat influencé par le doute, la superstition, le vice et le goût du stupre. 


Les fausses sorcières se substituant en vraies débauchées, à l'instar de son magistral final blasphématoire aussi baroque que solennel, notamment afin d'y préserver leur liberté morale lors d'une ultime image suggestive à l'émotion réservée qui laisse sans voix. 

Les jeunes accusées, si suaves et innocentes, fraîches et lucides, relativistes et radieuses car ivres d'émancipation, s'efforçant de préserver et de garder le sourire au fil de leur épreuve de force à la fois éprouvante, anxiogène, décalée, rédemptrice. 

Une chasse aux sorcières ne ressemblant à nulle autre donc de par cette liberté de ton génialement insolente, originale, sarcastique que le talent spontané des jeunes actrices éblouit à travers leur idéologie féministe (jusqu'au-boutiste).


*Bruno
2èx. Vost

Récompenses: 35e cérémonie des Goyas : meilleure musique originale, meilleure direction artistique, meilleurs costumes, meilleurs maquillages et coiffures et meilleurs effets visuels.


mardi 25 mars 2025

Destination Finale / Final Destination

                                       Photo empruntée sur Google, appartenant au site mauvais-genres.com

de James Wong. 2000. U.S.A. 1h38. Avec Devon Sawa, Ali Larter, Kerr Smith, Seann William Scott, Kristen Cloke, Amanda Detmer, Chad E. Donella, Tony Todd

Sortie salles France: 12 Juillet 2000 

FILMOGRAPHIE: James Wong (né le 20 avril 1959 à Hong Kong) est un scénariste, producteur et réalisateur américain d'origine chinoise.1996 : X-Files (épisode L'Homme à la cigarette). 2000 : Destination finale (Final Destination). 2001 : The One. 2006 : Destination finale 3 (Final Destination 3). 2009 : Dragonball Evolution. 2010 : Tower Prep (série TV, saison 1 épisode 3). 2011 : The Event (série TV, saison 1 épisode 22). 2016 : X-Files (saison 10 épisode 2). 2018 : X-Files (saison 11 épisode 5). 

                          "Il faut 25 ans pour rendre compte de la qualité d'un film". Walter Hill

Même si le second reste mon préféré de la saga, ce 1er opus posant habilement les bases de la franchise demeure un jubilatoire jeu de massacre véritablement tendu et effrayant à chaque mise à mort redoutée (et ce à ma grande surprise car je n'avais pas le souvenir d'une terreur aussi tangible que viscérale). 

Les FX aussi spectaculaires qu'inventifs étant accentués du dynamisme du montage que James Wong maîtrise à la perfection tant on s'immerge dans l'action horrifique avec une appréhension aussi oppressante que nos protagonistes juvéniles en instance de survie. 

Les séquences chocs demeurant d'autant plus couillues et percutantes qu'elle sont irriguées de touches d'humour sardoniques aussi cruelles que sans pitié à rythme métronome. C'est d'aileurs la même gestion temporelle qu'un épisode en bonne et due forme de "Vendredi 13".  

Quant aux ados loin d'être neuneus (même si un brin caricaturaux pour certains d'eux), ils sont aussi attachants qu'empathiques à travers leur mutuelle crainte d'être la prochaine proie de la faucheuse d'autant plus invisible ici grâce au sournois effet de suggestion. Le héros affichant à contrario une résignation évolutive impressionnante de conviction. 

Fort de son concept original d'une redoutable efficacité, "Destination Finale" reste donc 25 ans après sa sortie un excellent B movie des années 2000 encore plus charmant aujourd'hui à travers sa patine rétro jamais clinquante, complaisante ou artificielle.

Un classique au demeurant à revoir urgemment, le divertissement du Samedi soir on ne peut mieux idoine. 

*Bruno

Ci-joint les chroniques des opus 2 et 5 (le 3 dans les semaines à venir...)
Destination Finale 2: https://brunomatei.blogspot.com/.../destination-finale-2...
Destination Finale 5: http://brunomatei.blogspot.com/.../destination-finale-5...

Sherrybaby

                                              Photo empruntée sur Google, appartenant au site Imdb.com

de Laurie Collyer. 2006. U.S.A. 1h36. Avec Maggie Gyllenhaal, Brad William Henke, Sam Bottoms, Danny Trejo, Ryan Simpkins, Giancarlo Esposito 

Sortie salles France: 24 Juin 2009

Biographie: La réalisatrice Laurie Collyer est née en 1967 dans le New Jersey, États-Unis. Elle est également scénariste. Elle est connue pour Sherrybaby (2006), Nuyorican Dream (2000) et Sunlight Jr. (2013).


Finir par décrocher la lecture de 2 métrages standard pour enchainer ensuite de manière aléatoire sur une oeuvre indépendante de 20 ans d'âge (j'ignorai son existence qui plus est !) et se prendre une claque sitôt le générique clos, je ne peux que remercier ses expériences précitées de m'avoir finalement remis sur le droit chemin élitiste. 

Symptomatique du ciné indé ricain des années 70 et 80 (voir même 90 si je me réfère au sublime "Sue perdue dans Manhattan"), "Sherrybaby" m'invoqua Amos Kollek, John Cassavetes et consort avec une sincérité autonome gratifiante eu égard de l'évolution narrative toujours plus impactante, émotionnellement parlant (alors que rien ou si peu ne l'augure), quand on dresse le douloureux portrait/parcours d'une mère paumée ivre d'amour maternelle après avoir séjourné en prison faute d'une toxicomanie préjudiciable. Or, selon sa requête, son frère influent et son épouse égotiste ont eu la garde de sa fille qu'elle s'efforcera de renouer afin de rattraper le temps perdu. 

Sujet bateau heureusement traité ici avec froide pudeur, réalisme documenté et sobriété expressive quand on recrute l'inoubliable révélation de The Deuce: Maggie Gyllenhaal (je t'épouse quand tu veux) se dévoilant (à nouveau) à nu (au propre comme au figuré) face caméra avec une grâce désenchantée nullement outrée. 

Magnifiquement photographié au sein de l'état du New-Jersey en ébulition urbaine quelque peu précaire, "Sherrybaby" prend tout son temps pour nous attacher aux déambulations de cette femme esseulée tentant en desespoir de cause de se réinsérer dans la société dans ses réflexes triviaux de marginale dévoyée, notamment faute d'un passé éhonté (dont je tairai l'indice). 

Et plus Sherry tente de se raccrocher au fil maternel, plus elle semble perdre pied avec la réalité des faits sèchement exposés. Sachant que son entourage amical, professionnel, dictatorial (son agent de probation), familial ne lui laisse que peu d'indulgence, peu de place à l'empathie, à l'écoute et à la tolérance pour tenter de lui offrir une seconde chance qui pourrait lui permettre de ressouder son lien maternel. 

Et on sort de la séance à la fois désemparé, démuni, bouleversé, car si attaché, impliqué mais aussi quelque peu confiant sitôt la brutalité de l'épilogue laissant libre court à un destin interrogatif dont seul le spectateur pourra se faire sa propre idée. 

Alors que Maggie Gyllenhaal (bon sang comme je l'aime cette femme caractérielle d'une force tranquille si trompeuse !) nous apparait dans son dernier plan comme un ectoplasme mélancolique à la fois forte, fragile, (plus) consciente aussi, blessée, tel un cerf perforé des flèches du chasseur (je ne dévoilerai pas quel chasseur) mais continuant néanmoins à trotter sans savoir si la blessure sera mortelle...


*Bruno

Récompenses: Festival du cinéma américain de Deauville 2006 : Prix du scénario, Prix de la révélation Cartier.

Grand prix au Festival international du film de Stockholm de 2006.



lundi 24 mars 2025

En Fanfare

                                          

de Emmanuel Courcol. 2024. France. 1h43. Avec Benjamin Lavernhe, Pierre Lottin, Sarah Suco, Jacques Bonnaffé, Ludmila Mikaël, Clémence Massart-Weit, Anne Loiret.

Sortie salles France: 27 Novembre 2024

FILMOGRAPHIE: Emmanuel Courcol est un acteur, réalisateur et scénariste français né le 25 décembre 1957. 2016 : Cessez-le-feu. 2021 : Un triomphe. 2021 : Boxer les mots (documentaire). 2024 : En fanfare.


                            Coup de ❤️ (qui ne cherche jamais à se faire connaître et remarquer). 

Succès surprise de la fin d'année 2024 si bien qu'il cumule 2 583 336 entrées, "En Fanfare" renoue avec la comédie dramatique sociale avec une sincérité bouleversante. 

Leçon de vie, de résilience auprès de la thématique de la fraternité en compromis avec la peur de l'engagement et la crainte de l'échec que se disputent 2 frères en concertation, "En fanfare" transpire l'humanisme dépouillée auprès de ses acteurs vibrant de pudeur contenue. Si bien que l'on s'attache naturellement à eux en omettant l'outil cinématographique tant l'immersion psychologique nous fait perdre nos repères comme si nous étions et vivions parmi eux au fil de leurs vicissitudes incertaines. 

Car outre les interprétations sobrement spontanées de Benjamin Lavernhe / Pierre Lottin en frères de sang malgré eux d'une expressivité somme toute naturaliste, les seconds-rôles nordistes au physique quelconque ne font que renforcer l'empathie éprouvée pour eux à travers leur commune chaleur amiteuse que le réalisateur se refuse à caricaturer. 


La mise en scène dénuée d'effets de manche donc esquissant en toute simplicité ses prolos de la dernière chance avec une sensibilité si mesurée qu'elle nous inspire l'authenticité du vécu. 
Prix du Public au Festival international du film de Saint-Sébastien, "En Fanfare" est un chef-d'oeuvre d'émotions réservées, de fantaisie timorée à travers une simplicité narrative finalement étonnante quant au refus des conventions quitte à bousculer les habitudes du spectateur lors d'un final bipolaire aussi déchirant que galvanisant. 

Si bien que l'on quitte "En Fanfare" un (large) sourire gratifiant aux lèvres en se disant qu'il faut vivre jusqu'au bout ses rêves les plus improbables même si parfois on ne parvient pas à les exaucer totalement car le destin de notre entourage, lui, en sera à jamais transformé.  

Budget: 6 millions d'euros.


*Bruno

vendredi 21 mars 2025

Photo interdite d'une bourgeoise / Le foto proibite di una signora per bene

                                            Photo empruntée sur Google, appartenant au site Imdb.com

de Luciano Ercoli. 1970. Italie. 1h35. Avec Dagmar Lassander, Pier Paolo Capponi, Simon Andreu, Nieves Navarro, Osvaldo Genazzani 

Sortie salles France: 10 Mai 1972. Italie: 19 Novembre 1970.

FILMOGRAPHIE: Luciano Ercoli, né à Rome le 19 octobre 19291,2 et mort le 15 mars 2015 à Barcelone, est un producteur, réalisateur et scénariste italien. 1970 : Photo interdite d'une bourgeoise. 1971 : Nuits d'amour et d'épouvante, 1972 : La mort caresse à minuit, 1973 : Troppo rischio per un uomo solo. 1974 : La police a les mains liées. 1974 : Il figlio della sepolta viva. 1974 : Lucrezia giovane. 1977 : La bidonata. 


Formellement splendide (et le Blu-ray du Chat est techniquement à tomber par terre), ce superbe thriller machiavélique surfe sur un suspense hitchcockien pour nous tenir en haleine sous l'impulsion de la mélodie suave d'Ennio Morricone

On est d'autant plus séduit par la beauté italienne de ces actrices que son final, ambigu (j'ai dû rembobiner 3 fois 2 séquences pour mieux comprendre son dénouement) s'avère particulièrement audacieux à entretenir un certain doute sur la culpabilité de tout un chacun (dont une en particulier). 


Une pièce de choix donc (d'autant plus inédite en salles chez nous, - Vost uniquement dispo -) dont les fans auraient tort de se priver, même si ici on ne retrouve nullement les codes du Giallo, notamment faute de l'absence de meurtres sanglants tout à fait dispensables tant Photo interdite d'une bourgeoise recèle moult qualités (esthétiques, techniques, narratives) pour emmener le spectateur dans la tourmente d'un trio diabolique partagé entre désir refoulé, perversité et pornographie assumée.

Anecdotes subsidiaires
Les séquences en extérieurs furent tournées en Espagne et les décors internes en studio à Milan.
Le projet est issu de l'un des producteurs, Luciano Ercoli, suite à un risque de faillite et qui se prêtait ici à la réalisation.
L'actrice principale, Dagmar Lassander, est une ancienne top model d'origine tchèque.


*Bruno

mercredi 19 mars 2025

Megan is missing

                                             Photo empruntée sur Google, appartenant au site Imdb.com

de Michael Goi. 2011. U.S.A. 1h29. Avec Amber Perkins, Rachel Quinn, Dean Waite, April Stewart, Jael Elizabeth Steinmeyer, Kara Wang

Sortie Salles U.S: Mai 2011 (limité)

FILMOGRAPHIEMichael Goi est né le 4 mars 1959 dans l'Illinois, États-Unis. Il est directeur de la photographie et réalisateur. 1999: Voyeur. 2011: Megan is missing. 2019: Mary. 


D'utilité publique quant aux mauvaises rencontres du net et les rapports lubriques entre ados influentes derrière un conflit monoparental. 

Les 22 dernières minutes, ultimes, pourtant suggérées, laissent dans un état de traumatisme indécrottable passé le soulagement du générique. Mais peut-on d'ailleurs parler de soulagement ?

Impossible d'en sortir indemne donc en quittant la séance dans un silence de mort.

*Bruno
2èx. Vost


Ci-joint la Critique de Donnie De : Le réalisateur nous emporte dans une spirale infernale à travers ce métrage... Le film étant un found footage/documentaire basé sur un fait réel datant de 2007, les trois premiers quarts d'heure nous plongent dans la découverte de Mégan, de son amie et de ses relations d'adolescente. Une bonne occasion de pouvoir faire une critique de la jeunesse américaine et de ses écarts de conduite bien loin de leur pseudo puritanisme. La critique s'étend également à l'usage d'internet et de ses dérives.Que ces dernières soient de l'usage d'internet en lui même mais aussi du rôle que peuvent tenir les parents quant à son utilisation.

Trois quarts d'heure où l'on se dit oui rien de nouveau, utilisation des webcams, de téléphones, de vidéosurveillance, les fêtes d'ados avec prise d'alcool et drogues etc...mais c'est pour mieux "endormir le spectateur" à l'image du prédateur auquel Mégan sera confrontée et ce de la manière la plus perverse et horrible. Je m'arrête donc là pour vous laisser vous faire votre propre opinion de la suite des événements tout en vous prévenant que ce film risque de vous marquer bien qu'il ne soit aucunement sanglant ou gore, la réalité est en fait suffisante pour nous dégoûter à ce niveau...


Pour l'aspect technique on retrouve quelques ficelles du found footage mais pour une fois cela sert le film comme indiqué précédemment, une interprétation très bonne on croit réellement à ce qui arrive quand on rentre dans l'histoire, point de réalisation particulière mais les quelques procédés des moments les plus violents sont très très efficaces !

Voilà vous êtes prévenu un film qui vous envoie la réalité en pleine figure de manière brutale en très peu de temps qui ne manquera pas de marquer certains esprits et où l'on voit toute la perversité de l'homme...

mardi 18 mars 2025

Immaculée / Immaculate

                                             Photo empruntée sur Google, appartenant au site Allocine.fr

de Michael Mohan. 2023. Italie/U.S.A. 1h26. Avec Sydney Sweeney, Álvaro Morte, Simona Tabasco, Benedetta Porcaroli, Giorgio Colangeli.

Sortie salles France: 20 Mars 2024 (Int - 12 ans avec avertissement)

FILMOGRAPHIE: Michael Mohan est un scénariste et réalisateur américain. 2010: One Too Many Mornings. 2012: Save the date. 2021: The Voyeurs. 2024: Immaculée. 


Mea culpa.
3 visionnages il m'eut fallu pour enfin pleinement l'apprécier.

Un réjouissant hommage au ciné Bis des années 80 (l'Autre enfer, La petite soeur du diable diable, la Marque du Diable, en tête) "version de luxe" à travers son splendide esthétisme léché souvent stylisé si bien que même l'ombre d'Argento plane parfois sous l'impulsion d'une comptine Morriconienne. 

Tournée à Rome, Immaculée est d'ailleurs produit entre l'Italie et les Etats-Unis.

C'est simple, direct, ça va droit à l'essentiel (1h21 au compteur sans le générique), certaines scènes gores dépotent par leur réalisme cru et surtout on retrouve ici cette modestie de nos conter une histoire linéaire bâtie sur l'efficacité d'un suspense à la fois latent et exponentiel quant à la condition soumise d'une carmélite en voie de corruption. 

Pied de nez à la religion où la menace émane de ses propres dirigeants fanatisés par le pouvoir et le goût du Mal à peine assumé, on peut d'autant plus saluer la composition nuancée de Sydney Sweeney  (également productrice avisée au projet) en victime féministe déployant en fin de parcours une vengeance froide plutôt primale à travers les thématiques de l'avortement et de l'infanticide traités ici selon les conséquences d'une autorité ascétique. 

Et à ce niveau furibard, l'intensité des affrontements morbides nous effrene l'ouie (ah ce plan final blasphématoire !) et les mirettes. 

Et puis il y a des séquences de peur (et jump scare tétanisants) qui font leur effet de stupeur (notamment ce magnifique prologue crépusculaire si insidieux) sans se laisser distraire par des clichés ostentatoires.

Bref, Immaculée fleure bon la série B horrifique ludique affichée avec soin (formel/technique) et sincérité pour ses efforts payants de nous faire croire à l'occulte le plus fourbe et phallocrate.


*Bruno
3èx/ 4K Vost

Budget: 8 millions de dollars.